Rationalité, comportement rationnel

L'aptitude à se comporter pour obtenir les meilleurs résultats

La rationalité (ou la sagesse) est en pratique l'aptitude à éviter de "grosses
bourdes" mentales et comportementales, donc à agir d'une façon donnant
la meilleure chance chance d'obtenir des résultats optimum.

Toujours en pratique, la rationalité est perturbée par divers travers
individuels et collectifs.
En économie, le concept d'utilité se base sur l'idée de comportement
rationnel des acteurs par rapport à leurs intérêts.

Obtenir un résultat equil optimum est la clé.

Mais attention, notre brain  cerveau peut nous piéger!

De quoi s'agit il ? Définition

Comment définir la rationalité, sans tomber dans de grandes considérations
métaphysiques et sans viser les palmes académiques ? Disons que c'est:
L'aptitude à éviter de grosses bévues
mentales et
comportementales.
Cela s'appelle aussi ...la sagesse
En termes plus élaborés, la rationalité est la capacité de se conduire de
façon à donner la meilleure chance d'obtenir des résultats
optimum
.

Attention, "meilleure chance" n'est pas certitude.
Quoi qu'on fasse, le monde,
(c'est là qu'on vit, pas vrai ?) est un système
évolutif largement fog incertain

En prenant un exemple plutôt terre-à-terre, le domaine des
activités économiques
, nous y reviendrons en fin d'article, un
comportement rationnel serait celui ayant la plus grande chance
de produire - entre autres objectifs visés (ne soyons pas
réducteurs)
- un équilibre à peu près idéal entre le risque pris
 et le gain économique attendu.
=> Cet optimum suppose que le processus de decision décision
        s'articule au mieux autour de deux facteurs principaux:
  • Les loupe réalités:
Autrement dit la situation actuelle et ses perspectives d'évolution
les plus probables.
La rationalité suppose une recherche de la vérité sur ce qui
se passe, de ne pas
se satisfaire d'impressions, de routines et de
croyances.


Mais question vérité, il faut sortir de la logique binaire
vrai / faux
, cet aveuglement atistotélien qui a justifié tant de
dogmes meurtriers au cours de l'Histoire des idéologies.

Il faut accepter humblement que la plupart des choses sont
incertaines, complexes et mouvantes, qu'on connait rarement
la vérité  avec précision et certitude (voir "logique floue").

Cela conduit, non pas au fatalisme et à la passivité de l'ermite
détaché des considérations de ce monde, mais à accepter de
faire des
"paris", de "spéculer" sur l'avenir sans avoir
toutes les
données.

Hé oui, la "spéculation", notion souvent diabolisée,
est ce qui distingue
l'homme de la laitue!
  • Les buts visés par le décideur, 
Ils sont liés à ses besoins et préférences (pas toujours conscients
et stables il est vrai).
Cela
ne
concerne pas seulement les individus, les groupes et
organisations ont aussi
leurs objectifs, lesquels interfèrent avec ceux
de leurs membres, au point parfois de prendre le contrôle de ceux-ci.
Au total pour aller plus avant dans ce qu'est un processus rationnel de
décision, disons que c'est celui qui aboutit à une bonne cohérence entre :
  • Nos décisions et actions (et même la cohérence entre les deux)
  • Nos préférences, intentions, buts (et la cohérence entre eux)
  • Nos aptitudes et moyens (là commencent les réalités)
  • La situation que nous devons confronter (encore les réalités !)
Un carré bien équilibré ! Enfin, si possible !
Et là on peut se poser quelques questions
(chap. suivant)

Se conduire rationnellement : 
défi ou mythe?

Les perceptions, croyances, habitudes et émotions
peuvent enrayer cette belle mécanique.


Il n'est guère facile de jongler tout le temps avec diverses balles
de tailles et poids différents
, telles que nos intentions, nos possibilités,
nos habitudes, la contagion du groupe et notre propre ressenti de la
situation et, en maniant subtilement tous ces projectiles hétéroclites,
prendre la décision qui donnera un résultat optimum.

La quête de la rationalité absolue (comme celle, nous l'avons vu plus
haut, de la vérité absolue, désolé Aristote, et d'autres qualités absolues,
désolé tous les puristes, fanatiques et dogmatiques) est assez illusoire
et tient du mythe, même s'il est bon de tenter de s'en approcher.

Herbert Simon a inventé à ce sujet le concept de
 walk rationalité limitée, .

Les "travers" qui font obstacle à la rationalité sont détaillés plus bas.

Types d'intentions
et types de rationalités

D'abord les intentions  

On peut se demander ce qui arrive quand les goal buts eux-mêmes
du décideur sont irrationnels
, en allant contre ses "intérêts", sa
survie par exemple.

C'est toute la question des intentions / motivations
Per rapport à cela, on peut avoir:
  • Soit une approche restant rationnelle au delà ses propres "intérêts"
notamment en partant d'intentions considérées supérieures.
Celles d'ordre éthique par exemple, visant à satisfaire des besoins
d'autres personnes.


Encore faut-il que ces nobles intentions ne soient pas
illusoires ou naïves
, dues par exemple à un
mimétisme social
abusif .
Attention aux résultats non désirés et autres "effets pervers" car
parait-il "l'enfer est pavé de bonnes intentions". Science sans
conscience, c''est pas génial, mais conscience sans science peut
tout autant mener dans le mur.

  • Soit au contraire des motivations manifestement 
sillymad irrationnelles:
Fantasmes, lubies, addictions, mauvais réflexes, routines
et ornières, raccourcis émotionnels trompeurs, illusions
sensorielles (observation, perception trompeuses ou étroites)
ou cognitives (mémoire, réflexion)...

Les types de rationalités  

On peut donc distinguer deux sortes de rationalités (donc d'irrationalités):
  • La rationalité du dessein / du goal but:
choix avisé d'objectifs, intentions cohérentes...
Par symétrie, l'irrationalité du dessein se produit quand les buts,
en y incluant certains qui peuvent sembler a priori positifs, sont
en fait :
  • manifestement obsessionnels
  • ou dommageables (pour soi et pour d'autres)
  • ou trop en dehors des réalités et des possibilités d'atteinte,
  • ou porteurs d'un gros risque d'effets pervers (dérives).
  • La rationalité opérationnelle (= dans l'exécution):
Il s'agit de prises de décisions, utilisation de méthodes, tool moyens
et actions
efficaces pour atteindre les buts (supposés positifs),
dinc aui offrent une
bonne cohérence entre actions et intentions.

Symétriquement, l'irrationalité opérationnelle concerne les
décisions et comportements allant
contre les buts recherchés, du fait
de l'interférence de travers mentaux


Même des moyens en apparence efficaces pour atteindre un but
peuvent pervertir celui-ci.

Dire que "la fin justifie les moyens" est pour le moins inquiétant
.


  • Au total, la frontière entre la rationalité du dessein et celle de l'exécution,
    cela comme beaucoup de choses
    dans la vie, est assez floue et doit être
    analysée comme telle
    ...

  • Les gens sont ils en général rationnels.
  • Quid des travers et irrationalités ?

  • Dans les situations réelles, les raisonnement, attitudes, décisions et actions,
    peuvent assez
    souvent s'écarter des critères de rationalité ci-dessus.
    => La rationalité est fréquemment écornée par des travers mentaux et
          comportementaux
    .


    A) Ce qui va dans le sens d'une

         
    rationalité intrinsèque de l'être humain

    Certaines théories sociales, économiques et financières (choix rationnels,
    marché efficient,
    homo oeconomicus....) assument que les humains agissent 
    rationnellement, du moins quand
    leur intérêt économique est en jeu.

    Dans ces théories qui se focalisent sur l'intérêt de la personne, nous y
    revenons
    là encore en fin d'article, la rationalité est liée à
    l'utilité attendue,
    une
    évaluation lucide et objective
    * des perspectives de luckgain
    * et du
    poor  risque encouru modulé par l'aversion au risque
       propre au décideur.

    B) Ce qui va dans le sens de son irrationalité 

    D'un autre côté, la vie de tous les jours de même que des études scientifiques
    montrent que
    des travers comportementaux évoqués plus haut font
    que
    la rationalité est "limitée". Ces travers affectent :

    * notre intellect (cognition),
    * nos émotions et nos
    * réflexes / routines.

    Ces défauts, limitations and erreurs apportent souvent des résultats non
    optimum, voire
    très dommageables, et même des disaster catastrophes,
    l'Histoire l'a montré.

    C) Au total

    En fait, la rationalité et l'irrationalité existent rarement à 100%
    chez l'être
    humain, maître dans l'art de juxtaposer brillante intelligence et
    bêtise crasse
    (comme annoncé, cct article ne fait pas dans la sophistication
    métaphysique),


    Ce qui est habituellement observé est une rationalité limitée,
    ou desdialmeter degrés
    variables de rationalité.

    Les phénomènes humains et sociaux sont rarement totalement clairs!

    Au fait, l'idée que le transhumanisme nous rendrait plus rationnel,
    pourrait être un simple mythe.

    D) et pour les groupes, les foules la société ?

    Dans les groupes, les communautés, les foules, la société,
    les phénomènes moutonniers et la pression du groupe
    prennent souvent de l'ampleur.

    L'être humain, qui tout seul pourrait se comporter
    rationellement, peut
    se voir entrainé dans des
    spirales irrationnelles, mues par des
    émotions
    collectives extrèmes (convoitise ou frayeur,
    adoration ou haîne)
    éventuellement destructrices.
    Les phénomènes de xénophobie et les vandalismes peuvent en
    particulier
    devenir particulièrement
    hystériques.

    De même en économie, c'est détaillé
    ci-après, peuvent survenir
    des
    emballements euphoriques ou au contraire des paniques
    aveugles
    .

    E) Un cas spécifique : rationalité et économie

    La rationalité au niveau de la décision économique a été étudiée de près
    par des
    économistes classiques ayant apporté la notion de "maximisation
    de l'utilité
    économique".

    => Il s'agit soit de l'utilité individuelle soit de l'utilité collective,

    ou encore d'une sorte de conjonction naturelle ou organisée de ces
    deux objectifs, selon
    l'école de pensée.
    • Cette conception idéale peut expliquer certains phénomènes
    Elle correspond à certaines réalités, favorise notamment divers
    progrès économiques (même si l'expression est diabolisée par
    ceux qui prônent la "décroissance").
    • Mais elle est réductrice:
    Les objectifs économiques ne sont qu'une partie des
    motivations et
    intérêts des êtres humains.
    Ceux-ci basent leurs actions aussi sur des critères non-
    économiques, de façon
    consciente ou non, avec leur propre
    rationalité ou irrationalité.


    La recherche du bonheur ne passe pas que par la satisfaction des
    besoins
    économiques, les siens propres ou ceux des autres.

    Nous y revenons, les comportements collectifs peuvent avoir leurs
    propres dérapages et créer des déséquilibres très dommageables,
    des
    emballements euphoriques (bulles) ou au contraire des
    paniques aveugles (krachs) peuvent se produire

    Pas facile de débrouiller tout ce, l'économie est loin d'être toujours
    modélisable et prévisible.

    Pour des détails pratiques

    Les phénomènes qui perturbent la rationalité sont détaillés
    dans l'article de base sur le sujet:
    Travers comportementaux.


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    M.a.j. / updated : 08 août 2015
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