6b. Prix, images boursières
et "nouvelle économie"

Première publication de cette page : 10 mars 2000, donc juste
....avant le krach Internet que cet article avait pressenti.

La présentation a été un peu améliorée graphiquement et des verbes
ont été mis au passé.

 C'est quoi, les entreprises
    de la "nouvelle économie" ?

Les entreprises de la NE / Nouvelle Economie, qui ont défrayé la chronique
à la charnière du 20e et du 21e siècle, sont au sens large celles qui fournissent,
ou qui utilisent intensivement, les "hautes technologies" (électronique, software,
communication, biotechnologie, aérospatial, énergies nouvelles...).

Mais au sens courant et étroit à l'époque, cela se limitait aux :

Fournisseurs d'équipement et de software, dans l'informatique
   et les telecom

Exploitants de réseaux télécom ou Internet

Fournisseurs de services et distributeurs on line "pure play"

(autrement dit n'ayant qu'un peu ou pas du tout d'activités plus
classiques ne passant pas par le on-line)

 Valeur économique estimée (VEE)
    de ces entreprises

Surtout pour les "online pure plays", il était pratiquement impossible de trouver
des chiffres crédibles de BPA futurs estimé à 5 ans.
On n'était même pas sur qu'il y en aurait, des bénéfices.

Le "coût d'acquisition des clients", en fait le coût publicitaire, considéré comme
une sorte d'investissement pour le futur était la raison avancée pour cette non
visibilité et/ou faiblesse ouabsence de rentabilité.

N'ayant pas de référence de bénéfice pour calculer une valeur économique,
le marché utilisait unevaleur "par défaut". Cela à partir de la bonne vieille
"valeur patrimoniale".
Mais relookée, en valeur patrimoniale virtuelle, qui inclut :

la valeur du savoir faire (compétence technique, qualité du service et
  du marketing)

surtout la valeur de cession de sa marque et de son portefeuille
   d'utilisateurs récurrents.
Par ex., selon le type de service offert, 1, 10, 100, 1000 ou 10 000
dollars par abonné
ou utilisateur récurrent.

L'astuce est que cette valeur par défaut a servi de "monnaie d'échange"
en cas de cession, absorption par un autre ou d'un autre. Ici, la "création
de valeur actionnariale" devient pure "création de monnaie". Vraie monnaie
ou jeton de casino ? C'est toute la question, maintenant abordée.

Le problème

(voir aussi la contribution d'Helge Loekke sur les changements possibles
dans la chaîne de valeur Internet)

Il n'y a aucun mal à utiliser des critères alternatifs pour mesurer la valeur
économique.
Sauf dans les cas où ils masquent le fait que l'objectif principal, la
rentabilité économique:

ne pourra jamais être atteint,

ou n'atteindra jamais le niveau correspondant à cette estimation
  de valeur.

 

Et là, nous devons garder à l'esprit que les stratégies Internet changent
d'un jour à l'autre (risque d'obsolescence rapide, même pour les
"premiers arrivés" et les "leaders") et la concurrence se multiplie
de façon explosive. Dans bien des cas, les marges bénéficiaires
espérées risquent d'être rognées, et le volume d'affaires et les
marges de n'être jamais assez élevées pour rentabiliser :

le coût d'acquisition des clients,

ou la valeur boursière, gonflée par une image excessive (voir si après),

ou la valeur d'échange s'il y a eu opération d'achat ou fusion.

> Valeur de l'image boursière de ces actions

Les Types d'images correspondant à ces actions devraient normalement,
dans nos tableaux de la page 4, se retrouver apparentés:

Le plus souvent aux familles "préémergentes", "billets de loterie"
  et "étoiles filantes".

Dans le meilleur des cas, aux "émergentes", voire aux "émergentes
   régulières".

Le problème :

Pour calculer l'image, il faut faire une évaluation raisonnable de la VEE

(avec ce critère néo-patrimonial, ce qui - nous l'avons vu plus haut -
n'est pas pas évident !), et la comparer aux cours actuels.

Et là, la bulle spéculative semble avoir gonflé les coefficients d'image bien
au delà des limites hautes (rappelons le, indicatives) de nos tableaux p. 4.

Si bien que, sauf erreur, les cours actuels d'un grand nombre de ces
actions, c'est  0-20% de VEE et 80-100% d'image.

Donc des coefficient d'image situés entre 100/20 = 5 et 100/0 = l'infini !

Des cours aussi gonflés ne paraissaient guère tenables. D'où des risques
de retours de flamme (vérifiés par la suite) !

 Et s'il y avait un "nouveau capital" ?

Il faut quand même admettre que l'économie est en mutation constante.

Elle correspond de moins en moins aux grandes analyses classiques des
siècles précédents.

Certes, certains concepts économiques, comme la relation entre
consommation et investissements ne changent pas dans leur nature.

Par contre il semble que la notion de capital ait très profondément
changé, qu'il en existe de nouvelles formes.

Tout cela est l'objet de nos essais sur la définition de l'économie et
du capital.

pi-separ.gif (1205 octets)

Première publication de cette page : 10 mars 2000. 
Dernière mise à jour 01/07/15
.
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