C'est quoi les marchés


L'un des importants domaines de l'économie concerne les marchés.


Ce sont les endroits - physiques ou non - où les agents économiques

échangent (selon une quantité donnée et à un prix donné) leurs biens,

services et actifs sans oublier, choses plus personnelles, leur apport

en travail et talent.


L'économie essaie de comprendre comment ces marchés, organisés ou

spontanés, fonctionnent, sur quelles bases les acteurs décident et quels

sont les effets économiques. C'est le domaine de la microéconomie.


Intérêt et fonctionnement des marchés


Des outils d'échanges et de fixation des prix

Où acheter, vendre et connaître le prix ?

Hé oui, les marchés sont apparus, au moins en germe, quasiment au
néolithique dès que des gens se sont spécialisés au lieu de chasser,
pêcher et fabriquer tout par eux-mêmes et pour eux-mêmes et ont
commencé
à échanger leurs ressources.
T'aurais pas des silex taillés, je peux te fournir des peaux de marmottes !


Plus récemment, il n'y a de cela que quelques millénaires, les échanges

devenant plus complexes, on a trouvé pratique de réunir les offres

et les demandes de tous - ou d'une grosse partie de - ces "agents

économiques" pour que chacun trouve des contreparties, en utilisant

un système de mesure (le prix) et de la monnaie qui va avec.


Cette réunion doffreurs et preneurs, dont on trouve des ébauches déjà

évoluées et organisées dans l'Antiquité et au Moyen âge (foires de

Champagne) s'appelle un marché. 


Chaque agent y présente un prix d'offre ou de demande, en

principe en fonction de ce qu'il estime être la valeur des biens

concernés, à partir, en particulier concernant la demande, de ses

besoins et moyens (autrement dit ce qu'il estime être son utilité

économique ou, en matière de de finance, son utilité financière

attendue)


Dans cette rencontre de l'offre et de la demande sur les marchés,
le
prix
est normalement celui où les quantités offertes ou demandées
s'équilibrent, et où la plus grande quantité peut être échangée.

C'est la fameuse "loi de l'offre et de la demande" sur les marchés

libres et "parfaits", autrement dit ceux qui respectent certaines

conditions d'accès et autres indiquées plus loin.


Les tableaux de l'article

Equilibre offre - demande et formation du

cours de bourse éclairent ce processus,

au moins pour le marché boursier


Organisés ou non ?


Les marchés qui respectent le plus les conditions pour que cet équilibre

soit le mieux assuré sont généralement les marchés organisés

(bourses, en particulier celles d'actifs financiers).


Ce côté organisé consiste à centraliser dans de bonnes conditions

quasiment l'ensemble des offres et demandes,


De plus ils offrent souvent des techniques sophistiquées allant au

delà des opérations à paiement comptant et livraison immédiate qui

restent la base des échanges.

On trouve donc à acheter ou vendre des anticipations de prix:

achats et ventes à terme, options de vente et d'achat.

Ces opérations à échéance future servent soit à couvrir le risque de

variation de prix, soit, et pour ceux qui font contrepartie en prenant

à leur compte ce risque, à spéculer sur cette variation attendue du prix.


Cela n'empêche que la plupart des produits et services courants sont

offerts par des circuits n'assurant pas une totale confrontation des

acheteurs et vendeurs.

La vente est alors

* soit directe par le producteur,

* soit par des intermédiaires et distributeurs.

Ce n'en sont pas moins des marchés si chacun garde sa liberté et qu'il

y a un minimum de concurrence.  En particulier si les quantités et prix

ne sont pas fixés ou encadrés par une administration (là ont sort du

cadre des marchés).


Conditions, limites et imperfections des marchés

Les
marchés peuvent mal fonctionner si certaines conditions ne sont
pas réunies :

* non confrontation de toutes les offres et demandes sur le même
   marché au même moment, soit que l'accès au marché soit difficile soit
   qu'il y ait éparpillement en plusieurs marchés sans vraies passerelles
   entre eux.

* intermédiaires faisant tampon et manipulant les prix et quantités,

* asymmétrie des opérateurs avec position dominante de certains,

* insuffisantes ou mauvaises informations.

Les marchés qui évitent le plus ces handicaps sont généralement, nous
l'avons évoqué plus haut, les marchés organisés.


Peuvent s'ajouter aux imperfections / anomalies dues à 

* des travers comportementaux collectifs (mimétismes où chaque
  
acteur du marché joue dans le même sens, en s'écartant de son utilité
  
économique,  au point d'aboutir à des bulles et krachs)

* et aussi des manipulations (sur les opérations ou les informations)
   et autres
arnaques financières ou commerciales.

Le problème de l'intervention publique

Les pouvoirs publics peuvent être tentés d'agir sur les prix ou les
quantités offertes ou demandées, voire de s'occuper eux mêmes de
la production / distribution / répartition de certains produits, actifs
et services.


Cela peut aboutir à des situations articielles avec des déséquilibres
croissants
entre la demande ou l'offre non satisfaite ou potentielle.


=> Marché parallèle ou noir à un prix généralement plus élevé ou au
      contraire effondré par pénurie ou surproduction de certains biens...


Ce qui ne veut pas dire que les pouvoirs publics n'ont pas à surveiller
les marchés
pour tenter d'éviter les bulles et krachs, et aussi les
arnaques financières, anomalies
évoquées plus haut.

Mondialisation des marchés
et concurrence


En parallèle au développement spectaculaire des communications, s'est
produite dans les dernières décennies une nouvelle vague de
mondialisation économique.

Le libre échange a gagné du terrain, 
la multiplication des échanges
étant
un facteur de développement économique à l'inverse de ce que
serait l'isolement par rapport à notre monde actuel fonctionnant en
réseau.
Un tel repli réactionnaire et régressif, dont on trouve des traces dans
divers pays fait perdre du terrain dans de nombreux domaines.


Cela dit toutes les diverses zones géographiques ne profitent pas de
la même façon de cet essor, en particulier
divers pays occidentaux
n'ayant pas conduit les efforts d'innovation nécessaire pour compenser
les prix de revient plus bas des pays émergents (qui eux d'ailleurs
savent innover).


=> Apparaissent ainsi des tentations dangereuses de repli économique
      derrière divers types de barbelés : protectionnisme national,
     
retour au corporatisme de certaines professions "protégées" et
     
étatisation d'entreprises.
      Cela va, sauf cas très particuliers, à l'encontre de la souplesse
      nécessaire pour faire face aux défis économiques


Par ailleurs, la concurrence n'est pas aussi parfaite que les conditions
de marché indiquées ci-dessus l'exigent.
Certes les positions dominantes et monopoles locaux s'effritent mais
elles apparaissent au niveau mondial, notamment avec la naissance de
de géants planétaires dans
les nouvelles technologies, qui se taillent de
fortes "rentes de situation
" (non éternellementgaranties il est vrai).

Ce qui apparait aussi c'est que la mondialisation des marchés n'est pas
accompagnée
d'une mondialisation politique.
Ainsi de nombreux secteurs clés se trouvent être des zones de non droit
peu supervisées. Surtout, les défis généraux de la planète ne sont pas
sérieusement affrontés. Les nations, habitués à dominer et cocooner
leurs
citoyens n'ont pas trop compris les évolutions et tendent à garder
l'illusion d'une
quasi totale "souveraineté".

Liens (réciproques) : c'est quoi l'éco, etc.

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M.a.j. / updated : 16 sept. 2015
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