Mondialisation démocratique

Pour des institutions mondiales de type fédéral
controlées par les citoyens du monde


Pour les décisions affectant tous les citoyens du monde face
à des défis planétaires de plus en plus critiques, le système
actuel des Etats-nations censés coopérer est à la fois
impuissant et peu démocratique.

Une mondialisation démocratique est nécessaire.

Elle reposerait sur un réseau d'organisations mondiales
représentant directement les citoyens de la planète et
couvrant les questions communes les plus cruciales.
Ces entités pourraient à long terme se réunir en une
fédération mondiale démocratique.

Terrien, la Terre est ta terre !
A toi de la backyard cultiver et de la ...headofficegouverner !

Définition et objectifs

La démocratie appartient à tous

Rappelons que la mondialisation va bien au delà du simple développement
des échanges économiques
(mondialisation des marchés) à travers la planète.

C'est en fait un rapprochement des habitants de la Terre dans la plupart
des domaines, aidé notamment par l'essor des communications.

C'est le monde devenant lui-même.


Ce phénomène apparait irréversible, même si persistent de graves divisions.
En effet personne ne peut vivre désormais cloîtré dans sa grotte.

La mondialisation démocratique repose sur l'idée d'un besoin de plus en
plus en plus criant de regrouper les concepts de mondialisation et de
démocratie pour en pratique créer une démocratie à l'échelle
mondiale
(*).

Cette idée va au delà de la (nécessaire elle-aussi) revendication de
"démocratie mondiale" concernant l'extension de la démocratie à
chaque territoire de la planète.

L
'article Crise économique, mondialisation démocratique et fédéralisme
montre que les
défis actuels auxquels fait face le monde ne peuvent
être résolus par
le système "inter-national" actuel à base de
laborieux,
obscurs et souvent stériles marchandages entre gouvernements
de nations peu enclins à coopérer.

=> Ce simple "multilatéralisme" ou "système intergouvernemental",
          soumis à l'écran opaque des États-nations
et à de ses politiciens
          jaloux (*) de leurs pré-carrés , devient le problème plus que la
          solution.


(*) un pouvoir public au prestige d'ailleurs un peu écorné dans
      divers pays.

Le grand clivage politique ne se réduit plus à droite vs.
gauche
mais est de plus en plus entre le repli sur son
pré-carré et
l'ouverture au monde.

Les Etats-nations, et aussi les oligopoles économiques, ONG
militantes, sectes (religieuses ou idéologiques) et bien entendu
mafias
ne doivent pas continuer à confisquer le pouvoir mondial pour
leurs intérêts de clocher.


Ces défis nécessitent une gouvernance à l'échelon mondial ayant l'autorité
nécessaire (dans certains domaines) sous le
contrôle démocratique

de tous les terriens
(sous
forme d'élection ou mieux de"sortition").
Les personnes, organisations et pays démocratiques doivent
promouvoir la démocratie et les droits de l'Homme, soutenir
les
forces démocratiques dans les pays soumis à l'arbitraire, ne pas
soutenir leurs gouvernements
(une chose souvent contournée
pour raison de "realpolitik")

Ils peuvent aussi secourir des populations soumis à un danger
massif immédiat.

Mais ils ne peuvent pas (et ne doivent pas) imposer la démocratie
par la force et  créer de nouvelles tragédies (Iraq...). 
Les divisions de notre planète du fait de la prééminence des états-
nations rendent l'intervention d'une nation à l'intérieur d'une autre
la plupart du temps illégitime et
suspecte, à moins d'un consensus
mondial, ou parfois "par défaut" en cas de
génocide.

=> La mondialisation démocratique que cet article propose rendrait 
      les choses plus praticables en instituant à l'échelon mondiale une
      vraie "police" et "justice"
face aux gouvernements massivement
     
irrespectueux des Droits de l'Homme.

L'optique exclusivement institutionnelle

Pas d'orientations politiques prémâchées,
mais des droits constitutionnels


Entre parenthèses il est stupéfiant que le monde
n'ait aucun statut juridique, ce qui serait quand
même un minimum !

À la différence de la "démondialisation", de l'antimondialisme ou son
faux nez, l'altermondialisme qui cherche plus à imposer des idéologies
particulières qu'à rassembler), le projet de mondialisation démocratique
est
promondialiste et politiquement equilneutre.



Les partisans d'une mondialisation démocratique ne veulent:
  • Ni entraver la mondialisation
Celle-ci; quelque soient ses insuffisances, offre dans bien des
domaines l'opportunité
de rapprochement et d'épanouissement
des êtres humains.

  • Ni imposer au monde une orientation politique préalable
(de "droite", de "gauche", ou que sais-je), ce qui serait une
insulte à un fonctionnement démocratique

  • Ni supprimer l'autonomie des Etats / régions actuels
En dehors des domaines de mise en commun de "souverainetés",
chaque entité garde son pouvoir de gérer ses propres affaires
"sur le terrain
Il s'agit non pas d'un régime de soumission mais
d'un système fédéral


Ils souhaitent au contraire que la mondialisation

  • * pénètre davantages de domaines
    Ceux où elle peut être source d'améliorations pour tous,
    notamment au niveau des institutions.

  • * soit plus démocratique,
       par un accès de tout citoyen du monde aux décisions.

    Le moyen principal proposé est de développer un
    network réseau
    d'organisations mondiales

    * chargées des questions communes les plus cruciales
    * ayant reçues une part de souveraineté dans ces domaines
    * et fonctionnant de manière démocratique,

    en se rapprochant progressivement du
    mode fédéral.

    La mondialisation démocratique

    • consisterait ainsi a créer ou développer des institutions
    au fonctionnement démocratique, ayant un pouvoir planétaire dans
    des domaines où les acteurs sont devenus de plus en plus
    interdépendants et les questions à gérer de plus en plus
    transnationales
    .
    • ne privilégierait aucune orientation politique ou idéologie préalable,
    mais simplement des domaines d'actions, considérant que les
    décisions doivent être prises par ces institutions mondiales
    selon
    un processus démocratique tel qu'esquissé plus bas.

    Pour résumer, la mondialisation démocratique est une nécessité.
    Cette forme d'organisation différerait à la fois
    * d'un gouvernement mondial tout puissant tranchantt toutes les
       questions du monde
    * et d'une simple coopération mondiale qui ne ferait qu'émettre des
       règles communes  à partir de laborieux consensus internationaux.

    La différence serait dans l'existence d'institutions mondiales bénéficiant
    de souveraineté sur certains domaines clés. Au lieu d'être controlées
    par les nations elles le seraient par des représentants élus (ou tirés au
    sort) directement parmi les populations, donc dans un cadre fédéral.

    Le processus envisageable au fil du temps

    Cette structuration démocratique des institutions pourrait démarrer par :

    • créer d'un petit nombre d'institutions mondiales spécialisées
    placées sous contrôle démocratique des citoyens mondiaux.
    avecpleine autorité sur des domaines cruciaux
    mal ou non
    couverts par
    les institutions existantes
    (démarche

    pragmatique).
    • et en parallèle ouvrir aux citoyens mondiaux
    des institutions internationales existantes contrôlées
    pour l'instant par les États-nations.
    C'est vrai, ça, où est un vrai parlement de l'ONU, émanant
    directement des citoyens
    ?.

    Ces entités où les citoyens du monde seraient représentés plutôt que les
    Etats pourraient se rejoindre à plus long terme (au fil des décennies
    ou des générations) dans une fédération mondiale démocratique,
    qui coordonnerait les divers domaines pour assurer un minimum de
    cohérence et qui dépendrait tout autant des citoyens de la planète.

    Gouvernement mondial ?
    Ou plutôt parlement et fédéralisme mondial ?

    L'idée de gouvernement mondial qui serait l'aboutissement possible à long
    terme en fait frémir certains, y voyant une machine planétaire à broyer l
    es populations.

    C'est une caricature, et souven
    t une diabolisation, une manipulation pour 
    maintenir le pouvoir absolu et sans partage des Etats sur les personnes
    (souverainisme, nationalisme).

    En fait la mondialisation démocratique suppose:
    • La formation éventuellemnt à terme d'un parlement mondial,
    • Surtout dès maintenant des organes démocratiques mondiaux,
    non pas sous forme de "big government" attrape-tout mais
    spécialisées par domaines clés et travaillant entre elles en
    réseau
    Ne peuvent être traités au niveau mondial que les
    questions bien définies
    que ne peuvent
    pas régler
    sérieusement chaque territoire.


    Chacun doit par contre gérer ses affaires propres, un champ
    qui doit rester vaste (subsidiarité) dans l'esprit du fédéralisme.

    Les représentants des citoyens ne devraient en aucun cas être
    des émissaires des Etats, mais des personnes élues
    (ou tirées
    au sort) parmi les populations.

    Le fédéralisme ne nie pas pour autant l'indépendance des états,
    mais au contraire garantit celle-ci (voir plus bas).


    Quels domaines spécialisés
    pour amorcer le processus ?

    Ces institutions mondiales spécialisées (avec des passerelles entre elles
    pour éviter des incohérences) et à fonctionnement démocratiques
    concerneraient notamment
    • Le boat domaine maritime au delà des eaux territoriales, 
    C'est un espace actuellement non gouverné, une zone
    quasiment de
    non-droit.

    Se posent les problèmes de navigation, sécurité, trafics illégaux,
    piraterie, pollution, exploitation de ressources (pêche, minerais,
    pétrole) effectuée sans droits, sans véritable surveillance ni
    contrepartie...

    Le monde aurait notamment sa propre flotte d'intervention
    contre les délinquants voulant faire leur propre loi.
    nécessitant une autorité monétaire mondiale, gérant
    une monnaie étalon (et de réserve
    pour les banques centrales).
    On pourrait d'ailleurs concevoir que l'autorité qui la piloterait,
    sorte de super banque centrale, soit instituée sous forme de
    coopérative dont tout citoyen du monde pourrait être sociétaire.

    Quant à l'étalon créé en commun, il pourrait servir aussi
    d'unité de compte
    pour les marchés de matières premières
    et autres, et aussi être utilisée dans des contrats (internationaux
    ou autres).

    A long terme, après avoir démontré progressivement (*) son
    utilité, les citoyens de la planète pourraient l'adopter comme
    monnaie mondiale à part entière.

    Egalement une
    autorité financière mondiale chargée
    d'anticiper et prévenir les crises monétaires et financières.

    Notons qu'il s'agirait de veiller
    * sur le plan juridique au respect de principes généraux
       compris
    de tous, avec des pouvoirs de sanction s'ils sont
       violés par des excès ou des "arnaques",
    * et comme organe de surveillance et renseignement
       de repérer  les signes d'évolutions de ces secteurs très
        mouvants.

    Il ne devrait pas tomber dans un arsenal réglementaire
    massif et abscon,
    inapplicable donc inappliqué (et source
    ainsi de la crise suivante), qui ne serait établi qu'à partir du
    passé (donc déjà obsolete) ou de modèles mathématiques
    aux bases scientifiques discutables.
    • Bien entendu certains défis économiques, comme
      • le pilotage d'actions économiques communes
    face à la crash crise actuelle,
      • l'incitation à des échanges commerciaux plus équilibrés
    (peut être avec un rapprochement stratégique entre
    l'OIT, l'OMC, le FMI, la Banque mondiale, etc.),
    Il s'agirait là encore de piloter de façon globale sans entrer dans
    des excès réglementaires
    • Certains défis broom environnementaux.
    Cela sans entrer dans les obsessions de certains idéologues plus
    verts que le vert

    Par exemple les évènements du Japon posent la question de la
    sécurisation de la production d'électricité nucléaire.
    Elle ne peut être supervisée simplement par les nations ou les
    entreprises concernées elles-mêmes, à la fois juges et parties.

    Aussi les risques de pénuries de certaines ressources
    naturelles clés
    demandent qu'un organisme pilote coordonne,
    notamment des pays qui tendent à les utiliser trop massivement.
    • Bien sûr aussi les person droits de l'homme
    (à l'image de la Cour Européenne des Droits de l'Homme), en
    permettant notamment d'intervenir contre - et ne pas laisser
    impunies - les tyrannies multipliant les exactions envers leurs
    citoyens (ou agressant d'autres pays).
    Voir aussi droit pénal international

    Une autorité mondiale pour faire face face aux problèmes de
    crime organisé
    et de terrorime
    (et maintenant au cybercrime, que d'ailleurs les Etats
    eux-
    mêmes tendent à pratiquer au mépris des libertés individuelles)
    est également souhaitable.

    Sans parler du contrôle sans contrepouvoir des grands de
    l'Internet
    sur des milliards de cerveaux (réseaux sociaux,
    moteurs de recherche...)
    • Et parmi ces droits, la knowledge connaissance, l'information, la culture
    domaines essentiels dans la "société du savoir", dont la facilité
    et liberté d'accès doivent être universellement promus
    • Et évidemment les bread droits économiques élémentaires
    (inefficacité jusqu'à maintenant des nations face à la faim dans le
    monde, les manques d'eau potable...
    , absence de moyens communs
    organisés et réactifs pour faire face aux grandes catastrophes
    (naturelles ou dues à des conflits ou dictatures).
    • Et aussi des nouveaux défis technologiques  aux droit de l'homme
    (transhumanisme, robotique, croisement de données personnelles)

    (*) au plan monétaire, le mot "progressivement" n'est pas forcément de
         mise, vu la quasi débandade du système monétaire mondial actuel, et
         en fait l'absence de vrai système monétaire mondial.

    Les politiques risquent d'être pris de vitesse par les grands groupes
    économiques
    et financiers du monde qui, effrayés de cette instabilité et du
    risque d'effondrement,
    en viendraient à créer leur monnaie à eux, cette
    fois sans contrôle citoyen.


    Une remarque
    .
    Il ne faut pas dédaigner, bien au contraire certains rapprochements à
    l'intérieur de grandes régions du monde
    (l'Europe peut très bien s'y
    prêter mais elle tarde à se construire, on tourne autour du pôt depuis 60 ans).
    Tout en constituant des exemples sur l'intérêt de s'unir, ils pourraient
    montrera la voie à suivre et participeraient à l'invention des modes
     démocratiques d'organisation adaptées à de grands ensembles.

    Débats sur des institutions existantes

    L'un des problèmes est que l'ONU, que certains ont cru voir comme
    hatchemerge l'embryon de cette construction, est fragilisée par des États
    réticents envers des structures supérieures à eux.
    Mais surtout l'ONU n'est pas conçue comme instance
    démocratique mais comme outil de négociation entre
    États souverains
    .

    Ainsi la représentation ne se fait pas en fonction de la population,
    et les régimes non démocratiques sont également représentés.
    L'ONU, et ses institutions satellitesne sont ni dans dans leur type de
    fonctionnement, ni dans leur mission, des modèles de démocratie.

    Par ailleurs,
    des institutions comme l'OMC ne dépendent pas de l'ONU
    et certaines de leurs actions peuvent s'écarter
    des objectifs onusiens.
    A l'ONU, tous les États ne sont pas égaux, cinq d'entre eux (*) ayant
    un pouvoir supérieur  comme membres permanents au Conseil de
    sécurité et disposant du droit de veto, ce qui constitue un déficit
    démocratique. 

    (*) Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie.

    On peut aussi se poser la question d'autres organisations-multilatérales
    plus récentes (G20...), qui elles aussi, à défaut de démocratie, et même
    de véritable pouvoir,
    restent dominés par les marchandages, et
    en prime la bureaucratie
    (voir là encore
    Crise économique, mondialisation démocratique et fédéralisme).

    En synthèse : un manifeste des terriens?

    Un manifeste des terriens aspirant à un monde démocratique pourrait
    démarrer ainsi :


    Les habitants de la Terre veulent être traités en citoyen de celle-ci.
    Ils désirent à cet effet que
    • La mondialisation, qui rapproche les Hommes, soit
    amélioréen et notamment étendue aux domaines
    où elle fait cruellement défaut.

    Elle peut alors être définie comme le fait que le monde
    devient lui-même en réunissant les êtres humains,

    • Soient développées des institutions mondiales démocratiques,
    où ces citoyens de la planète seront progressivement
    tous directement
    representés.

    => "Directement"
    signifie sans interference des nations,
            à la différence des vieilles  institutions "internationales",
           où les marchandages entre Etats, contournent
    une vraie
          democratie.

    Couvrir tous les domaines envisageables (qui doivent rester limités, dans
    un cadre fédéral) est un but à long terme.
    Mais peuvent être proposés pour commencer un nombre limité
    d'institutions mondiales démocratiques en charge de quelques
    domaines cruciaux d'intérêt commun.

    Ils pourraient se fédérer à long terme en une union fédérale
    mondiale


    * pour régler les questions de cohérence entre les domaines
       couverts par ces institutions "thématiques",


    * en laissant les entités locales résoudre tout aussi
       démocratiquement les questions qui concernent
    plus directement
       leurs populations.

    Le fédéralisme est dans cette optique le seul système qui apporte cette
    démocratie à tous les niveaux territoriaux, à la différence de la centralisation
    jacobine, nationaliste ou collectiviste.


    D'ailleurs, paradoxalement, des entités fédérales mondiales, à qui
    les nations délégueraient une part de leur souveraineté, serait en
    fait le meilleur outil pour garantir l'indépendance de ces nations,
    dans leurs domaines propres, face aux autres pouvoirs mondiaux
    de fait...et aux autres nations.

    Voir aussi mon essai sur l'équilibre entre pouvoirs et droits de l'homme et de
    la société
    .

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    M.a.j. / updated : 26 juil. 2015
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