Facteurs de production
et de valeur économique


La production et la valeur économique viennent
d'une synergie de facteurs physiques et culturels


La production est un moyen de satisfaire les besoins économiques.
C'est ce qui fait sa valeur économique chiffrée en termes monétaires.

Elle repose sur la convergence de ressources économiques appelées
facteurs de production.
* Certains sont essentiellement physiques
   (ressources naturelles, force de travail, capital investi en équipement),
* d'autres sont plus culturels et profonds
   car liés à l'esprit humain (savoirs, créativité, institutions, réputation).

D'où viennent la production et la valeur économique ?
Cela peut être résumé en un mot :"initiatives".
Ou mieux dit "initiatives qui satisfont des besoins"

Mais cela simplifie bien trop une chose
bien plus complexe,
la réunion de diverses ressources orientés vers un même but.
Ce qu'il faut détailler par une approche "systématique".


Converger plus pont pour produire gemmieux

Des approches classiques utiles
mais fermées, statiques, incomplètes


Un facteur ou plusieurs?


Ah, le chic classique en économie.
Peut-être u
n peu coincé non?

Diverses écoles "classiques" de pensée ont apporté (notamment au 18e
et 19e siècle) une amorce d'analyse économique structurée.

Elles considéraient de façon qui paraît maintenant simpliste (mais il
fallait bien commencer par quelque chose, même une explication
grossière, d'autant que l'activité économique était moins sophistiquée
que de nos jours) que la valeur des biens et services produits résultait
de tel ou tel facteur
quasi "mécanique", un peu comme si elle sortait
d'un chapeau :
  • Soit uniquement la backyard terre
(ou plus largement l'ensemble des ressources naturelles) :
école "physiocrate"
  • Soit seulement la quantité de person clock travail fourni :  
thèses allant d'Adam Smith à Karl Marx

Somme nulle ou synergie?

Ces approches réductrices et statiques,
  • oubliaient d'autres facteurs,
    •  d'une part le capital
décrit plus loin, comme source de l'investissement.
Il a rejoint assez rapidement les deux premiers membres de
cette famille de facteurs reconnus par les économistes, qui
l'ont considéré, de façon plutôt expéditive, comme du travail
soit mis en réserve soit simplement confisqué par quelques
nababs.

Retenons qu'introduire le capital dans l'équation c'est
reconnaître
que
sans lui, il n'y aurait pas de développement économique.
    • d'autre part des ressources économiques plus subtiles
et moins visibles sans doute, mais réelles et tout à fait décisives,
que cet article va détailler.
  • surtout montraient mal qu'une production est une amélioration,
c'est un plus par rapport aux apports de ressources, qu'il
s'agisse de richesses naturelles, de forces de travail ou d'autres
éléments.

Pour Marx par exemple la plus value ne traduit pas une contribution
mais une simple confiscation d'une partie du travail fourni.
Selon ce raisonnement se basant sur un jeu à somme nulle, ce que l'un
gagne serait pris par un autre n'ayant d'autre rôle que de parasiter.
 
Mais alors d'où viendraient les progrès de niveau de vie de la population
dans son ensemble depuis des millénaires ?


En quoi consiste ce plus, le fait que 1 +1 = 3 ?

Rappelons que la production, en tant que terme économique, n'a de sens

que si elle apporte la satisfaction de besoins ou d'envies
(utilité économique), cela dans des conditions acceptables
par les destinataires.

Ce n'est que si la production a une plus grande valeur que ce qui est utilisé
pour produire (travail et autres facteurs),  qu'il y a "création" de valeur.
Il ne faut pas confondre le coût d'une production avec sa valeur.

=> Ainsi donc un travail ou investissement qui ne contribue pas à ces
      besoins n'a évidemment pas de valeur économique.

      Il répond ou non à d'autres valeurs, impératifs ou satisfactions, ce
      qui est un autre sujet.
Une approche plus dynamique, 
plus complète et plus ouverte

Convergence de facteurs et ajout de valeur

Des économistes plus récents (Solow, Schumpeter, Toffler, Drucker,
Porter et autres, d'ailleurs pas tous directement économistes) ont levé
un voile en parlant d'initiative, d'innovation et/ou d'organisation
comme éléments décisifs de la production efficace et du développement
des services et produits.
On peut aussi parler de synergie : il faut
combiner plusieurs
choses pour que leur somme dépasse ce que valent chacune


L'économie - et notamment le système de
production - sont des systèmes dynamiques (*).


Ils reposent sur la convergence de diverses ressources couramment
appelés "facteurs de production" et, nous ajouterons "de valeur
économique",
vu que l'objectif premier de la production est de
satisfaire des besoins économiques.
C
es facteurs sont détaillés ci-après.

(*) Non seulement c'est le cas
de l'économie moderne, aussi complexe
      que mouvante.
mais c'était déjà en germe dans les économies dites
      "archaïques" qui avaient commencé à innover et investir pour
       maîtriser la nature.

1) Les facteurs classiques, très visibles et "hard"

Nul besoin de détailler ici ces ressources d'ordre plus ou moins
"physique", cela a été fait mainte fois par bien des auteurs

A.
La quantité / durée de travail fourni

(la question de sa rémunération se pose bien entendu, et par
ailleurs sa nature tend à changer du fait d'un contenu en
"savoirs" et autres éléments culturels jouant un rôle de plus
en plus grand, comme montré plus bas).

B. Les ressources naturelles utilisées.
La question est ici "sont elles renouvelables"?
Ou remplaçables par de nouvelles en fonction des évolutions
techniques?
Leur rareté limite t-elle vraiment la production ?

Ou bien celle-ci dans notre "société de l'information" ou "post-
industrielle" ne s'orientera t'elle pas de plus en plus vers des
biens et services peu consommateurs de matière et d'énergie ?

C.
Le capital investi .
(équipements, à partir de ressources financières tels que
capitaux propres et capitaux empruntés).

Il peut venir de l'épargne ou être autogénéré : bénéfices
réinvestis, création d'une position forte sur un marché (goodwill).

Il est clair qu'on peut faire une distinction entre
* le capital
equipment physique (équipements),
* les investissements bulbimmatériels indiqués plus bas),
* et dans un autre ordre d'idées le capital sous financier
   (qui lui  n'est pas toujours affecté directement


C'est là qu'apparait une conception en partie erronée de ce qu'est
le capital
, celle selon laquelle il serait une "accumulation". 

Le marché financier montre chaque jour comment le capital
s'accroît ou décroît, naît ou périt tous les jours, en fonction de
performances économiques et même de perceptions humaines
qui influencent les cours de bourse  (*)
Le capital ne correspond pas à une situation acquise,
il est constamment remis
en question.

(*) bon, là il y a certes une réalité, mais aussi un problème de
      réflexivité, qui ne facilite pas la mesure de la quantité de
      capital mise en oeuvre).


Par ailleurs (voir sur-levier financier) la tentation peut être f
orte de trop utiliser l'argent des autres (emprunt) plutôt que
celui de l'investisseur (capitaux propres) ce qui peut rendre le
projet / l'entreprise vulnérable.

2) Les facteurs moins classiques,

     peu visibles et "soft"


Ces facteurs "humains" ont été souvent sous-estimés par les économistes.
Appelons les, façon chic, des brain facteurs "culturels" favorables
à la production, son développement et la création de valeur économique.

Remarque sur la culture commune
Toutes les cultures qui respectent l'Etre humain sont respectables
en elles-mêmes.
Mais celles
les plus orientées vers la création et l'effort
(hé oui, il faut les deux, fantaisie et rigueur s'épaulant
l'une l'autre
, étonnant, non ?) ont le plus de chance de monter
sur le podium économique
.

De nos jours, dans un monde complexcomplexe, dynamic mouvant
(système dynamique, comme déjà indiqué) et à la fois élargi et
pont rapproché par la mondialisation, l'importance de ces
aspects culturels et de modes de comportement croit par rapport
à celle des autres facteurs.

Ces avantages / atouts économiques "soft" incluent

* des formes de "capital personnel" boostant les possibilités
   de performance économique d'un individu.

* des formes de  "capital social / collectif" qui participent à la
   force d'un groupe, d'une entreprise, d'une institution ou d'une
   société en entier.


Voici le détail de ces ressources, plus profondes, un peu souterraines,
moins visibles, car liées à l'esprit et au comportement humain
.
D
. Les
presentation  connaissances et compétences
      (on parle de  capital-savoir), que celles-ci appartiennent
  • aux salariés (savoirs et savoirs-faire personnels)
  • ou à l'unité de production elle-même (entreprise)
financée par ses investisseurs : savoirs et méthodes
d'entreprises, résultats de recherche,
  • voire à la société humaine en général
(recherche publique et savoirs accumulés au cours de
'lHistoire)


Les bénéficiaires de ces "plus" sont certes les producteurs mais surtout
en fin de compte les utilisateurs des biens et services.


A noter par ailleurs (cela rejoint le facteur "innovation cité plus bas, et
l'idée de "création destructrice" de Schumpeter) l'importance de
l'ouverture à de
knowledge nouveaux savoirs. Beaucoup de connaissances
ont une date limite de consommation
, il faut même
parfois "désapprendre".

Sans oublier d'associer au savoir structuré la quête de l'information
rapide et pertinente (ne dit-on pas que nous vivons de nos jours dans la
"société de l'information")

  • E. Les initiatives, innovations, inventions et prises de risque

  • (esprit d'entreprise, de créativité, de réponse aux besoins).
    J.B. Say a insisté sur le rôle de l'entrepreneur pour chercher
    et combiner les divers facteurs de production.
    Il a été montré plus haut que le "secret" de la création de
    valeur économique est dans cet art d'assembler
    des ressources
    et de les organiser de façon innovante pour que l'ensemble vale
    plus que leur simple totalisation.
    L'article sur bulb l'innovation, un facteur qui n'est lié que de
    façon indirecte à la quantité de travail car dépendant avant
    tout des facultés créatrices (et aussi de la tenacité pour
    la mise en oeuvre), montre à quel point elle est souvent
    considérée comme
    le grand moteur de l'économie
    actuelle
    .
    Quelque soit son potentiel, une invention ne suffit certes pas
    par elle-même et fait appel aux autres facteurs développés
    dans cet article. Elle demande en effet du travail et des capitaux
    (et des prises
    de risque
    ) pour percer.

    L'innovation en économie repose sur un triangle
    principal qui associe trois facteurs de production :
    initiative,
    talent (créatif) et capitaux propres.

    Mais l'innovation, de nos jours n'en est pas moins un facteur
    en soi (idée de "capitalisme d'innovation") sans lequel les
    autres facteurs n'apporteraient guère une production de 
    grande valeur économique.

    A noter qu'une véritable innovation est une rupture, avec
    création de nouvelles
    richesses et parfois étiolement voire
    disparition d'anciennes
    .

    Avoir peur de "cannibaliser" nos produits existants parce
    qu'on a beaucoup investi dedans,  par
    de nouveaux totalement
    différents, c'est faire cadeau de l'avenir aux nouveaux
    concurrents.
    voir analyse financière prospective.

    On voit mal les personnes véritablement créer en position passive ,
    de frileuse ou de repli, donc sans prendre
    des décisions pouvant
    être audacieuses
    face aux inévitables risques et incertitudes.

    Ce qui n'exclut pas de corriger et améliorer ensuite en fonction du
    "retour d'expérience".
  • F. Les systèmes et structures de production et network d'échanges

  • (juridiques, institutionnels, organisationnels, techniques,
    éducatifs...)
    .
    Et là on trouve de grosses différences qualitatives selon les
    régimes politiques, voir "yin yang en économie".
    Le marché, les entreprises, l'Etat et bien entendu les individus
    jouent un rôle
    plus ou moins grand dans chacun.

    Cela fait que certains systèmes économiques, certains pays,
    régions ou villes,
    et certaines périodes, sont plus propices
    que d'autres à l'essor économique.
    Un immigrant qui trouve emploi dans un pays plus développé
    tend à gagner plus que dans son pays d'origine simplement
    parce que le pays d'arrivée s'est organisé, équipé, structuré
    au fil du temps dans un sens plus productif.

    Parmi les régimes créant des obstacles au développement,
    notons non
    seulement le collectivisme mais aussi le corporatisme
    et le protectionnisme.

    Notons dans le même registre l'effet délètère des stratégies
    d'entreprises visant à limiter la concurence et se créer ainsi
    des "rentes" artificielles.

    Notons enfin l'importance pour chaque entreprise de
    s'organiser  de façon à la fois rigoureuse, coopérative et
    adaptable (notamment dans le cadre en plein essor des
    fonctionnement
    "en réseau" tant au sein de l'entreprise
    qu'avec ses multiples partenaires extérieurs

  • G. La perception envers le producteur et sa marque: 

  • boite image, notoriété, réputation, confiance

    Ces caractéristiques "soft" contribuent à la bonne disposition
    des utilisateurs envers ce qu'offre le producteur (et le
    distributeur).


    Vous pouvez offrir tous les produits et services que vous voulez,
    si la contrepartie n'y croit pas ils n'auront guère de valeur..

    Les consommateurs ont souvent tendance à consommer une
    "image" (valorisante) plutôt que le produit ou le service
    lui même. 


    Plus généralement
    on ne doit jamais oublier la dimension
    psychologique de la valeur, de l'économie en général et en fait
    de toute activité humaine.
    Sans la confiance entre les gens ou les organisations humaines,
    on n'aura ghère de travail d'équipe, d'échanges et de réalisations
    économiques.


  • H.. Petit bémol.

  • Les comportements humains peuvent avoir leurs faiblesses
  • et impacter négativement l'économie (et bien d'autres activités
  • activités humaines),
    Ce domaine est particulièrement exploré dans l'article économie

    Aspects complémentaires

    1) Présentation calcul comptable de la production

    A noter que pour les comptables et statisticiens la production
  • de biens et services se mesure par un cumul de "valeurs ajoutées"
  • par les divers apporteurs à cette création.

  • Cela toutefois ne distingue pas la part respective des éléments les
  • plus "soft",  non directement mesurables, parmi ceux cités
  • plus haut.

  • 2) Gestion / allocation des ressources
  • A noter aussi l'importance du dosage des facteurs selon  les 
    types
    de productions et plus généralement des "modèles
    économiques"
    choisis.

    Certaines orientations demandent d'énormes capitaux, d'autres
    une  main d'oeuvre nombreuse, d'autres des savoirs pointus et
    exclusifs, ou encore (secteur du luxe) une image de prestige.
    => D'où des différences dans l'organisation, la gestion et la
         "gouvernance" des entreprises
    concernées.

    3) Analogies avec le management

    Les managers remarqueront une concordance entre ces facteurs
    (macro) économiques et ceux que l'on trouve dans une analyse
    stratégique "SWOT" d'une entreprise.

    4) La robotique et le numérique élimineront-elles le travail ?

    Sans doute pas, en effet :

    * Elles exigent de grosses dépenses en talents et capital, dont la
       rentabilité est aléatoire si elles sont mal ciblées.
       Toutes les tâches ne sont pas robotisables

    * Une économie robotisée est beaucoup plus flexible pour produire
       massivement de nouveaux produits et services, pour de nouvelles
       demandes potentielles.

        Elle n'apporte pas seulement un allègement de la charge de travail,
        mais aussi accroit l'activité, ce qui parallèlement est favorable à
        l'embauche.
        D'ailleurs, parmi ces activités nouvelles se situent aussi les besoins
        robotiques ou numériques des consommateurs


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    M.a.j. / updated : 29 août 2015
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