6. Évolution des images : aspects complémentaires
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Surveillons l'horizon pour repérer les signaux et facteurs qui précèdent (ou indiquent) le début d'un changement :
de fondamentaux (évolution de l'entreprise, de l'économie...),
du sens de déplacement du coefficient d'image (à l'intérieur de sa fourchette des tableaux A/B) en fonction de la tendance haussière ou baissière
voire du type d'image (migration de case,donc de fourchette, dans ces tableaux, du fait, soit du "cycle de vie" comme on l'a vu dans les catégories d'actions, soit d'un choc soudain).
Entre autres moyens, l'analyse graphique et technique vise à détecter l'orientation du sentiment de marché
selon l'évolution des cours.
Elle tente en particulier à détecter des tendances boursières et à trouver des signaux de maintien ou
modification de ces tendances.
Elle peut être utile, mais non exempte de pièges.
Elle ne peut être qu'un complément d'autres outils d'analyse.
Ne la développons pas ici, la mode fait que les sites sur ce sujet (dont certains confinant à l'ésotérisme) sont innombrables.
Centrons-nous plutôt sur d'autres moyens de repérage des évolutions de tendance des cours (et plus précisément des images).
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C'est là que joue la connaissance que l'investisseur doit se forger sur :
les fondamentaux (valeur économique estimée),
chaque famille d'images,
les possibilités de variation de l'image dans la fourchette correspondant à sa famille,
voire les possibilités de migration d'une action d'une famille à une autre
C'est rare, mais certaines actions changent de costume à chaque scène.
Leur image monte ou baisse d'une case et/ou leur volatilité s'exacerbe ou s'apaise.
Par exemple, l'image d'une "action émergente" peut prendre plusieurs chemins :
continuer ses zigzags incessants,
se stabiliser, monter en grade,
ou trébucher et décliner.
voire même, compte tenu de l'évolution de ses fondamentaux, muter en une "émergente régulière",
ou une "étoile filante", ou autre chose.
Toujours est-il qu'une stratégie "naturelle" est de préférer
* les actions sous-valorisées (actions "de valeur" donc à image basse)
* aux actions survalorisées (actions "de croissance", à image élevée),
l'idéal étant bien entendu ...de trouver des actions de croissance non encore survalorisées.
Bien évidemment, quelque soit la stratégie, toute sélection doit commencer par une évaluation
reposant sur une analyse financière sérieuse.
Les études semblent montrer que sur le long terme les performances (*) des premières sont
supérieures à celles des secondes. Cela peut être imputé :
tant aux fondamentaux (une action de croissance risque de connaître
des revers de fortune tandis qu'une affaire sans grand attrait peut se redresser)
qu'à l'aspect comportemental
(les modes changent donc aussi les images)
(*) au niveau du rendement global pour l'actionnaire, ou du moins au niveau
du coefficient rendement / volatilité.
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Les hausses et baisses de cours affectent en général tout un pays, une zone de la planète, ou le monde entier.
Sont plus ou moins contaminées :
La plupart des VEE, en fonction de l'information et des perspectives d'ensemble de l'économie.
La plupart des images, et au total, la tendance générale, qui conjugue
les évolutions de la VEE moyenne et de l'image moyenne des actions cotées./p>
Certaines notions de finance comportementale peuvent être en ce domaine très utiles.
Par exemple les phénomènes de sous-réaction - ajustement - surréaction (underreaction - adjustment - overreaction,
voir mon behavioral finance glossary) semblent expliquer l'existence de tendances / momentums.
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La Bourse a du mal à marcher et à mâcher son caramel en même temps.
Elle privilégie tour à tour, dans une sorte de rotation tel ou tel secteur d'activité (mode boursière)
et en oublie d'autres tout aussi attrayants.
* Quand l'électronique est à la mode on oublie souvent un peu l'agroalimentaire et vice versa.
* Quand on s'intéresse aux valeurs de croissance on néglige les valeurs de fond de portefeuille, etc.
Les actions d'un secteur économique ou boursier donné tendent à monter ou baisser toutes ensemble,
plus vite ou moins vite que le reste de la bourse.
L'évolution de leurs images soit amplifie celle des fondamentaux (supposés) du secteur, soit ...en est déconnectée.
Ces hausses et baisses "de sympathie" peuvent durer des mois ou des années.
Souvent, les affaires les plus connues ou les plus spécialisées dans ce secteur ouvrent le bal.
Les autres entrent dans la danse après un délai.
A noter les recherches de l'Université de Liège pour affiner le repérage et l'utilisation de ces évolutions corrélées,
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Toute entreprise est responsable de la clarté (lisibilité / transparence) de son action :
Sauf à subodorer des prodiges cachés, les investisseurs évitent les entreprises sur lesquelles ils
s'estiment mal renseignés,
trouvent la politique obscure,
jugent les activités trop diversifiées ou complexes pour en cerner les perspectives.
La méfiance s'installe aussi :
s'il y a souvent un grand écart entre les résultats annoncés et ceux finalement obtenus,
ou si les problèmes sont signalés avec retard.
Autant certaines firmes sont cachottières, autant d'autres jouent le vedettariat.
Leur image peut grimper dans l'audimat, puis s'effondrer si le marché découvre que, derrière la façade,
les choses sont moins roses.
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Le marché interprète de façon plus ou moins positive ou négative l'actualité qui concerne, ou semble concerner, l'entreprise.
Parfois aussi, il ignore l'information, s'en désintéresse ou est tétanisée par elle sans réaction.
Cette attitude rose, noire, "autruchienne" ou hébétée, qui affecte la perception de la situation et des évènements,
est une composante de l'image boursière du moment.
=> Comment donc tenir compte des événements, pas seulement au niveau de la VEE (là c'est une question d'analyse financière)
mais au niveau de l'image ?
Ici, méfions-nous des attentes (espoirs ou craintes) du marché.
Surtout si elles semblent relever de l'émotion collective et être déjà jouées de façon démesurée dans les cours
(sous-évaluation, surévaluation) ou être fragilisées (les événements risquent de ne pas être assez forts
pour correspondre à ces vues pessimistes ou optimistes).
1. Si l'événement contredit les attentes (ou la tendance), le changement d'image dépend de
L'importance de l'événement,
L'effet de surprise par rapport à ces attentes,
La force de ces préconceptions et convictions des opérateurs (*).
(*) Soyons circonspect vis-à-vis de ce qu'on appelle le "consensus boursier".
Paradoxalement, plus il est enthousiaste ou craintif, plus ...la fin de cette orientation est probable !
Voici des liens vers 5 "indicateurs de sentiment" le cinquième tout à fait original : [1].[2].[3].[4].[(5)]
Ils peuvent éventuellement servir d'outils "contrariens".
Certains disent que lorsque le ratio "haussiers (bulls) / baissiers (bears)" ou "baissiers / haussiers"; atteint 4,
une prochaine inversion de la tendance est hautement probable, après un accès final d'optimisme / pessimisme.
2. S'il confirme les attentes, ou la tendance,
une façon de "flairer" un retournement est de voir comment un marché ou un titre orienté à la hausse réagit à une
bonne nouvelle fortuite (ou, inversez le raisonnement, à une mauvaise nouvelle fortuite qui "tombe" sur un marché en baisse).
Soit la semaine (ne pas se fier à la seule réaction "technique", épidermique, ou tâtonnante, du premier jour) se solde par une nouvelle hausse. C'est habituellement que le nombre des adeptes et leur conviction se renforcent.
Soit, au terme de la semaine, les cours ont peu bougé ou sont revenus au niveau antérieur à la nouvelle, ou pire ont reculé. C'est sans doute que des rats ont fait des ventes et quitté le navire, profitant de la demande de titres gonflée par cette "heureuse" nouvelle.
Mais, ne confondons pas ces défections avec les bénignes prises de bénéfice qui suivent une bonne nouvelle qui était déjà attendue, même avec un peu d'incertitude.
3. Les tendances boursières sont dues souvent, comme indiqué plus haut, au fait que...
...lorsqu'une situation ou les perspectives futures changent, les investisseurs
tout d'abord sous-réagissent,
ensuite s'ajustent,
et à la fin sur-réagissent.
Notre "behavioral glossary" (en anglais) détaille les définitions de ces phénomènes
dits "underreaction, adjustment, overreaction".
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Dern. mise à jour cette page
24/01/12.
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