Pouvoirs, droits et société

Latitudes et pouvoirs respectifs
de l'individu et de la société


Tout d'abord, démocratie ou non ?

Personne n'a su définir ce qu'est une démocratie, vue la diversité de
ses formes.

Disons que, ça ne mange pas de pain que c'est un régime organisé de
façon à ce que chaque individu, vous comme moi, a, dans un groupe,
* un droit à la parole
*
et une petite fraction du pouvoir .


Cela s'écarte de la notion de démocratie comme "pouvoir du peuple".

La notion de "peuple'" est en soi un formatage des gens, la mise dans
une
même boîte de toutes les personnes. C'est d'ailleurs un mot très
prisé par
les régimes totalitaires, sans doute pour mâter les individus
considérés comme pions d'une entité supérieure sacralisée.


Pour savoir s'il y a démocratie, la première question
est de savoir si chaque
personne peut se faire entendre.
On rejoint là la liberté d'expression.

La tentation de la poigne
La démocratie n'est pas universellement considérée comme naturelle.
Même dans les régimes démocratiques, dans les périodes difficiles et/
ou sous la coupe de telle  ou telle idéologies, tendent à émerger des
attaques
contre sa pertinence.
 
Ainsi certains bons esprits, échevelés ou au contraire très propres sur
eux, considèrent les populations
comme trop irrationnelles, inéduquées 
ou
indisciplinées pour avoir un rôle en matière de  pouvoir. 
=> Ils proposent, et cherchent à imposer, le recours à un leader ou
      un clan
dominateur sous couvert d'efficacité ou d'une
      légitimité
morale ou sociale auto-proclamée.

Certes, dans le système démocratique, les électeurs et leurs représentants
peuvent faire des erreurs
(théorie du "choix public").
Ils peuvent être l'objet d'entrainements collectifs au lieu de réfléchir de
façon indépendante.
Ils sont aussi manipulés par des organes et personnes qui ont leurs
propres ambitions.

vs. les gros danger d'abandonner liberté et responsabilité
Malgré ce qui est dit plus haut, il y a une grosse différence qui joue en
faveur des démocraties par rapport aux dictatures même
"éclairées".

* En démocratie, dans leurs votes (ou autre type de participation aux
   débats et décisions) comme dans leur vie en général, les gens ont le

   droit de faire des bêtises. Ils en supportent les conséquences

* Dans les régimes autocratiques, le chef ou un clan ont seul le droit
   de 
faire des inepties à leur place. Le problème c'est que ce sont les
   autres  qui en
supportent les conséquences.

* Dans les régimes totalitaires, c'est l'individu lui-même qui est pris en
   main dans tous ses aspects, même son mode de pensée lui est imposé
   par tous moyens, dont la force. Il n'y a plus qu'une seule pensée.


C'est là que le premier système semble plus légitime, plus juste, plus
rationnel, plus
équilibré et plus responsabilisant.
Et surtout on finit un jour par se mordre les
doigts d'avoir un régime
autoritaire qui mène la population à la botte.


Comment recrédibiliser la pratique politique

Se pose la question de la façon la plus démocratique d'organiser la vie
politique
.
Cela en constatant une défiance croissante envers les  partis et
responsables politiques élus qui jouent sur les émotions et sont peu
avares de promesses
irréalisables

Pour compléter le système très manipulables, des élections,
quelques pistes, sans doute insuffisantes


* Tirer au sort (sortition) les représentants apporterait quelque chose,
mais serait
aussi une démission de l'ensemble de la population n'ayant
plus à participer.


* Des référendums fréquents, dans un pays qui n'en a pas une culture
séculaire,
certes feraient mieux participer mais à coup de décisions
parcellaires créant
des incohérences, l'absence d'orientation générale
et le manque de responsables
pour décider / réagir rapidement.

Donc OK pour tout cela mais ...à petites doses. faut aussi trouver :
* Le moyen d'avoir des décideurs tant pour les affaires courantes que
   pour les crises.

* des sources de réflexion, et de visions politiques. Ce qu'étaient
   censés apporter
les partis, maintenant largement décrédibilisés.
   Comment reconstituer de telles
sources ?

En attendant, petit tuyau aux politiciens,
qui sont de plus en plus considérés, il faut admettre que cette opinion se
généralise, comme des charlatans incapables


Certes, les offres politiques mirobolantes et le slogan "laissez-nous faire,
on
s'occupe de tout !" continuent à envoyer des candidats au pouvoir. mais
d'un
autre côté c'est plutôt par défaut (rejet d'un autre candidat).
Par ailleurs les
abstentions croissent. 
Tout cela traduit la déception des citoyens une fois que
ces personnages
occupent le pouvoir.


D'où un apparent désintérêt pour la poltique (et une décrédibilisation d'un
Etat
de plus en plus touche-à-tout dans des domaines où il est incompétent
et 
inadapté, multipliant ainsi les ratages).

Mais il s'agit plutôt d'une méfiance, voire d'un dégoût envers les personnages
politiques qu'envers la politique comme matière concernant la cité.

Alors voici mon tuyau : si un candidat avouait "j'ai peut-être deux-trois
pistes,
mais je ne résoudrais pas les problèmes tout seul, mais on peut les
résoudre
ensemble, et ça va pas être facile", il décrocherait sans doute le
jackpot.


Relations entre individus et sociétés
quelques principes et définition

Autant le sens du mot individu (appliqué à l'être humain) est compris
immédiatement, autant celui du mot société, qui qualifie un ensemble
de personnes suffisament vaste, est plus sujet à interprétations. Il
couvre un éventail très divers de niveaux et types d'organisation ou
de fonctionnement plus ou moins formalisés, imbriqués et hiérarchisés.

Le développement de nos jours du fonctionnement des individus "en
réseaux" complexifie
encore les choses.
De même que l'attention portée aux notions, de leur côté un peu
confuses
et utilisées allégrement de façon émotionnelle par des
partis "populistes" , de "civilisations", "cultures",  identités,
"souveraineté"
et autres, notamment celle de "peuple" examinée
plus loin

Pour préciser ce qu'est la société, et en réalité "les" sociétés, il faut
passer au plan pratique. Là on voit que ce terme peut s'adresser à


* Plusieurs niveaux de territoires ayant chacun leur administration
   propre et leur part de souveraineté
Voir fédéralisme.
 
Cela va du local au régional, au national, au continental et au

mondial.

Le grand clivage politique ne se réduit plus à droite vs. gauche
mais est de plus en plus entre le repli sur son pré-carré et
l'ouverture au monde
.


A noter ainsi que malgré le développement de la mondialisation, et
les défis et opportunités
qui en résultent, c'est au niveau mondial
que la société est la moins dirigée,
la prééminence des nations
bloquant une nécessaire mise en commun du pouvoir politique
dans divers domaines cruciaux.


* Plusieurs types de communautés
Il s'agit de groupes plus ou moins hiérarchisés de personnes qui
partagent divers liens, attitudes, intérêts, thèmes-clés, objectifs et
traits culturels...

Attention là au communautarisme, qui peut enfermer un groupe
sur lui-même
avec une forte hostilité envers le reste du monde. Il
peut y avoir alors, oh paradoxe, à la fois mise sous-cloche intérieure
et tentation de domination de communautés extérieures.

De même la notion d'identité, consistant le plus souvent à
s'identifier comme "appartenant" (mot lui-même non neutre) à
une communauté n'est pas sans danger, vu que personne n'est
identique à qui que ce soit
ni est la propriété de quoi que ce soit.

Attention enfin à son application aux "classes" et au
"peuple".
Des régimes et mouvances politiques ont poussé ou poussent à
l'extrême

* une notion clivante considérant l'individu comme membre
   d'une classe
qui va (ou doit) déterminer sa pensée
   (représentation sociale) et son comportement
économique
   et politique 

* une notion sacralisée et encore plus uniformisante

   de peuple,
aspect déjà citée en introduction, une entité
   monolithique supposée supérieure à l'individu. D'où la tentation
    de le personnifier dans un Etat jouissant de larges droits
    "souverains", pouvant primer sur les Droits de l'homme.


Rappel 1:
  • identité, communauté, réseau, démocratie, individu
  • (tiré de : crise économique , mondialisation)
  • doit avoir ses domaines d'autonomie  mais pas en s'entourant
  • de  murs divers.

  • S'il ne veut pas se figer et décliner en se privant d'oxygène
  • extérieur, il doit être non pas fermé, mais ouvert, voire un
  • carrefour d'échanges de toutes sortes avec le reste du monde.
    • L'identité 
  • (terme dangereux, personne n'étant identique à qui que ce
    soit)
    Certes il peut y avoir certaines similarités majoritaires ou
    mieux un ralliement à des projets communs. Mais cela sans
    uniformité
    , d'ailleurs quelqu'un
    peut avoir un attachement à
    plusieurs territoires, plusieurs
    cultures, plusieurs domaines
    d'intérêt, etc.

  • On peut appartenir à diverses "communautés"

  • (mot dangereux lui aussi, mais c'est une question de gradation).
    Ce qui crée une situation inédite, c'est que le monde fonctionne
    de plus en plus en
    réseaux.
    Cette "auto-organisation" ou "émergence" (pour reprendre des
    termes propres à la théorie
    des systèmes dynamiques) :

    * permet à chaque pôle d'exister en lui-même donc en se
       distinguant des autres

    * mais aussi le relie continuellement aux autres.

    * Plusieurs types de domaines de décisions
    Des espaces de "souveraineté" diraient certains, notion abordée
    plus haut et souvent considérée de façon très bornée comme
    devant rester jalousement l'exclusivité des Etats et nations
    ,
    alors qu'elle peut être partagée ou répartie sur divers échelons,
    précisément en fonction du domaine à traiter.

    * De façon encore plus pratique, des institutions exerçant ces
    pouvoirs
       de décision.
    Ces entités, par exemple l'Etat, tel que défini plus loin, peuvent
    oublier les citoyens, vivre leur propre vie et favoriser leurs propres
    intérêts, ou ceux de tel ou tel milieu ou école,en représentant soi-
    disant ceux de la société (problème "propriétaire / agent"). 


    A noter aussi que

    *
    l'individu lui-même,
    peut avoir (et à souvent) le souci de la société,
       et des devoirs envers elle car il ne peut vivre de façon tout-à-fait
       isolée, et son développement est venu tout d'abord d'un
       apprentissage social).
     

    En fait chaque être humain juxtapose deux personnes
    - la "personne sociale", contributeur de la société
    - la "personne individu" avec sa liberté et ses droits

       Voir à ce sujet culture et société
      
    Ainsi donc les institutions collectives ne peuvent prétendre avoir
    le monopole de la souveraineté .

    *
    Le pouvoir de la société sur la personne s'exerce aussi par des voies
       
    autres que de telles institutions formelles,

    * Il existe un pouvoir d'influence directe de la société et du
       
    groupe sur l'individu sous forme d'apprentissage social (dès
        la naissance de la personne),
    de mimétisme et de pression du
        groupe
    ,
    * Peuvent même se produire, là on est dans le pathologique, des
        mythes et
    hystéries collectifs.
        Hé oui, la société n'est pas toujours rationnelle.
        L'individu non plus
    d'ailleurs, mais dans son cas les effets sont
        plus limités.

    * Diverses façons, plus ou moins légitimes et démocratiques, de créer,
       
    missionner, adapter ces institutions et désigner leurs membres
        (et fixer l'échelle hiérarchique de ceux-ci).

    voir par exemple sortition (démocratie par tirage au sort)

    * Et, parlons éthique, deux formes d'individualisme

    * l'individualisme collectiviste, un oxymore certes, mais une
       philosophie réelle de l'individu qui attend tout des autres

    * l'individualisme libéral, responsable tant vis-à-vis de lui-même
       que des autres
    Entre nous, lequel est le plus cupide ? Et aussi le plus humaniste
    et propice à une vraie solidarité (et efficacité) ?
    Voir aussi à ce sujet, en matière économique, la théorie du curseur

    Parenthèse sur les notions de nation
    et apparentées

    * Nation, (un groupe important en nombre de gens censé vivre
       ensemble et partager des traits et objectifs communs)
    * Pays (aspect territorial),
    * Etat (aspect institurionnel, mais les institutions tendent aussi à vivre
       leur propre vie)
    sont des notions qui se recoupent, voire s'affrontent, d'où une certaine
    ambiguité.
    Cela traduit aussi un certain découpage du monde souvent dû aux
    aléas et à la viscosité de l'Histoire. Cela n'empêche pas un certain
    "afectio-societatis" (on pourrait-dire patriotisme, mais on voit mal
    ce
    que cette référence à un "pater" peut apporter), une volonté de
    contribuer
    au bien de tous, mais avec des possibilités de déchirements
    internes, et
    aussi de multiappartenance. qu'il serait abusif d'évacuer.

    Il y a encore plus ambigu : les notions
    * d'identité (voir plus haut), mais qui est identique à quelqu'un d'autre?
    * de racines (mais est-on des légumes ?)
    * de peuple (notion amalgamante qui tend à formater les individus
       individus en une entité monolithique)
    * de souveraineté (mais est-elle absolue ou peut-elle être partagée ?),
    * d'indépendance (compréhensible, mais sans renier l'interdépendance)
    * de nationalisme (imposer à tout prix la différence du groupe),
    * d'inter-national (à distinguer du mondial),  etc.

    Terrain glissant tout ça....

    Et si on parlait de fédéralisme, notion qui peut un peu réconcilier les
    choses ?
    Et bien entendu de mondialisation démocratique

    Rappel 2:
    Fédéralisme, métropoles et monde en réseau


    Je suis content, petite touche personnelle, d'être au 21e siècle, de
    vivre
    cette chose extraordinaire, un rapprochement avec tous
    ceux qui peuplent cette planète,
    une facilité autrefois réservée
    à un très petit nombre de gens.

    Merci au développement des communications !

    C'est un paradigme totalement nouveau pour aborder les questions
    politiques
    .

    Le fédéralisme, vecteur à la fois d'unité et de diversité, de partage
    de pouvoir et de démocratie,
    ne peut qu' être un poisson dans l'eau
    dans ce véritable "monde nouveau".

    Les politiciens, d'où qu'ils soient et de quelque pelage idéologique
    qu'ils soient, feraient bien de s'adapter à cette évolution qu'on
    appelle la mondialisation et la rendre démocratique.
    Plutôt que  la diaboliser, souvent pour conserver leur pré-carré par
    incapacité à jouer un rôle pertinent plus vaste, celui de nœud d'un
    réseau, au lieu de celui de gérant de leur petit terrain de jeu avec
    leurs petites lignes de touche et petits sifflets.

    Reste à trouver
    comment faire cohabiter des civilisations
    obéissant à des philosophies
    différentes (*).
    Mais est-ce un problème ? 
    Partons du rêve d'une France fédérale dans une Europe fédérale,
    pour en finir avec le cauchemar cité plus loin de l'Etat centralisateur
    et touche à tout.

    (*) certains palent même, à tort, de "races", alors que notre seule
    vraie
    race est la race humaine

    Une France du XXIe siècle qui aurait compris que cette planète est
    mutante
    ,qu'un monde hiérarchique et fermé se meurt en mutant vers
    un système ouvert et en réseau.

    L'essor du rôle des métropoles est saisissant à ce sujet

    Ce nouveau mode fluide, interactif et et ouvert rencontre la forte
    résistance des communautarismes, nationalismes et religions
    exclusivistes.  Certes, ils dominent l'actualité, mais leurs jours
    sont comptés comme ce fut le cas des grands dinosaures.


    Droits et pouvoirs


    Cet article aborde la question des
    latitudes et pouvoirs respectifs
    des sociétés et des individus
    .

    Et là on ne peut se contenter de généralités convenues comme quoi les
    individus forment la société et la société regroupe les individus, donc
    que

    * ce qui est jugé bon pour la société est bon pour l'individu (thèse
       collectiviste 
    ou nationaliste "pure")
    * tout que ce qui est jugé bon pour l'individu est bon pour la société
       (thèse
    libertarienne "pure").


    Certes l'individu a évolué, s'est construit en même temps qu'un cadre
    social, mais il a sa propre
    personnalité, il ne peut être réduit à un
    rouage d'un ensemble
    .


    Chaque "partie", comme diraient les juristes (Rousseau parlait d'ailleurs
    de "contrat social"), doit avoir ses propres droits et pouvoirs, en évitant
    une trop grande dominationde l'une des parties.

    => Evitons donc le binaire, l'absolutisme, l'extrémisme, le purisme
          exigeant
    100% des droits et pouvoirs pour la société ou 100% des
          droits et pouvoirs à l'individu
    .

    Rappelons nous en particulier les massacres de générations entières
    que se sont permis au XXème siècle
    certains Etats, y compris un Etat
    démocratique.


    Chacun sa définition de la position du curseur entre 99 % et 1% d'un
    côté ou de l'autre.

    L'article yin yang-curseur eco donne la position de l'auteur à ce sujet, en
    gros (ce n'est qu'indicatif, évitons de figer les choses) 67 % pour l'individu,
    33 % pour la société au niveau des questions économiques (par exemple
    concernant les limites acceptables du pouvoir fiscal).

    Comme il est dit dans cet article sur le curseur :
    L'homme peut déléguer à la société certaines prérogatives,
    mais
    c'est un leurre d'appeler démocratique un régime
    voyant  l'homme
    comme propriété de la société et non
    la société propriété de l'homme,


    Concernant les privilèges de l'individu, ils sont partie juridiquement codifiés,
    mais est ce suffisant pour qu'il ne soit pas écrasé par la société, dans les
    textes sur les
    droits de l'homme.

    Entre les types de sociétés et d'institutions elles-mêmes apparaissent des
    partages, séparations et hiérarchies
    de pouvoirs.
    Et là apparaissent des risques de domination d'une institution ou d'un
    niveau de
    territoire sur d'autres (et sur les personnes). Des choses clairement
    à éviter, ce qu'ont longuement expliqué Montesquieu et d'autres penseurs
    des lumières.

    Ce qui n'empêche un certain accaparement du pouvoir par des appareils
    politiques et
    administratifs, qui orbitent plus ou moins autour d'une
    mécanique centrale : L'Etat
    Cet accaparement, ce côté dominateur et touche-à-tout est sans doute
    une des raisons qui écorne de plus en plus le prestige
    voire la légimité
    de l'Etat et autres institutions
    publiques dans des pays où ces appareils
    ont pris trop de pouvoir, sonnant l'impression aux citoyens de se trouver
    à l'écart.


    Et en pratique ?

    Certes, le principe du curseur approximatif 67/33 est théorique, c'est le
    cas habituel des principes.
    Alors, comment l'appliquer aux situations
    pratiques ?


    Dans certains cas c'est assez simple à cerner.
    Ex. : la part des budgets publics
    par rapport à la part des revenus
    privés, à partir de quel poids l'Etat (*) devient voleur des richesses
    produites ?

    Mais reste à affiner comment imputer les "hybrides", à savoir les
    transferts obligatoires, qui visent une répartition de richesses entre
    personnes privées, imposée et gérée (de façon plus ou moins pertinente)
    par les pouvoirs publics.


    Dans d'autres cas que la fiscalité, c'est plus subjectif à mesurer, c'est une
    simple indication
    pour
    que les pouvoirs des institutions collectives ne
    dominent pas ceux des individus.

    Une bonne jurisprudence et supervision (on retrouve là l'utilité des
    instances suprêmes, genre Cour des droits de l'homme,
    Conseil d'Etat,
    Conseil constitutionnel,
    Cour de justice européenne...) peut trancher les
    "conflits de droits".


    (*) L'Etat est à définir comme un appareil, une simple entité de
    gestion
    , censée au service des citoyens d'un pays, même s'il cherche à
    se faire passer comme personnifiant le pays lui-même, et plus inquiétant
    à encadrer en tous domaines lesdits citoyens.

    Quand
    l'Etat parle "d'intérêt de l'Etat" il évoque le plus souvent l'intérêt
    ...de son propre appareil et de ceux qui le  font tourner (dirigeants et
    agents)
    .

    France et democratie

    La révolution française, outre les diverses vicissitudes qui l'ont suivie, a
    râté en partie l'avènement d'une complète démocratie.
    Le pays a gardé une structure royaliste particulièrement obsolète.

    Même certaines monarchies sont plus démocratiques, avec une
    structure bien moins pyramidale, plus en réseau,
    répartissant mieux
    les pouvoirs, à la fois plus démocratique et plus efficace.


    Symbolise bien ce râtage la constitution française, qui affiche dès ses
    premières lignes
    * une conception
    monolithique de "peuple", qui tend à la fois à nier ou
       rendre secondaire l'individu, et à
    nous séparer du reste du monde)
    * le carcan d'une république "une et indivisible", ce qui
    nie l'équilibre des
      
    des pouvoirs, notamment entre les territoires.
     

    Bon, elle fait mine de se rattraper en citant la déclaration des droits de
    l'homme ...
    sans voir la contradiction par rapport à ses propres principes
    qui poussent
    au formatage "souverain" (un souverain vu bien entendu
    comme
    bienveillant et paternel, une tradition royale) des personnes et
    des territoires.


    Cas particuliers:

    k111f-democentrep (démocratie en entreprise)
    k122f-excespouvexperts (obéissance à l'autorité et aux excès des
    pouvoirs d'experts)

    k147f-surconfreglem (confiance abusive envers les réglementations)
    k117f-sortdemocratie (pour des nominations plus démocratiques)
    k135f-innovdevel (chapitre : innovation et démocratie)

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    M.a.j. / updated : 13/10/15
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