Yin-yang et curseur 67-33 en économie

 

 Yin-Yang en économie (essai)

 

Le Yin et le Yang sont deux principes de philosophie orientale selon
           laquelle la plupart
des choses, situations et actions résulteraient de

deux types deforces qui interagissent et se combinent, cela en:

Se complétant et se soutenant l'un l'autre

En même temps s'opposant l'un à l'autre,

Cela produit un équilibre dynamique toujours remis en question avec
une position variable du curseur entre les deux.

Ces principes agiraient dans la plupart des domaines.

Ou tout au moins ils permettraient de faire, dans de nombreux domaines,
des raisonnements
plus fertiles, car plus riches et nuancés
que ceux
calqués sur la logique binaire aristotélicienne (*)

(*) laquelle a son utilité mais reste rudimentaire et propice aux
     sophismes, car basée sur des axiomes simplistes ne reconnaissant
     que le 100% vrai et le 100% faux s'excluant mutuellement.


L'économie moderne, tant au niveau de la réalité du terrain qu'à celui de
la recherche académique, tend depuis quelques décennies à développer
le « soft » par rapport au « hard »
.

C'est sans doute un effet de balancier par rapport à une époque qui privilégiait
peut être un peu trop la raison pure et les choses matérielles (mais d'un autre
coté, il ne faudrait peut être pas aller trop loin maintenant dans la direction

opposée).


=> Voici des exemples :

 

Yang
(masculin, solaire)

Yin
(féminin, lunaire)

Activités
économiques



Hard :
secteurs primaire et
secondaire
:

Ressources naturelles,
capital physique, produits
manufacturés

Soft : secteur
tertiaire
:

Immatériel, services,
finance, savoir et
information,
création, technologie. 

Théories

économiques

Approche positive :

Modèles descriptifs

Approche normative :

Doctrines et politiques
économiques / sociales

Relations

économiques

Concurrence

 

Coopération

 

Attitude /
objectifs

Optimiser performance
et rentabilité

Optimiser la sécurité
et l'adaptation

Modes de
décision




Homo oeconomicus :

Rationalité, préférences
ordonnées,
équilibres

stables, efficience du
marché, utilité


Economie
comportementale
:

Cognition limitée et
évolutive + force
des
émotions, le
out favorisant un 

équilibre instable

 

 Libéralisme économique tilté et

      théorie du curseur 67-33 (essai)

Faites votre choix


Toute doctrine poussée à son extrême de pureté devient de l'intégrisme.

Elle perd alors sa capacité de s'adapter aux situations et aux besoins
humains et sociaux.

Alors, faisons le point entre les trois grandes offres (ou doctrines) présentées
dans la vitrine de la pensée économique normative :

pi-arrig.gif Le libéralisme économique (le laisser faire), à doses nécessaires et
   suffisantes, tire sa force précisément
de son adaptabilité et efficacité.

Mais à trop hautes doses, il laisse le champ libre à des excès
comportementaux, des déséquilibres de fonctionnement (crises)
et
des disparités humaines abusives.

La thèse opposée, le collectivisme étatique, n'est guère une alternative,

Elle est bien plus rigide (moins d'initiatives et surtout moins de mécanismes
auto-correcteurs) et source d'inefficacité / non productivité.

De plus elle dérive facilement dans l'oppression totalitaire, sa philosophie
tendant à considérer l'individu comme propriété et outil de la société
plutôt que la société comme propriété et outil des individus

pi-arrig.gif Des formules hybrides spécifiques.

On pourrait les appeler, n'ayons pas peur du paradoxe, de l'oxymore et
de la logique floue, le libéralisme social ou le socialisme libéral ou  même
l'économie sociale de marché (bigre, la formule impressionne !).

Disons qu'il s'agit de faire cotoyer libre initiative et intervention de l'Etat
dans un nombre limité de domaines

A noter aussi l'intérêt certain des associations et coopératives, un
mode d'initiative privé. Mais ce système ne peut guère s'appliquer
à
l'ensemble de l'activité économique d'un pays ou du monde, notamment
les secteurs nécessitant de gros capitaux. On trouve également de nos
jours "l'économie du partage" sans trop savoir quelle sera sa part dans
l'économie en général.

Ces formules donnent des pistes pour le fédéralisme économique,
l'économie en réseau (boosté par l'Internet), le développement à la base,
l'économie solidaire, etc.

Au total, en faisant la part des lubies comportementales qui affectent
chaque système
, le libéralisme semble offrir les meilleures, ou moins mauvaises,
garanties pour répondre aux besoins des hommes, même si elles ne sont pas
totales.

Alors, OK pour le libéralisme, par défaut?


Pas si vite ! Il faut éviter l'intégrisme, on vient de le dire, tout comme la
vénération de l'outil à tout faire.

Il serait utile de remplacer le débat binaire aristotélicien (voir plus haut) par
un outil de la logique floue, la théorie du curseur.

En économie, il y a sans doute un point d'inflexion en deçà ou au delà duquel
le pouvoir collectif d'un côté, la liberté individuelle de l'autre
deviennent
insuffisants ou excessifs et sont de moins en moins la solution et de plus en
plus le problème.

La position optimale du curseur, variable selon les situations, pourrait se situer
au voisinage(*) de:

pi-arrig.gif 67% de libre initiative

pi-arrig.gif 33% de rééquilibrage par les institutions politiques collectives.

(*) je dis bien "au voisinage", on est dans l'appréciation humaine, pas
     la pesée de précision ou un résultat d'équation.


Ces institutions, pour amener un équilibre des pouvoirs à la Montesquieu (ici
entre le pouvoir du marché et celui de la politique) devraient bien entendu
être
basées sur

pi-arrig.gif Des processus démocratiques.

Par exemple le tirage au sort total ou partiel des représentants de la
population éviterait que le pouvoir soit trusté par une caste politique,

Un partage des pouvoirs (ici dans le domaine politique),
  
par exemple sous une forme fédéraliste à divers échelons : local,
   régional, national, continental, mondial.


Oui, du fédéralisme au niveau mondial !


C'est alors que la mondialisation, accusée de tous les maux par les

nostalgiques amoureux d'un monde divisé trouverait sa pleine expression:

une démocratie mondiale / mondialisation démocratique.

 

Pour prendre l'exemple de la finance, ce qui est nécessaire est un conseil
et tribunal financier mondial
qui intervienne quand les excès sont flagrants.

L'anticipation et l'intelligence sont préférables à des réglementations
bureaucratiques
habituellement basées sur des problèmes passés
et sont de ce
fait aveugles devant les nouvelles pratiques financières.

Un petit nombre de principes (par exemple sur le niveau général de l'endettement
et sur la gouvernance des sociétés, donnant une certaine prime aux détenteurs
de capitaux propres stables devraient suffire.

La Cour européenne des droits de l'Homme est un modèle, elle part d'un petit
ensemble de principes que ses états-membres ont signés.

 

Autre application du curseur

Voir l'application du curseur 67-33 entre le principe d'initiative et le principe
de précaution
dans les
décisions économiques

separ

Contenu de la section "économie" (en français) :

Définitions. de base,  Nouveau capital (A1, A2, B1, B2), 
Gouvernement économique
Yin-yang & curseur,
 Nouvelle économie,
Obligations indéxées PIB
Economie comportementale. Décision economique


      Dernière mise à jour de cette page: 29/07/15  
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