Qu'est-ce que l'économie,

les marchés, la finance, la monnaie?

 

Economie et marchés

Tout commence par les besoins humains et
    
la création de richesses pour les satisfaire

La consommation est liée à la notion de satisfaction de besoins.

Ils sont de toutes sortes, des plus basiques (boire manger, se loger) aux plus
sophistiqués (savoir, reconnaissance sociale, épanouissement...)
Découle du besoin de consommation la notion de production (voir plus loin
les facteurs de production)


Production et consommation font l'essentiel de la
machine
économique
. Elle fonctionne comme suit :

Ce qui est produit dans un pays (biens et services) est consommé, non
seulement dans celui-ci mais aussi à l'étranger. Cela apporte ressources aux
travailleurs et investisseurs qui les ont produit et leur donne les moyens de
consommer eux-mêmes et de réinvestir dans de nouvelles productions.
A noter que les pouvoirs publics ratissent une part de ces ressources pour
ce qu'ils considèrent leurs bonnes oeuvres (réallocations de ressoures,
investissements publics...)

L'économie est ainsi souvent définie comme la création de ressources et
leur "allocation"
en constatant que, face à des besoins potentiellement
illimités, les
ressources sont forcément rares. Elles sont donc donc à
développer et répartir de façon optimum
, celle qui permet que cette machine
ne s'enraye pas.


Cela nécessite notamment un bon équilibre entre consommation et
investissement
, et soulève le problème de la "compétitivité" par rapport à
d'autres pays producteurs.
Ainsi la 
"politique de l'offre" cherche à réduire le coût de la production
(et developper sa gmme) alors que la "politique
de la demande" cherche
à booster la consommation.

L'économie en tant qu'activité,
     exercée dans le cadre d'un système

Une économie (celle d'un pays par exemple) est un ensemble d'activités
humaines et sociales liées à la production, la distribution, l'échange et
la
consommation
de produits et services.

Ces activités sont exercées dans le cadre d'un système économique.

Les principaux systèmes ont été dénommés :

* économie de subsistance,
* féodalisme, corporatisme,
* collectivisme, étatisme,
* libéral-capitalisme...

On voit qu'ils ont évolué selon les lieux et les périodes, généralement en parallèle
avec à la fois :

Les systèmes politiques,

Les évolutions techniques (la machine à vapeur par exemple, et de nos
   jours les containers,
les télécommunications et l'ordinateur), ayant fortement

impacté les structures économiques),

L'économie, en tant que science

La science économique, est un domaine de la connaissance qui étudie comment
fonctionnent les économies
.

Du fait que les ressources (*) sont généralement rares par
rapport aux besoins et envies à satisfaire, a priori sans limites,
la science économique se centre sur l'examen des choix faits
par les
"agents économiques" (**) et les conséquences de
ces décisions.

(*) ressources naturelles, travail, argent, produits, services.

(**) entreprises, consommateurs, investisseurs, travailleurs,
       collectivités et Etats.

Les outils de recherche utilisés et d'aide à la décision proposés par les
économistes incluent l'analyse historique, les statistiques, les modèles
mathématiques, et à petite échelle les enquêtes et expérimentations.


L'économie ne peut pas être  une" science "dure" complètement prédictive 
car elle s'adresse à un domaine qui, comme tout système dynamique complexe,
et encore plus ceux où les réactions humaines sont impliquées et peu déterminables
à l'avance,est un terrain d'incertitude.

Le cas des marchés

L'un des importants sous-domaines de l'économie concerne les marchés.

Ce sont les endroits, physiques ou non, où les agents économiques échangent
(en
pratique contre de l'argent) leurs biens, services et actifs (selon une quantité
donnée à un prix donné) sans oublier, choses plus personnelles, leur travail et
leurs talents.


L'économie essaie de comprendre comment ces marchés, organisés ou spontanés,
fonctionnent, sur quelles bases les acteurs prennent leurs décisions et quels sont
les effets économiques. C'est le domaine de la microéconomie.


Par ailleurs; la macroéconomie traite des grands agrégats d'une zone
économique (pays...) ou d'un secteur d'activité (production, investissement,
consommation, inflation...).

Elle développe aussi des théories concernant leur équilibre et leur évolution.

Les confusions sémantiques en économie:
    exemple de la valeur

Souvent sous des influences idéologiques, le public, les commentateurs, et
même les économistes tendent à avoir des fixations mentales aboutissant à
du "framing" (cadrage réducteur), par exemple en amalgamant des notions,
parfois liées, mais loin d'être identiques.

Le fait que les écoles de pensées aient eu chacune leur approche, souvent
étroite, rend compliqué le démêlage de l'écheveau.

Quand il n'est plus très clair de quoi en parle, quand les définitions sont
confuses, pas étonnant que le raisonnement en pâtisse et qu'abondent les
conflits entre écoles.

L'exemple de la valeur

Par exemple les confusions sont fréquentes sur ce qu'est la valeur.

La valeur est essentiellement une estimation

du prix possible ou souhaitable.

Cette estimation est faite

Soit de façon subjective par un individu donné en fonction de ses
   attentes
(prévisions ou même souhaits),

Soit de façon théorique pour les analystes.

Cela fait déjà plusieurs notions différentes.
Mais de plus la valeur est souvent confondue avec:

Valeur objective.

Le prix
   (valeur de marché, ou dans certains cas tarif fixé administrativement),

Comme il est habituellement publiquement connu (sauf si existe un
marché noir) c'est la donnée la plus objective, la réalité palpable.

Toutefois sa formation dépend du bon fonctionnement du marché
ou de la pertinence de la décision administrative.

Elle peut aussi être influencée par des comportements irrationnel.

Mais le prix reste une réalité incontournable.


Valeur subjective.

L'utilité ou ophélimité ( satisfaction économique),

C'est une valeur personnelle ressentie par chacun en fonction de ses
propres perceptions, besoins, désirs et manques, préférences et
possibilités).

  La valeur d'usage, sorte d'utilité étendue à toute la population
    concernée, basée sur des
présupposés théoriques.

Ou, concept voisin, l'utilité sociale, en élargissant la notion d'utilité à
   ce qui serait "l'intérêt général", ce qui pose la question de qui peut en
   être juge.

Ou un élément du coût (valeur travail).

Un peu d'histoire sur la valeur économique

Au fil du temps de nombreux économistes ont présenté chacun leur approche
de la valeur économique, selon des vues plus ou moins ouvertes ou étroites.


Daniel Bernoulli
fut le premier à relier la valeur à l'utilité et surtout
   à
l'attitude face au risque.

L'idée est encore utilisée, par exemple pour définir la valeur financière,
ou plus précisément l'utilité financière espérée.


Les Physiocrates pensaient que seule l'agriculture produisait de la
  
valeur économique, et que l'industrie et le commerce n'en procuraient
   aucune.

Cette conception erronée existe toujours sous une nouvelle forme car
certains considèrent que seules les activités génératrices de produits
matériels (agriculture et fabrication), et non pas les activités de service,
ajoutent de la valeur.

Cette idée passe à côté du fait le fait que dans les pays développés 70%
ou 80% de l'activité économique,donc de la production (mesurée par le
PIB - Produit Intérieur Brut
de ces territoires) est faite de services.


Adam Smith, Pareto et Marx liaient la valeur économique à la
   quantité de travail nécessaire.

C'était ignorer le facteur utilité


Valeur et facteurs de production
       (voir plus en détail la section plus bas)

Loin de considérer comme les économistes déjà cités que la valeur des
biens et services produits vient uniquement de la terre (et
des ressourrces
naturelles), ou du travail fourni (le travail peut d'ailleurs détruire de la valeur
si ce qu'il produit vaut moins que ce qui est utilisé pour produire)
, créer
de la valeur suppose la convergence de divers facteurs de production
permettant
la satisfaction de besoins ou envies (utilité économique).

Dans l'économie moderne ces facteurs sont,

outre le travail et les ressources naturelles

le capital investi,

les connaissances, compétences et talents (on parle de
   capital savoir),

les initiatives, innovations et prises de risque

(on parle d'esprit d'entreprise et de créativité).

les structures de production (juridiques, organisationnelles)


La croissance, c'est quoi ?

Souvent perçue comme une accumulation quantitative, dans la réalité
concrète la croissance économique comporte une large part
de
mutations qualitatives
.

On a là un phénomène lié aux systèmes dynamiques. L'économie est
typique de ce genre de systèmes.

Ils se caractérisent par des  changements discontinus, réalisés par
"percolation" au dessus de "seuils critiques". Ces sauts apportent:

Au niveau quantitatif, des changements de rythme (accélération /
   décélération),

Et surtout, au niveau qualitatif, des "propriétés émergentes".

La croissance économique au 21e siècle

Par exemple la part de "biens matériels" dans l'économie se réduit
vu l'irruption de l'économie des services, de la haute technologie, de
l'essor du "savoir" comme produit de base.

On est passé ainsi de l'économie agraire et de subsistance, à l'économie
industrielle et maintenant à l'économie "post industrielle".

Chaque fois la "valeur produite" (mesurée de nos jours par le fameux
PIB, en
tant que somme des "valeurs ajoutées" dans une zone
géographique donnée)
a augmenté, mais en prenant de nouvelles
formes
.

De plus la mondialisation des échanges fait contribuer de nouveaux

pays à la croissance économique mondiale (pays émergents),  même si
les protectionnistes voudraient casser cette évolution ce qui créerait
d'énormes reculs dont tous pâtiraient (dans la décennie 1930-1940, le

protectionnisme généralisé à fortement aggravé et prolongé la crise).


De façon contre-intuitive, pour résoudre les problèmes
d'environnement il faudrait sans doute une gigantesque
accélération de la croissance, basée sur
l'innovation pour
propulser ce changement de phase dans la nature de la production
et de la consommation.

La solution serait donc tout autre que de régresser dans la
"décroissance" prônée par certains.

Leurs arguments (*) se focalisent essentiellement sur les risques
d'épuisement des ressources matérielles (et la dégradation de
l'environnement liée dans certains cas à leur utilisation).


Mais on l'a vu,

Ces ressources interviennent de moins en moins dans la
   croissance, du moins dans les pays déjà développés,

Par ailleurs elles peuvent être mieux produites et utilisées,

On trouve sans cesse des ressources alternatives, d'autant
   que les prix du
marché aident souvent, en cas de menace

de pénurie, à rééquilibrer les choses et à pousser à être
imaginatif.

L'évolution des prix de marché (ils augmentent pour les
   ressources
naturelles et décroissent pour les services et
   biens high tech) aide à atteindre ce but.

Le point noir est que certains pays émergents doivent développer
des industries  et agricultures) utilisant plus de ressources physiques
et d'énergie, pour satisfaire les besoins de base de leurs populations
et éviter le chômage.
Mais cela peut
être fait avec intelligence, pour limiter leurs propres
problèmes d'environnement.

(*) Pour donner un air scientifique à cette thèse simpliste de la
      décroissance,
certains, ne craignant pas le loufoque, l'ornent
     de thermodynamique en  parlant "d'entropie".


Facteurs de production et de valeur économique

Voir aussi l'introduction à ce thème dans la section plus haut
"les confusions sémantiques..


Le travail a un contenu de plus en plus lié au savoir, à la communication, à
  
l'organisation, aux préférences, à la conception, aux heuristiques, aux flux
   d'argent, etc.

Le capital n'est pas simplement, comme le pensaient les économistes
   classiques,
du travail conservé, accumulé, voire confisqué.

Comme les produits et services, c'est une "richesse" (et aussi une ressource)
économique.
Elle a pour particularité que sa valeur se base largement sur le goodwill de
l'entreprise, les anticipations de bénéfice et les préférences des investisseurs,
et non directement sur le prixde tel ou tel équipement matériel affecté à la
production.

Comme cela a été vu plus haut, le binôme capital-travail ne couvre pas tous
    les facteurs de production (qui incluent eux aussi l'inventivité,
    le subjectif, le savoir..)

Curieux, que cela reste entre nous, que divers économistes n'aient pas encore
bien perçu
le monde actuel, ce qui ne favorise pas la pertinence de leurs
raisonnements.

Les artistes, et les scientifiques (neurosciences), ont compris les évolutions
du monde
bien avant eux. Les religieux et gourous aussi (un opportunisme
plus inquiétant !).

De même pour les philosophes, psychologues et sociologues aussi (quoique
avec
souvent des a priori idéologiques et des querelles d'écoles).

N'oublions pas que les émotions, les satisfactions et insatisfactions du moment

sont souvent ce qui déclenche les décisions, désolé pour l'homo oeconomicus
qui se limite à y voir des calculs rationnels.

Sont trop matérialistes, les économistes de tous bords, devraient se mettre
aux
jeux d'économie virtuelle sur Internet, mais avec la plus grande
modération,
faut quand même pas totalement changer de dimension et
ne plus être que
des ectoplasmes dans des univers parallèles ;-)


  Finance et actifs


La finance
est une section de l'économie (en tant que science) et en même temps un
secteur
de l'activité économique.

Au lieu de s'intéresser à l'ensemble des biens et services, elle se centre sur ceux considérés

comme des actifs, négociables ou non.

   

Rentabilité  vs.  Risque

La Finance concerne, en tant qu'activité et en tant que domaine d'étude, des façons
dont les individus, les entreprises et autres organismes attribuent, obtiennent,
répartissent etutilisent
les ressources monétaires au fil du temps, en tenant compte
des rentabilités et risques liés à leurs projets.

Le verbe "financer" veux dire fournir des fonds pour cela.

La finance inclut :

* L'étude de la monnaie (voir plus bas)

* Celle des autres actifs (titres, propriétés, crédit, dépôts, matières premières,

   devises...) et passifs (eh oui, ce sont des actifs pour les agents économiques
    auxquels ces passifs sont dus),

*  Celle aussi des opérations  et contrats qui peuvent y être liés (opérations au
    comptant, à terme ou dérivées) : voir une description succincte de ces
    instruments financiers

* La gestion et le contrôle de ces actifs / passifs,

* Les origines et destinations des fonds,

* Les rendements et risques de ces fonds et actifs,

Aussi le fonctionnement de certains marchés, non liés directement à des questions
de financement, mais qui utilisent des techniques initiées par les marchés financiers
(marchés à terme de matières premières par exemple).

On peut la diviser en plusieurs sous-domaines :

* La finance de marché (marchés financiers, ou utilisant des techniques financières,
   et institutions financières),

* La banque (dépôts et prêts)

* L'assurance (dommages, santé, vie, retraite...)

* La finance d'entreprise (investissements, dette, gestion de trésorerie,
    résultats...),

* La finance publique (budgets des Etats et collectivités publiques),

* La finance des particuliers (patrimoine, portefeuille, dettes, revenus...).

Le "capital", c'est quoi ?
    Et une action? La bourse?

Le capital, de nos jours est lié d'avantage à l'idée de perspectives économiques,
à la valorisation de celles-ci par les détenteurs / investisseurs, et à la fongibilité
des droits correspondants,
qu'à l'existence physique de moyens de production.

Cela évidemment montre l'importance économique de l'évaluation financière.

Voir une ébauche de ma part sur ce sujet, dont voici le résumé :

Le capital est à la fois:

L'apport et la création de moyens (pas seulement des équipements
   matériels) contribuant à la production de biens et services, par un organisme,
    en général
privé (entreprise), assumant le risque de son projet;

Aussi, mais à petite échelle, la propriété directe de ces moyens par des
   particuliers producteurs (entreprise personnelle),

  Mais de plus en plus souvent la détention d'instruments
    financiers
de plus en plus diversifiés, et facilement

    échangeables sur le   "marché des capitaux.

C'est ainsi que la propriété du capital s'est diffusée sur une population bien
plus large qu'une simple "classe".

Quant à la valeur de ces éléments de patrimoine, elle se base, non pas sur le
coût
d'investissement, mais sur la perception de leur rentabilité future et du
risque de perte,
ou de l'un de ces deux aspects s'ils sont pris en charge
séparément par les investisseurs et autres opérateurs.

Cela peut conduire à redéfinir le capital, non pas par son accumulation
passée,
mais par son potentiel de produits à l'avenir

Une action est l'instrument financier le plus représentatif du capital, comme part de
propriété d'une société commerciale.
Certaines sont publiquement négociables sur des bourses d'actions, l'un des types
de marchés de capitaux.

Capital, capitalisme et financiarisation

La diversification des instruments financiers et la création massive de monnaie
en particulier par la banque centrale américaine ont contribué à une certaine
dissolution du capital dans la finance en général  (financiarisation), avec de
moins en moins de capitaux propres, ou au minimum stables, et de plus de c
apitaux empruntés et volatiles (effet de levier), voire de simple émission monétaire.


Alors que l'éthique capitaliste consiste à prendre des risques avec son
propre argent ou celui d'investisseurs assumant ces risques, ce
"capitalisme sans capital" tend à transférer lesdits risques
sur
d'autres (prêteurs...), voire sur toute la société.

Ces pratiques ont été mises en question par la fameuse "crise des subprimes"
dont elles sont sans doute le facteur principal.

Il est probable que cette crise, après une phase de "retour de l'Etat" se
solde en fin de course par un "retour au (vrai) capital et capitalisme".


Le virtuel en économie et le cas de la monnaie

Nous vivons de nos jours de plus en plus dans un monde d'idées.

On dit souvent que le "virtuel" (ou plutôt l'immatériel, qui est bien
réel)
tient une place de de plus en plus grande dans la société en général
et dans la vie de chacun. Et le phénomène se limite de moins en moins

aux pays dits "développés".

Sans s'arrêter au concept réducteur de la nouvelle économie, qui se
focalisait sur les technologies de communication, et sur celui, certes plus
vaste, de l'économie comportementale, cette "virtualisation" impacte de
plus en plus l'économie :

Même les produits et services - à part ce qui est physiquement
   indispensable - ont un large contenu mental ...que ce soit pour ceux
   qui les achètent, qui les
reçoivent ou qui les créent et les fournissent.

Celaau niveau non seulement cognitif, mais peut-être aussi et surtout
émotionnel.

Les prix sont largement des équilibres entre valeurs subjectives des
   acheteurs et vendeurs.

D'ailleurs la monnaie est depuis longtemps, depuis l'abandon de la
   frappe de pièces d'or et d'argent, une donnée abstraite et non pas
   un bien palpable.

 

C'est quoi la monnaie ?

Trois rôles et deux formes

La monnaie est un outil économique fait pour

1) Echanger (payer, donner...),

2) Mesurer des valeurs,

3) Conserver de la valeur.

Elle a deux formes:

la principale, les soldes des comptes en banque à vue (utilisés par 
    chèques, virements,
cartes de  paiement...).

Elle s'appelle aussi "monnaie scripturale" et est bien adaptée à 
servir de "monnaie électronique",

et les espèces (billets/pièces) dont l'usage est de plus en plus
    secondaire.
   
On l'appelle aussi "monnaie fiduciaire".

On peut définir la monnaie juridiquement comme un engagement
   basé
sur d'autres engagements

La monnaie est créée par le système bancaire essentiellement en
contrepartie des engagements d'une myriade d'emprunteurs.

Le système bancaire lui-même garantit son acceptabilité et libre
disposition (pour des paiements notamment).

Cette chaîne d'engagements forme la garantie des déposants (et
indirectement des porteurs de billets de banque).

Les banques centrales, qui contrôlent cette création (tout en émettant
en direct la monnaie fiduciaire) et sont les prêteurs de dernier ressort
aui ajoutent normalement un étage à cette garantie.

Enfin les Etats et leurs contribuables sont les garants finaux au cas
où le système bancaire ne pourrait plus faire face.

Politique monétaire

Chaque banque centrale doit contrôler comment une unité monétaire
spécifique (Euro, US dollar, Peso mexicain...) est émise par le
système bancaire du territoire concerné.

Elle règle la quantité et le prix (taux d'intérêt interbancaire, pour
simplifier, et pour certaines banques centrales, le taux de change) de
cette monnaie.

Il est habituellement considéré, là encore pour simplifier, que
   trop de crédit
et de monnaie peut conduire à l'inflation des
   prix à la consommation, et
/ou des bulles des prix des actifs,
   et que pas assez de monnaie peut amener  la
déflation /
   récession et / ou le sous- investissement / krach financier.

Le mythe du retour aux monnaies d'Etat

Certains, oubliant de sinistres précédents, voudraient que les Etats,
au lieu de laisser le système bancaire créer la monnaie, l'émettent
eux-mêmes pour financer leur budget, cela sans avoir à payer
d'intérêts (*).
Ce serait la porte ouverte à la création de monnaie ex nihilo, sans
limite et sans vraie valeur, car sans engagement des acteurs
économiques.
C'est aussi oublier les fonctions d'outil d'échange, de mesure et
conservation de la valeur, sans d'ailleurs éviter les coûts de gestion
des dépôts.
(*) L'intérêt des crédits perçu par les banques pour financer
    
l'économie couvre les  frais de fonctionnement des dépôts,
     rémunére l'épargne  des clients (les
banques doivent se
    "refinancer" auprès d'eux), compense les risques de non
      remboursement
et rentabilise leur capital (elles doivent
      présenter un ratio
capital / dettes suffisant pour leur propre
       solvabilité).


Vers une monnaie mondiale ?

Ou du moins, au départ, un Etalon monétaire mondial  (EMM)

et une Institution monétaire mondiale (IMM)

EMM

Etalon Monétaire Mondial

IMM

Institution Monétaire Mondiale

* Référence et pivot de toutes les

   cotations Forex. Compatible

   avec les taux de change flottants.

* Etalon autonome, dont la valeur

   n'est basée sur aucune autre
   référence (ni métal précieux, ni
   panier de devises...)

* Egalement outil de cotation des,

   obligations, contrats, matières
    premières

* Statut démocratique de coopérative

   fédérale mondiale

* Mission 1: Superviseur du système

   financier et bancaire mondial, incluant

   les aspects "souverains". Pouvoir
  juridique de stopper tout excès
   monétaire et financier.

* Mission 2 : Banque centrale des

   banques centrales (dépositaire de

   réserves monétaires et fournisseur de

   liquidités)

Plus de détails dans le knol (en anglais) Towards a world currency

ou (version courte en français) Vers une monnaie mondiale

D'autres sujets d'économie (essais)

Nouveau capital (Parties A1, A2, B1, B2)

Gouvernance économique

Yin-Yang et théorie du curseur 67-33 en économie

Nouvelle économie

Obligations indexées PIB

Economie comportementale

Risque, incertitude, prise de décision et économie

Mes articles d'économie transférés depuis Google Knol 

N
otamment
* la mondialisation économique, réaménagée
   sous l'angle démocratique,
* l'économie comme système
dynamique,
* le fonctionnement des marchés
* les facteurs de production et de valeur économique
* le développement économique et l'innovation,
* les évolutions, cycles et tendances,
* etc. etc.

Et pour finir

Voici une citation, que je vous laisse décoder (et interpréter selon vos
inclinations) que vous livre en exclusivité Confusioux, sage ambigu,
économiste rusé et quelque peu dissident, mais aussi gastronome à
ses heures :

"Quelles que furent les insuffisances de la granny smith, du ricard d'eau
et des jaunes meynardises, mad marx pourrait bien être l'économiste qui
a apporté le moins de gras dans l'assiette du niveau de vie".

Oui, j'ai un peu honte de le citer, et lui laisse la responsabilité de cette
intrusion dans ce site particulièrement austère, respectable et sérieux.

visites (comptage inclu au compteur général à  partir du 3 avril 2014)
 

separ

 Contenu de la section "économie" (en français) : 
Définitions. de base,  Nouveau capital (A1, A2, B1, B2), 
Gouvernement économique
Yin-yang & curseur,
 
Nouvelle économie
,
 Obligations indéxées PIB
Economie comportementale.
Décision economique

    
Dernière mise à jour de cette page: 25/07/15

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