Piège d'engagement et
syndrôme du propriétaire

 
Biais d'engagement, d'attachement et de possession
trois formes de pièges financiers
.

Certains de nos engagements ou possessions peuvent nous rendre
esclaves, et brider notamment nos comportement d'investissement
et placement.

L'effet d'engagement est le fait après avoir agit une première fois
dans un sens de ne pouvoir s'empêcher de continuer même si c'est
une erreur

Le syndrome propriétaire fait que quelqu'un surévalue une chose
qu'il possède et n'accepte aucun offre pour s'en séparer..

incentive Attention,
s'engager et s'attacher, c'est important
mais cela peut aussi pièger et rendre esclaves !

Nos commit engagements et attachements envers

* des personnes, ou la société,
* ou des objets, des éléments de patrimoine,
* ou encore des avantages et des pratiques,

sont pour certains d'eux, essentiels dans notre vie.

Mais ils ne doivent pas nous emprisonner !
Evitons ceux qui peuvent mentalement nous piéger et nous conditionner.

L'effet d'engagement et l'effet propriétaire, chacun a sa section ci-
après, sont deux types courants de travers comportementaux qui
limitent notre liberté mentale de
décision.

Voici quelques symptômes de conditionnements mentaux, de pièges
de l'esprit :

* les anchor ancrages, les dogmes, les croyances illusoires,
* les
habit habitudes non fondées et les biais d'automatisme,

*
l
'entêtement
* et, dans des cas extrèmes, un
dependence esclavage total de l'esprit.

Certes, la persistance de telles rigidités brain  mentales peut aider une
personne à garder le cap et ne pas flotter sans but.
Mais à condition que les
goal buts soient respectables, les engagements
conscients,  la hiérachisation des "valeurs" justifiée et non aveugle, et les
actions raisonnées.

Ces conditions ne sont pas toujours réunies et remplies. On risque alors de
mal maîtriser nos attitudes, de "dépasser les bornes", de se "robotiser"
au point d'être inconscient des situations et d'adopter des décisions et
conduites nocifves.

Ces travers affectent notamment de nombreux détenteurs d'actifs, qu'ils
soient  
sous financiers, économiques et même sociaux (droits acquis qui ne
sont plus justifiés).

A) Effet / biais / piège d'engagement

Quand vous mettez un orteil dans l'eau, 
tout votre corps peut suivre.

Définition

L'effet d'engagement décrit comment une personne qui prend une première
décision même mineure, allant dans une certaine direction, peut se trouver
piégée à continuer
dans cette direction, même si c'est une erreur,
cela par une succession d'autres petites décisions ou actions,  .
L'engagement s'est furtivement insinué en vous, vous privant de
latitude de décision et notamment de remise en question.

C'est la différence entre

* l'effet (pervers) d'engagement et
* un engagement délibéré pour de bonnes raisons.
Ce piège peut affecter des décisions et comportements économiques
et financiers,
mais aussi plusieurs autres types de décisions et d'actions
courantes ou occasionnelles.

Le "premier geste" qui actionne le piège

Quand une personne fait quelque chose de nouveau pour elle, elle se
sent souvent obligée
/ engagée, ou encore elle se résigne paresseusement,
à ne pas revenir en arrière.
Elle se trouve ensuite sur une sorte de pente la conduisant à faire d'autres
pas dans la même direction même si ce comportement est néfaste.

Les gens peuvent se piéger ainsi progressivement par eux-mêmes.
Mais souvent, cet effet de "pied dans la porte" vient de l'utilisation
par
d'autres personnes
d'une technique de manip manipulation dite
hameçonnage).
=>
Elles savent appâter quelqu'un pour qu'il accepte de faire une action
      
mineure aux conséquences à première vue bénignes, mais qui
       l'entraîne sur une voie dangereuse.

Les actions suivantes (escalade)

La prochaine phase intervient quand la personne, non seulement ne revient
pas en arrière (si c'est possible), mais se sent obligée de poursuivre dans le
même sens et même aller 
gradual peu à peu plus loin, monter la seconde
marche, puis la troisième, la quatrième et allons y gaiement, tout l'escalier...


Mettre un premier doigt dans l'engrenage, et ensuite, bien que s'en
apercevant, ne pas "tirer pas un trait" pour "arrêter les frais", nous fait
tomber dans une "cascade d'engagements".

Plus on "investit" d'efforts, d'espoirs, de temps, de pensée ou
d'argent à
faire une chose, plus on se sent entraîné en ce sens, plus on
s'obstine jusqu'au point de l'obsession.

On trouve douloureux
(une forme de "dissonance cognitive"), ou pour le
moins difficile, d'abandonner
cette conduite même si les choses tournent
mal.

Ce phénomène d'autorenforcement (boucle de rétroaction positive) crée
une sorte d'addiction et
dependence dependance ou au moins une
habitude
et une ornière.

Un exemple frappant fut trouvé dans l'expérience de Milgram où les
joueurs se sont trouvés engagés progressivement à obéir une autorité
et finirent par prrendre des décisions potentiellement criminelles.

Comment cela affecte les placements financiers

Attention à ne pas mettre votre argent dans une souricière !
  • L'effet d'engagement ressemble un peu l' "effet propriétaire",
C'est un autre biais pernicieux expliqué plus bas dans cet article.
Il nous conduit pour résumer à surévaluer les actifs que
nous possédons déjà
, ce qui
rend plus pain douloureux
de
s'en séparer, comme s'ils étaient notre propre chair.

A titre de comparaison, on  voit que dans l'effet propriétaire
il y a une sorte d' amour pour le bien détenu, alors qu'un
engagement est une contrainte
, une pure obligation.

Par ailleurs l'effet propriétaire concerne le plus souvent des
biens de nature économique (encore que certains considèrent
aussi des persones comme leur propriété) tandis que l'effet
d'engagement peut survenir dans la plupart des situations de
la vie humaine.
  • Au cas où un investissement passé tourne mal,
le maintenir par habitude malgré les dégats peut être en rapport
avec le sentiment d' "
aversion à la perte".
Nous sommes réticents à admettre avoir fait une erreur,
et donc  à matérialiser la perte
en se débarassant de cet
actif
.

C'est l'un des facteurs de la fameuse "théorie des perspectives"
présentée aussi dans le lien ci-dessus.
  • l'illusion de préserver des coûts déjà engagés.
Cet effet est une approche biaisée voisine de celle de l'attachement
aux "intérêts acquis". Elle conduit, après avoir investi dans une
affaire qui tourne mal ou un bien qui se déprécie, de continuer
à
y investir, pour "se refaire", "rentrer dans sa mise".

L'idée est que l'investissement étant fait, il ne coûte plus rien,
et en même temps (la chose est un peu schizophrène) d'essayer
de ne pas perdre ce qui  a déjà été investi, même s'il n'est pas
réaliste de croire que la mise puisse être récupérée.

C'est ne pas comprendre que la perte est déjà faite, avec de très
faibles chances de changer ce destin, et courir au contraire le
 
risk risque de perdre encore plus en investissant ou
misant davantage dans les actifs concernés.

A quel point cet effet est-il néfaste,
et y a t'il une porte de sortie?

Pièges utiles vs. dangereux


Dans les engagements que prennent les gens, on trouve le mieux comme
le pire. Nous devons faire un différence entre :
  • Un engagement "normal" et conscient:
Pendant toute leur vie, les gens doivent prendre des petits et
grands engagements, choisir leur camp et se conformer à
certaines valeurs
quelque soient les risques
Le contraire serait la "phobie de l'engagement", l'indécision, la
passivité, le manque de courage ou encore le fait de n'agir que
par opportunité.

Nous devons prendre volontairement des engagements
conscients.
C'est la façon normale de lancer ou exécuter des
projets, faire avancer les choses, vivre en société (mais sans
soumission inconditionnelle
à elle)
et inspirer confiance.
  • l'effet d'engagement utilisé pour acquérir une bonne habitude, 
une façon de faire considérée nécessaire et bénéfique.
L'éducation par exemple crée des engagements.
Les gens se brossent les dents parce qu'ils furent incités à le faire
une première fois.
  • L'acceptation d'une habitude peu rationnelle mais bénigne,
Il s'agit d'une façon de faire pas toujours utile mais sans
grandes
conséquences,
par ex. fréquenter presque
toujours le même magasin et/ou acheter toujours les mêmes
marques sans se donner la peine de comparer.
  • Et le piège d'engagement,
un travers comportemental à haut risque.
Il commence par des actions faussement benignes mais qui
nous mènent à perséverer sur des chemins irrationnels,
addictifs et contreproductifs
.
D'un engagement à un autre allant plus loin dans le même sens,
il devient de plus en plus difficile de "fixer les bornes "
et de se désengager
avant qu'il soit trop tard.

Cela évoque l'allégorie (certes exagérée, mais autant la citer)
de la grenouille
qui ne réagit pas pour sortir d'une eau dont la
chaleur est montée lentement jusqu'à ébullition 

Par ailleurs l'addiction aux drogues commence avec une seule
fois.
------------------------------------------------------------------------------------------
B) L'effet / biais / piège propriétaire
Quand des choses que nous possédons sont ressenties comme
parties intégrantes de notre coeur, les vendre est ressenti
comme vendre notre coeur.

Définition

A la différence de l'effet d'engagement, qu'on trouve dans des situations de
tout genre, le biais propriétaire est surtout lié aux biens ayant une
valeur économique
.
En fait, on peut aussi le relier dans certains cas à d'autres "émotions
possessives" ou "biais d'attachement"et "possessions sentimentales".
Pour être simple, l'effet de propriété / le piège du propriétaire est
un sentiment assez courant chez les détenteurs d'actifs que
ceux-ci valent plus gemque ce qu'offre le marketmarché.


Qui possède quelque chose tend à lui donner une valeur monétaire
plus élevée que lorsqu'elle n'était pas en sa possession
.

Dit encore plus simplement, posséder quelque chose accroit sa
valeur
...dans l'esprit du propriétaire.

Placements et effet propriétaire

Le drame de la séparation

De nombreux investisseurs sont réticents à vendre leurs actifs financiers
quelque soit le prix offert,
en ayant le sentiment qu'ils valent plus que ce prix.
Aussi, ironiquement, ils les surestiment par rapport au prix qu'ils seraient
prêts
à payer pour acquérir ces
actifs s'ils ne les détenaient pas.

Cet aspect de "ce qui est à moi est à moi" est appellé aussi "l'aversion
àl
a cession / au désaisissement", le "syndrome du propriétaire"
ou, approche plus
affective, le "biais feeling d'attachement".

Un phénomène semblable se produit quand un investisseur, qui a vendu
- avec réticence - un actif,
se précipite en acheter un autre, même
si c'est le mauvais moment pour cela.

Au niveau émotionnel, il se sent amputé et se précipite vers le magasin
de prothèses et
transplants. Il rationalise sa fear peur en se
persuadant lui-même qu'il ne doit pas  "laisser l'argent dormir" et
devrait plutôt détenir de nouveau quelque chose semblant
plus

"tangible" que de simples liquidités.

Pourquoi cette atttitude "conservatrice"

Pourquoi nous conduire en mère poule financière
protégeant ses poussins financiers ?


1) Biais de status quo.

Aversion au changement


Cette tendance des gens à surévaluer ce qu'ils détiennent déjà, préférant
le conserver quelqu'en soit le coût, va plus loin que deux autres travers,
"l'effet de disposition / désaisissement" ou "l'aversion à la perte".
Ces deux autres notions ont pour critère particulier un
"prix
pricede
référence "
auquel la personne est anchor  mentalement ancré
(valeur ancienne ou objectif futur, un prix
au dessus duquel elle considère
ne rien perdre)
.

En fait, l'aversion à la vente ne fait pas référence à un tel prix préétabli
mais est plutôt liée au biais de status quo, la réticence humaine
générale à changer quelque chose à sa conduite.

2) Illusion cognitive

Sans cette possession,
je me sentirais
poor pauvre, faible et nu.

Posséder un actif, ou investir dans un projet / une entreprise, peut donner
l'impression de nous enrichir.
Tandis que vendre / désinvestir nous apauvrirait, ou du moins nous
mettrait en situation d'insécurité.


3) Biais émotionnels

feeling Douleur de la séparation:
Non, je ne veux pas te quitter !


L'illusion est aussi a demi émotionnelle, liée au syndrome de possession,
une sorte d'avarice, de peur d'être privé / dépossédé de quelque chose.
On pourrait dire le fait d'être mentalement possédé ...par ce qu'on possède

Dans ce sens, certaines personnes:
  • Soit idéalisent ou donnent une valeur sentimentale / affective
à certains actifs (leur maison familiale...),
  • Ou du moins qui leurs sont devenus proches et familliers
et ainsi les préfèrent, quelque soient leurs réelles perspectives,
à l'inconnu.
C'est un sentiment lié à leur aversion à
fog l'incertitude /
attitude face au risk risque.
  • Ou se sentent engagés (voir engagement)
par ce qu'ils ont déjà été effectué, l'investissement ce qui rend
difficile de l'abandonner en changeant de projet / de tâche.
  • Elles tendent nostalgiquement à en rester à leur premier choix;
en gardant ces premiers biens auquel il se sont intéressés.
  • Ou ont peur du changement (voir biais de status quo).
  • Ou sont simplement ...paresseux et voient une telle décision de changer
de cheval comme une complication.
Un effet collatéral de la possession : plus il fut difficile
d'obtenir une chose, plus il est difficile de la laisser.

Le prix de la sueur.

Quelqu'un qui a dû faire de grands efforts pour obtenir ce qu'il a, tend
à être exagérément prudent pour préserver cet acquis. Ne voulant pas
risquer de le perdre,
il peut manquer des opportunités de meilleurs gains
futurs.


Réciproquement, son coeur est moins attaché à l'argent ou des biens dont
il ne fait que s'occuper pour le compte d'autres personnes, 
ou dont lui-
même est devenu détenteur facilement ou par un coup de chance

Avec ces biens, ils prend habituellement plus de risques et d'initiatives (effet
"nouveau riche",
monnaie de la maison).

Retour à collection : articles de finance migrés depuis Knol
Retour à collection : articles d'économie migrés depuis Knol
Retour à collection : articles de psychologie de la décision migrés depuis Knol

Visites de cet article (version anglaise)
avant migration depuis Knol (et traduction) :
2.9 k


M.a.j. / updated : 19 août 2015
All my ex-knols / Tous mes ex knols 
Disclaimer / Avertissement légal

This site tracked by OneStat.com. Get your own free site tracker.