Culture, individu et société
(ébauche)

Savoirs et savoirs faire pour vivre et suvivre
Sans être esclave des connaissances acquises
ou conventionnelles


Essai de définition ?

La culture peut prendre plusieurs sens. Allant du très pratique au plus
intellectuel.


La culture est un ensemble de connaissances

* communes
aux membres d'une société, allant d'une simple communauté
   (interprétation étroite des sociologues) à l'ensemble de l'espèce humaine,

* mais aussi celles pouvant être propres à à une personne en particulier.

La culture est une clé pour vivre en société, avec le petit risque, si elle
est statique et trop tournée vers ce qui fait consensus, de tomber dans le
conformisme.

Un contenu large et dynamique.

Certains assimilent trop culture avec la connaissance et /ou la pratique
des arts
et de la littérature.

C'est bon chic bon genre, c'est une composante importante, mais s'arrêter
là est réducteur. De plus, l'art, la littérature, et même la philosophie sont
en partie affaires de modes .


Et surtout :
* La
science, ce ne serait pas de la culture  ?
   Pourquoi est-elle le plus souvent
considéré comme trop "mécanique"
   par certains ins qui se prennent pour de grands esprits, des puits de
   culture ?

   Pourtant c'est une école de rigueur, bien utile pour éviter de se faire
   fourguer des ...bobards plus ou moins magiques, ou au moins de
   "belles histoires".


* Et ne le seraient pas non plus les pratiques, le savoir faire aidant
   de
à vivre et survivre, par soi-même comme  en société ?

C'est pour éviter une approche exclusive que cet article définit la culture
comme les connaissances en général.


Cela va plus loin qu'une simple collection de connaissances acquises. Etre
cultivé ne peut être seulement détenir des savoirs figés, conventionnels,
statiques, qui ont été progressivement empilés.

Une approche culturelle saine, qui place l'individu au centre sans tomber
dans le conditionnement par la société, se doit d'être dynamique, basée
sur
l'ouverture, et le droit de questionner les paradigmes. Donc
mettre en cause les  lieux communs, platitudes et insignifiances que peut
abriter leur masque intellectualisé. Comme déjà dit, la culture mène au
conformisme s'il manque l'approche critique.

Par ailleurs, nous vivons dans un monde complexe et changeant où il faut
donc affronter l'incertitude.  C'est là que connaissances acquises, les
paradigmes convenus tendent à se  périmer, à n'être que des croyances
un jour démenties, ne reflétant plus des réalités jusqu'ici supposées
connues.

=> Alors
pour apprendre il faut parfois désapprendre.
      Oublier Ptolémée et passer à Galilée


Société et culture dominante

La culture dominante dans une société a certes l'avantage de contribuer
au
lien social. Elle facilite des relations entre personnes grâce à des
références
et pratiques communes. Toutefois elle n'est pas sans danger
si elle exerce
une pression sociale trop forte, voire exclusive (formatage ,
uniformisation,
voire diabolisation d'autres cultures ...et sociétés).

C'est d'abord l'individu qui ne peut se passer d'une culture qui lui soit
propre avec une
possibilité de choix, bien entendu sans pour autant
devenir "asocial".


Pour prendre un exemple significatif, partons de notre culture
occidentale,


Elle est très riche et avec de nombreux côtés positifs, il ne s'agit pas de la
dénigrer.
Mais certaines de ses approches de base, dûs à Aristote sont
dommageables. 

La plus criticable est sa logique binaire,
l'alternative sans nuances entre
100 % vrai vs. 100% faux.
qui devient vite réductrice, étroite, extrémiste,
fermée
(oui,
j'accumule les piques, mais ça défoule ;-),

Je crois bien plus à l'ouverture, à la
mesure, à la logique du curseur, au
tâtonnement pragmatique.
C'est là que la complémentarité du yin et yang
parait plus fertile pour aborder notre monde
complexe et changeant.
Pourquoi pas, mais ça reste à creuser, est-ce l'un des
facteurs culturels
qui aident à l'émergence actuelle des asiatiques ?

Ce serait une raison de plus de s'y intéresser.

L'extrême de la domination culturelle :
la culture officielle / l'étatisme culturel.


Certains - la tentation à toujours existé, qu'elle soit issue des théologiens
du moyen âge ou de l'entrisme à la Gramsci - de tenter de fourguer
une
culture conçue au service exclusif d'une politique, une religion
ou autre
école idéologique.

La culture est vue là comme une arme quasi guerrière, un
domination et formatage des esprits martelant dans les
cerveaux des
croyances et/ou des règles pratiques impératives.
Une chose qui peut conduire, en matière de système politique,
si elle est imposée par la force,  au totalitarisme


Sortir du moule est alors vu
comme un échappatoire futile. Ou pire,
une perverse et dangereuse
dissidence.
Et là, manipulation, propagande, bourrage de crane, propagande,
bonjour les dégats !


Certes la culture au sens propre, c'est aussi faire pousser des
légumes, mais il faut pas pour autant qu'on nous prenne pour tel !

Faut il vraiment des administrations, nationales et locales, de la
culture ? Peut-être peut-elle donner des portes d'accès à la variéte
des
sources culturelles.
Mais se présente le risque d'une culture officielle pouvant basculer
* soit dans la facilité
(du pain et des jeux, soit disant qui élèvent l'esprit)
* soit dans l'endoctrinement, (avec d'ailleurs souvent une valeur
   artistique discutable).

Les artistes engagés, très bien, certains sont super, mais en laissant
de la place aux autres, sur le critère du talent, non pas d'une doctrine !


Aspect particulier :
rôle économique et social

Les cultures plus ouvertes et tournées vers l'initiative semblent mieux
susceptible d'amener la prospérité.

Mais, d'un autre côté  le sens de la cohésion sociale doit l'accompagner.
On
revient là aussi  au yin et yang et ses effets économiques et sociaux)

Au fait, petite question au passage, pourquoi en est-on venu à associer
de nos jours la culture à une forme soit d'intellectualisme pur, soit de
loisir (et les organismes culturels en organisateurs de spectacles (*)  ?
Bon, il peut y avoir des liens, mais pourquoi oublie t'on de l'associer au
travail productif, une activité fondamentale de l'être humain
? Ou au
contraire, d'ailleurs, pourquoi trop l'y associer (constructivisme) ?

Ne peut-on pas se cultiver, pas seulement dans un roman ou au théâtre -

certes une forme achevée
(pour certaines oeuvres) mais parfois passive,
de la culture - mais tout autant dans le cambouis ou la malette à la
main ?  Car là, on en apprend des choses ! Sur les hommes et sur le milieu
où il vit !


(*) avec en France le (gros) coup de pouce accordé aux intermittents (pris
sur les cotisations d'autres travailleurs) qui, dans d'autres pays, en se
considèrant indépendants, qualité importante chez des artistes, cherchent
simplement un job complémentaire.


Culture, mondialisation, individus
Des questions ouvertes,

La culture comprend des coutumes, valeurs et traditions, souvent
ancrées, "enracinées",
dans le passé, les territoires, les nationalités,
les communautés.


Comment concilier ces acquis fragmentés avec  à la fois
* l'humanité dans son ensemble ?
* des aspirations et projets, plus que les "racines" peu propices au
   mouvement 

* le choix libre de l'individu, la culture étant chose personnelle ?
lI y a en effet en chacun de nous à la fois,
- la "personne sociale"
, chère à Aristote, avec
   ses devoirs
- et peut être surtout la
"personne individuelle",
   avec ses droits, notamment sa liberté
(voir pouvoir, droit et société)
.

Quel dosage politique entre
* la culture universelle (*) ?
* le multiculturalisme,
* l'assimilation culturelle.

* la personnalisation de la culture

(*) la "noosphère", concept de Teilhard de Chardin est-elle en train
      d'émerger,
avec l'essor spectaculaire des communications ?

Des questions ouvertes, vous ne trouverez pas ici de réponse, ce n'est
déjà pas si mal qu'elles soient posées, pas vrai ? ;-)


Place de l'histoire dans la culture


Qui a écrit l'histoire ? Tout dépend de ce qui a voulu être prouvé.
L'intention n'est pas toujours totalement "savante", il peut aussi s'agir
de plaider pour sa paroisse.

Ce que j'adore dans l'histoire c'est l'évolution de
deux lignes parallèles
qui ont un mal fou à converger : la progression simultanée
de l'intelligence
humaine et
de la bêtise humaine. Fascinante compétition. Encore
faut-il
que les deux tendances soient présentées, que chacun se rende compte
de leur existence


Prenons à ce sujet le domaine de l'histoire A quoi sert-elle ?
Aide à prévoir le futur et à l'affronter ?
Ne serait-ce qu'en
recueillant dans le passé des astuces et aussi des pièges ? Elle en
fourmille.

Sans doute que c'eest utile,, mais ut attention aux conduites trop  basées
sur le rétroviseur. En effet il faut admettre, comme dit plus haut, que
dans un système dynamique complexe le futur est régi par une loi
fondamentale :
celle de l'incertitude 
Hé oui, le futur, c'est le monde du pari !
et pour faire face à quelque
chose qui bouge et se transforme, et pour y trouver sa place, il faut,
comme déjà dit,  non seulement
apprendre, mais aussi désapprendre.

Retour à collection : articles sur la société / le monde

Article crée après la migration des articles Knol


M.a.j. / updated : 02  sept. 2015
All my ex-knols / Tous mes ex knols  
Disclaimer / Avertissement légal

This site tracked by OneStat.com. Get your own free site tracker.