Réaction à l'information: 
adéquate ou biaisée?


Souvent les informations sont mal prises en compte et
avec retard, puis la réaction s'accélére jusqu'à des excès


Nos réactions aux informations décisives sont parfois trop lentes et
inadaptées, souvent par résistance au changement.

Elles peuvent ensuite s'accélérer et devenir excessives quand
les émotions et le mimétisme prennent le dessus.

Au total divers biais mentaux et comportementaux tendent à
déformer la décision qui s'impose face aux évènements.
Mais attention aussi à détecter les vrais et faux signaux !

De la réaction paresseuse au réflexe speedé.
signal Quand une information ou un événement nouveau laisse présager
un changement décisif, positif ou négatif, de la situation, ce "signal fort"
exige une décision et un comportement adaptés.

=>
Autrement dit, il faut peut être "se bouger"
        sans trop attendre une "confirmation".
Vous vous demandez sans doute pourquoi démarrer cet article par
une telle platitude.
Eh bien, voici le scoop, il se trouve que ce "précepte", aussi évident
soit-il, n'est pas toujours appliqué, loin de là, pour de bonnes
ou mauvaises raisons.

Essayons donc de voir comment et pourquoi se produit cet écart
entre l'importance de l'information et le timing et la qualité de la
réaction.

Comment les gens réagissent

Souvent on ne comprend pas très bien.
 
Ou bien on n'enregistre pas.
   
Ou on traîne. on diffère.
      
Ou on se précipite.

=> C'est la loterie chez nos neurones !
La réaction dépend, d'accord ça reste dans les quasi-évidences, du genre de
situation, mais aussi de comment le décideur, chacun de nous en est un, fait
face à un tel "stimulus" :
  • Il peut brain interpréter les données correctement ou...
...de travers
Qu'il s'agisse des informations, des événements ou juste de "clignotants".
Mais attention, même si l'intéressé a bien compris le sens, cela peut ne
pas suffire,
pour que sa réaction soit la plus adéquate.

En effet divers travers comportementaux, faciles ou non à
identifier,
peuvent rendre les choses problématiques.

L'article en lien ci-dessus donne un panorama sur grand écran de ces
"bugs"
neuronaux. Il en est de toutes sortes, nous donnons quelques
échantillons plus bas !

En particulier la réaction peut être faussée par un mode d'analyse
et d'action  improvisé ou au contraire établi depuis trop longtemps
(voir heuristique, abus d'explication)
  • Le décideur peut également, question clock"timing", réagir,
 * Soit au bon moment et à bon escient
Hé oui, heureusement ça arrive, surtout si on se contrôle !

 * Soit de façon trop lente et insuffisante,
voir ci-dessous de la "chaîne de réactions" ,

* Soit au contraire trop rapide et trop forte,
voir notamment "biais d'automaticité".
=> Les deux réactions opposées, mode escargot ou pitbull, tendent à fausser
       
       
la decision prise de décision.
        D'où des comportements inadaptés - et parfois désastreux.
      
Attention, tous les comportements ne sont
pas des réactions
à des
stimuli externes
et viennent alors de motivations et processus mentaux
internes (intentions, et
goal buts, réflexions, sentiments, pulsions ...)

Chaîne de réactions

Souvent, on assiste à une chaîne de réactions en trois phases :

 Sous réaction =>  Ajustement => Surréaction

J'ai bien dit "souvent", en fait parfois certains commencent par surréagir ;-)

1 )
Une
sleep sous-réaction au début,

Les gens ont tendance à ne pas s'adapter immédiatement leur conduite à la
nouvelle
situation. Pourquoi traînent-ils les pieds ? Deux grandes raisons:
  • Soit ils ne font pas attention aux nouvelles informations.
surtout qu'on est bombardé d'informations !
  • Soit ils restent prisonniers d'ancrages existants
comme leurs anciennes croyances, références, sentiments et
habitudes

Les travers comportementaux à repérer pour comprendre cette phase
"somnolente"
sont notamment
  • Une simple "surcharge cognitive"
(trop d'information devient du "bruit" et tue l'information,
voir plus bas)
(ignorer ou averserepeal refuser ce qui contredit nos croyances, chose
souvent ressentie comme déplaisante),
  • La "résistance au changement" (conservatisme mental),
  • Une "tactique dilatoire" (demain sera un autre jour...)

  • Et peut-être ... une certaine paresse ...

2 ) Ensuite un gradual ajustement graduel à la nouvelle situation

Cette phase de progressive (re)connection de l'esprit avec la
réalité
se produit lorsque une nouvelle chaîne d'informations confirme
que la situation a vraiment changé.

3 )
Et enfin une réaction
run excessive

Le pendule ne s'arrête pas au milieu, mais continue de l'autre côté !


Voici la dernière phase où bien des gens, gagnés par des émotions fortes
telles que peur, cupidité,
mimétisme ou autres, finissent par foncer 
têtes baissées (exubérance ou panique), et vont trop loin dans l'ajustement,
jusqu'à l'excès inverse.

Le cas des sousplacements d'argent

Investisseurs endormis ? Ou fonçant furieusement ?

Un exemple typique de ces phénomènes peut être trouvé dans la façon
dont les investisseurs réagissent à l'information économique / financière.

Reprenons la réaction en chaîne dont les étapes 1, 2 et 3 ont été
développées ci-dessus :
Sous-réaction => Ajustement => Réaction excessive
Ce parcours en montagne russe est l'un des facteurs qui alimentent les
tendances boursières, cycles, bulles et krachs.

Une certaine "boucle de rétroaction" semble être à l'œuvre dans ce
processus. Les investisseurs agissent souvent dans le sens de la tendance
générale
par aping mimétisme ("effet de troupeau).

Dans ce cas,
* une hausse de prix attire
plus de hausse
* et une baisse des prix davantage de baisse.
Il y a un moment où les investisseurs sages doivent sortir de cette
boucle déraisonnable en quittant le marché ou en commençant à
y entrer !
Un aspect latéral:
quand le signal cache une devinette

Pas facile, d'ailleurs, de juger jusqu'à quel point un signal ou une
information est pertinent et révélateur
.

La"surcharge cognitive" ou la "dispersion de l'attention"
peut frapper face au
flood flot massif d'information de notre
monde surmédiatisé et surcomplexifié actuel

  • Certains signaux forts peuvent en fait être très peu importants
pour la suite des évènements. S'agit pas de les surestimer !
  • Certains "signaux faibles" peuvent être très révélateurs et / ou
avoir de grandes répercussions.
  • Certains "bruits" peuvent donner l'illusion d'être des signaux
(ne parle t'on pas de "noise trader" pour qui achète et vend
au moindre blip des cours ou au moindre propos de comptoirs
d'autres intervenants).

  • Certaines absences de signaux, peuvent être ...des signaux !
  • Et ne parlons pas du "buzz":
quelle part de vérité et de rumeur ou manipulation ?
Autant être à la fois attentif et sélectif !
Pas facile il est vrai, vu tout ce qui a été expliqué plus haut.

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M.a.j. / updated : 07 août 2015
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