Evolutions économiques
et politiques économiques

Tendances longues et courtes
(notes préparatoires)

Cet article vise à

* donner un panorama général des facteurs et modes d'évolution
   de l'économie sur une zone géographique, à long terme (cycles de
  
développement) et à court terme (cycles de conjoncture),

* et situer les politiques économiques en fonction de de ces évolutions

Rappel :  définition de l'économie
C'est un
système dynamique (équilibre changeant en permanence)

* où convergent les activités (publiques et privées) de
   - production, consommation,
   - épargne, investissement,

* dont les ressources et produits sont échangés et mesurés
   généralement par le biais de l'outil monétaire (prix).

*
et dont la fonction est de satisfaire des
besoins humains  en
   procédant à l'allocation de ressources, généralement rares par
   rapport à ces besoins,  lesquels sont potentiellement illimités.

Système majoritairement en vigueur

* capitalisme
(propriété privée des moyens de production, liberté d'entreprendre).
voir nature / rôle du capital


*
économie de marché mondialisée, libre-échange, marché libre et
   concurrentiel, sans prix imposés
, et fonctionnant en réseau
Voir exemple de formation des prix en fonction de l'offre  et de l
a demande


* vs. dirigisme, économie réglementée, interventionisme, protectionnisme,
   corporatisme, keynésianisme, rôle souverain et touche à tout
de l'Etat
   mis en cause
  (voir ci-dessous rôle pouvoirs publics et théorie du curseur)

* Indépendance des institutions monétaires, émission reposant sur
   le système bancaire et des engagements d'acteurs économiques et non
    les Etats.


Evolutions longues (cycles de vie)
Développement et grandes tendances


Comme pour tous les systèmes dynamiques complexes, les évolutions
sont non linéaires, avec des mutations / ruptures,
et en particulier

* Des cycles de vie (cycles longs de développement sur une ou
   plusieurs générations, voire siècles
) :

1. Emergence (voir plus bas "pays émergents") ->
2. Croissance -> 3. Maturité ->
4. Déclin
(ou nouvelle émergence)

* Avec innovation / destruction créative :
   disparition de certaines activités par création / essor
   de nouvelles. La durabilité suppose des adaptations.


Moteurs et défis : 
Notons concernant le développement économique de nos jours

* la part de "biens matériels" se réduit vu l'essor fracassant des services,
   de la haute technologie, et encore plus du "savoir", lui même en
   perpétuelle évolution
.  On est donc passé de l'économie agraire et de
    subsistance, à l'économie industrielle et maintenant une
économie
    dite "post industrielle"
.

    A chaque fois, la "valeur produite" (mesurée de nos jours par le
    fameux PIB,
en tant que somme des "valeurs ajoutées" dans une
    zone donnée)
s'est globalement accrue,  mais en prenant de
    nouvelles formes
.

    En fait la frontière s'estompe entre industrie et services.
    Les  services ont emprunté à l'industrie l'omniprésence de la
    technologie, y ajoutant une approche de marketing comportemental
    de plus en plus poussée et un peu ... inquiétante, vu les risques de
    manipulation.
 

* Evolue aussi le rôle des facteurs de production, (politique de l'offre,
   voir plus bas)
, en particulier le besoin d'investissements. avec de plue en
   plus primauté de a société du savoir et de l'innovation
(avec
   destruction créatrice,   voir plus haut)
vs. principe de précaution et
   thèses malthusiennes mentionnés ci-après

  
* le rôle des marchés s'est accru et la mondialisation des échanges
   fait contribuer de nouveaux pays à la croissance économique mondiale
   (pays émergents, voir ci-dessous),  même si les protectionnistes
   voudraient casser cette évolution; ce qui créerait d'énormes reculs dont
   tous pâtiraient (dans
la  décennie 1930-1940, le protectionnisme
   généralisé a fortement aggravé et prolongé la crise).


* le rôle aussi du système économique (institutions, règles)
en fait c'est
   l'un de ces facteurs de production.


* les conséquences humaines / allocation des ressources entre les acteurs : 
    -inégalités
à la fois croissantes (concentration de 
richesses) et
      décroissantes (recul de la pauvreté),
    - rôle des évolutions démographiques (accroissement, vieillissement).
    - un problème crucial : le chômage (voire plus bas)

* les conséquences géoplanétaires : environnement, conflits politiques en
   l'absence
d'institutions démocratiques mondiales.

+ Thèses malthusiennes plus ou moins opposées au développement :
    "décroissance" ou du moins développpement "alternatif" par la restriction
     autoritaire des choix d'activités et donc de
besoins à satisfaire. Elles se
     basent sur

    
* une erreur d'analyse, une annonçant par paresse mentale une
   pénurie
d'énergie (pourtant l'une des choses les plus abondantes
   de l'univers !)
et de matières premières (mais on découvre tous
    les jours des matériaux
innovants !)

*  et une hostilité à l'initiative, à l'ouverture sur le monde, au
    changement (biais de statu quo et de conservatisme) et à
    l'innovation, vus
comme éléments perturbateurs.
    Cette idéologie de la régression est souvent justifée (?) par
    l'idée
d'entroprie, qui méconnait comment évoluent les
    systèmes dynamiques vers au contraire plus d'organisation
    et l'émergence de nouvelles propriétés.


Evolutions à durée courte et moyenne :
Cycles de conjoncture


Venons en aux cycles courts de conjoncture, alternance de croissance
et de stagnation ou récession sur plusieurs années (voir tendances
+ voir
incertitude prévision éco vs. probabilités, 


Rôle de l'endettement et de la création monétaire.
Ils agissent comme un levier du développement économique mais sont
parfois utilisé abusivement et trop longuement en cas de "panne" de
croissance avec
alors risque de surlevier (et de
surcapacités), d'inflation, de bulles,  de dévaluations en cascade...
(voir
les articles crise systémique, monnaie, et aussi plus bas, le chapitre sur
les politiques économiques)


La monnaie est créée de nos jours par le système bancaire, à
l'occasion de prêts à court terme (ceux à long terme étant financés
plutôt par l'épargne) en contrepartie de l'engagement des agents
économiques emprunteurs.


Rôle de  la sphère financière

Celle ci, dont le rôle est essentiel pour le développement économique,
est de nos jours artificiellement boostée et rendue fragile par une
création monétaire
échevelée supposée booster la ....sphère économique.
Ces distorsions entre les deux sphères expliquent certaines crises


L'exemple des pays émergents

Rappelons que l'économie est un
système dynamique.
Dans de tels systèmes l'évolution se fait non seulement par adaptation
progressive mais aussi par franchissements de seuils produisant
l'
émergence de caractéristiques tout-à-fait nouvelles et transformant
de l'ensemble
vers un niveau d'organisation supérieur.

Un pays émergent passe d'une économie simple et statique à
une qui 
est diversifiée,
complexe et dynamique. se produisent
en chaîne a de profonds
changements (mutations). Ce n'est pas
que l'économie qui évolue, il y a
aussi des transformations sociales, institutionnelles, etc..


Pour en revenir à son économie, on constate une croissance de la
production, du
niveau de vie et des progressions dans d'autres domaines,
par exemple techniques où il tend peu à peu
à rattraper les performances
de pays déjà développés.

Il y a non seulement émergence de nouvelles qualités "sociétales"
(système juridique, organisation et infrastructures) mais aussi
progression
quantitative de l'activité économique de façon géométrique,
en rupture par rapport à une antérieure évolution lente
ou inexistante.

Cette croissance n'est pas forcement continue, elle peut créer des
déséquilibres


   * soit momentanés (crises de croissance)
   * soit dans certains cas de non corrections durables

   * soit dans de rares cas déffinitifs (la transformation finit par avorter).

Si l'évolution se poursuit normalement, arrive un jour une phase de
rythme de
croisière (phase 3 du" cycle de vie" évoqué en début s'article)

Sans parler des pays en
régression qui mutent dans l'autre sens et
peuvent retomber à un état inférieur,
je ne voudrais pas épiloguer ;-(

Questions politiques liées aux
évolutions économiques


* Le chômage, problème crucial dans divers pays ?
   quelles sont les causes :

  
1) Transferts d'activité vers des pays plus compétitifs ?
     C'est souvent ressenti comme une perte, mais d'un autre côté en
     réduisant  les coûts des produits, donc augmentant le pouvoir
     d'achat dans les pays consommateur, il permet de développer
     d'autres achats.
     Par ailleurs il y a un certain rattrapage des coûts dans ces pays
     émergents qui  diminue leur avantage surtout si ces pays négligent
      d'innover.
  
2) Automatisation ?
    Attention au luddisme, le sabotage du changement.
    La robotisation et le numérique rendent les  offres plus compétitives
    avec moins de travail, mais ellses sont aussi source de nouvelles
    offres
de produits et services eux-mêmes automatisés ou  connectés 
    Ils avorisent donc le développement économique et l'emploi, à
    condition que le système d'éducation améliore les compétences.
   
Même chose pour les multiples avancées des
sciences de la vie, de la santé,
    du vieillissement (cf. transhumanisme), de la production alimentaire.
    En fait se posera un problème de choix entre toutes ses offres qui
    du  moins au départ mobiliseront énormément de travail, de savoir et
    créativité et bien entendu capital .

   Quelques questions sur le coût du travail
 
   - Des salaires trop haut limitent-ils l'emploi et favorisent-ils les
      travailleurs en place par rapport aux chomeurs?
      Sans doute oui, mais dans certains secteurs peu qualifiés.

    - La concurrence en faisant baisser les prix fait elle baisser les salaires.
       l'emploi, et les investissements ?
    - Ou est-ce l'inverse ? En effet vouloir fabriquer la même chose que 
       des pays à bas salaire peut conduire à ...des bas salaires
 
 Et en vrac:

    - Quelle est l'incidence d'une non adaptation du système éducatif
       aux beoins de l'économie  Sur ce sujet il faudrait un article en soi.


    - Quels sont les effets d'un insuffisance de l'esprit d'initiative et
       d'innovation
face à un monde changeant, où il est facile de perdre
       sa rente de situation?
Voir l'articje à ce sujet ainsi que celui sur les
       facteurs de production

* Répartition des richesses produites,
 
   Inégalité croissante entre les acteurs des diverses entités productrices ?
   Voir l'article à ce sujet. En fait les riches sont plus des actionnaires
   créateurs et développeurs de capital que des accumulteurs rentiers.
  
   Question du maîtrise des coûts et du financement des retraites et
   prestations sociales absorbant une part croissante du PIB et des
   budgets
  
   Quelle graduation du curseur entre l'Etat et le privé sur position libsoc
   (libérale sociale) ou soclib (sociale libérale)
? Voir plus loin le chapitre
   sur les pouvoirs publics.


* Problèmes d'environnement
  
   L'innovation : menace ou atout. Là encore plutôt un atout, pour trouver
   de nouvelles ressources, mieux utiliser celles dont on dispose. diversifier

   les offres comme vu ci-dessus vers des productions où le facteur "savoir"
   prime sur celui des ressources naturelles


Rôle des pouvoirs publics
Qui sont ces pouvoirs publics ?
Locaux /  régionaux
+ nationaux / continentaux + mondiaux

- Emergent de plus en plus le fédéralisme, le partage de la souveraineté,
   le fonctionnement en réseau
, toutes choses qui bien entendu apportent 
   une certaine souplesse économique.

- En parlant de souplesse revenons sur la question de l'équilibre Etat /
   individus (théorie du curseur)


Missions et leviers des pouvoirs publics

* Investissements publics infrastructures / éducation / recherche

    Attention toutefois à la tentation d'investissements pharaoniques
    avec surestimation du rapport utilité / coût. Cependant de grands
    projets peuvent avoir un effet de mobilisation de l'ensemble des
    acteurs

* Action sociale / protection sociale : partages des revenus jusqu'à
   quel point, emploi, réglementation du travail entre protection et
   souplesse  économique

* Fiscalité : importance, répartition. Les contribuables commencent
   à se demander si l'Etat leur en donne pour leur argent.  Leur
   en lui et envers les acteurs politiques peu avares de promesses de
   friandises tend à décliner très vite.

- Quel poids de l'Etat sur la production (prélèvements obligatoires,
   hyperréglementation) freine-t-elle celle-ci ?
  
Deficit spending : quels domaines, jusqu'à quel point ?
  
A priori les dépenses étatiques non maîtrisés n'apportent pas un iota
   de croissance en plus, voire la briment 
   Désolé Keynes, ton multiplicateur a force d'avoir été utilisé jusqu'à
   plus soif semble être devenir soustracteur de croissance.


* Régulation des échanges vs. libre échange (monopoles, commerce
   extérieur)
. On trouve là les dangers du protectionnisme et de la
   trop grande intervention de l'Etat dans les stratégies industrielles
   ou autres qui peut tomber dans des lubies et rigidités.

* Monnaie : voir plus haut


Politique de l'offre ?
Ou de la demande (interne
) ?
Une politique de la demande interne est un coup d'épée dans l'eau si
l'offre
n'est pas adaptée en prix, qualité et diversité (innovation) à la
demande interne et externe. En situation d'interdépendance économique
internationale jouer sur la demande interne êut être un marché de dupes.


Sans offre adéquate , une demande reste une virtualité.
Une
politique de la demande ne suscite pas forcément une offre
immédiate répondant à des
besoins réels et précis, d'ailleurs difficiles
à déceler et
sur lequel c'est aux entrepreneurs de faire des paris et
donc prendre des risques.


Il peut certes y avoir des surcapacités au niveau de l'offre, mais
il
n'est pas sûr que booster la demande puisse les éponger si les

demandeurs ne veulent pas des produits ou trouvent mieux adaptés
ceux de la concurrence.


Son effet peut être simplement de créer une demande accrue de produits
importés
mieux adaptés à la demande. Tout en  ne vendant pas une unité
produite de plus
à l'extérieur pour compenser puisque le produit n'est pas
compétitif. Cela devient en fait une politique de repli.


Les instruments classiques de la politique de la demande,
déficit
budgétaire, création monétaire, et bas taux
d'intérêt
,
peuvent très bien, au lieu de booster l'économie,
aboutir à
l'hypertrophie financière avec des bulles financières
et immobilières répétitives


De plus une politiqe de la demande détériore les finances publiques
(overleverage, crises de la dette souveraine...).

Elle peut en même temps perturber la santé
monétaire si la banque
centrale est sous la main de politiques pensant pouvoir créer massivement
de la monnaie sans contrepartie.


Une politique de "relance" est par définition une panacée provisoire
(même Keynes la voyait ainsi), certainement pas une politique structurelle
et permanente.


Cela rend crucial une politique de l'offre, aux objectifs plus structurels
et durables, à savoir créer les conditions permettant
aux entreprises
d'investir sans relâche dans la préparation et mise en oeuvre
d'offres de produits et services
repensées en permanence, pour
satisfaire les demandes potentielles internes et externe au territoire.

Et là, on pense à divers comportements politiques pragmatiques :

* Ne pas matraquer fiscalement
l'activité et les investissements
   (fiscalité des entreprises, du travail,  des dividendes et plus values...),
* Revoir
les contraintes réglementaires étouffantes et rendre l'Etat plus
   frugal dans son fonctionnement courant,
* Contribuer en partenariat à adapter aux évolutions les infrastructures,
   la recherche et l'éducation...


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M.a.j. / updated : 12 oct. 2015
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