Risque, incertitude,
prise de décision et économie

Le problème de la décision se pose à nous tous en toutes circonstances.

Consommateurs, producteurs (entrepreneurs et salariés), épargnants, investisseurs,
emprunteurs, prêteurs, gouvernants... ont constamment des choix économiques à faire

Par ailleurs l'évolution économique, et donc sa prévision, dépendent largement des
décisions prises par la majorité, ou par les intervenants les
plus puissants ou influents
de chacune de ces catégories d'agents


Alors, comment faire ?

Les décisions économiques et financières ne peuvent être prises à partir de
simples modèles de risque probabilistes. En effet :

* Ces choix doivent se faire par rapport à un système dynamique et complexe
   (voir plus bas) où
  règne l'incertitude.

* Tenir compte aussi des facteurs psychologiques (voir plus bas) qui jouent
    sur la façon dont sont
prises ces décisions et sur la nature des choix effectués.
    Et du fait que, par rétroaction, ces choix influencent à leur tour le
    comportement du système.

pi-arrig.gif  L'économie, un système dynamique
      et difficile à modéliser

Divers phénomènes perturbent la modélisation et la prévision:

Risque, statistiques et probabilités,

Le risque est en principe ce qui est statistiquement mesurable.

Système dynamique et complexe, incertitude.

Rôle important de l'innovation, de l'émergence de nouvelles caractéristiques,
des cycles de vie des secteurs économiques, et aussi des ruptures et
évènements rares.

De plus, non totale prévisibilité des comportements humains et sociaux.
Au total, incertitude plutôt que risque

L'incertitude est en pratique non mesurable et concerne les systèmes
évolutifs tels que l'économie et la finance.

Donc, utiliser les chiffres statistiques et équations probabilistes, mais avec un
certain recul.

Inefficiences / anomalies de marché (formation des prix, mésallocation de
      ressources).

Le marché - et encore moins l'économie administrée - ne suivent pas
complètement les règles "d'efficience"
.

Logique floue et non binaire, scenarios et degrés.

La logique binaire n'est pas suffisante pour décider dans un monde incertain.

Il y a lieu d'utiliser plusieurs scénarios ajustables (probabilités bayésiennes,
logique floue)
et d'admettre des fourchettes de prévisions (curseur variable):
voir plus loin "la peur des fourchettes".

pi-arrig.gif Prises de décision et comportements économiques

Voir détails sur tout ces points
dans économie comportementale et finance comportementale.

Motivations, besoins et préférences:

On peut distinguer les besoins de base et les autres (voir en détail la notion
d'
utilité économique ).

Il y a en principe transitivité des préférences (si on préfère A à B et B à C,
on préfère A à C) mais pas toujours

Attitude vis à vis du risque / de l'incertitude.

Trois attitudes possibles:
aversion, tolérance ou appétit pour le risque, l'incertitude

Réactions aux évènements et aux informations.

Il y a en général plusieurs phases: sous-réaction, ajustement, sur-réaction.

Travers comportementaux.

Irrationalités, défauts et simplifications cognitives, dérives émotionnelles,
automatismes biaisés.

 

pi-arrig.gif Un aspect particulier: la "peur des fourchettes"

Non,pas question ici de cotation des restaurants, mais defourchettes
de prévisions ;-)

A noter la pudeur des prévisionnistes économiques et des analystes financiers
qui se contentent de donner des projections annuelles uniques et à la décimale
près
.

Ou à la rigueur consentent à fournir une très étroite fourchette jouant sur des
"epsilon" de ce qu'ils veulent faire passer pour une solide équation.

C'est un piège (et une déresponsabilisation) pour les décideurs, qui leur
donne l'impression d'une certitude scientifique et fait qu'ils sont tentés de décider
sur la foi de "l'expert", et surtout à ne pas se préparer à tous les scénarios, du
meilleur au pire comme si la formule devait être seulement réservée aux mariages.


pi-arrig.gif Principe de précaution
     ou principe d'initiative / d'innovation ?

La résistance au changement et la peur de l'inconnu ne sont pas
forcément bonnes conseillères.

Sous l'influence notamment de théoriciens, on pourrait dire d'idéologues, de l'écologie,
le principe de précaution a été institué notamment en France et en Europe.

Cela n'est pas sans créer de problème étant donné qu'il est impossible de prévoir
les incidences de toute véritable innovation et de toute situation vraiment nouvelle.

Devant cette impossibilité de mesurer le risque par des probabilités historiques, la
tendance par défaut est

* de choisir les solutions de précaution maximalistes quels qu'en soient les
   coûts et contraintes

* et de s'opposer de façon frileuse aux innovations un tant soit peu importantes;

Si le principe de précaution avait régné au néolithique, le feu et la roue, choses
pleines de dangers mais bigrement utiles, n'auraient pas été autorisées.

Il serait bon pour éviter les gaspillages dus aux précautions excessives, et aussi
le blocage de tout progrès et de toutes évolutions
d'appliquer le curseur 67-33
entre :

Il devrait légèrement primer, bien sûr avec le maximum de tests mais aussi
d'évaluations de résultatsobtenus à partir de vraies applications en grandeur
réelle et suffisamment longues

Son application devrait rester dans les limites du bon sens, sans systématisme.

pi-separ.gif

  Contenu de la section "économie" (en français) : 

Définitions. de base,  Nouveau capital (A1, A2, B1, B2), 

Gouvernement économique Yin-yang & curseur,  Nouvelle économie,  

Obligations indéxées PIBEconomie comportementale. Décision economique

     Dernière mise à jour de cette page: 27/07/15   

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