L'Europe dans un monde
qui se restructure en réseau

(ébauche)

Un monde multipolaire ?
Ou du moins en réseau ?


Y a t'il une puissance dominante dans le monde ?
 

Et bien non, la mondialisation, autrement dit le monde qui devient
lui-même
, ce qui est une
énorme avancée, relativise la puissance de
toute zone géographique. Fin des empires pouvant dominer une grande
partie du monde
!

On a un monde en réseau avec certains pôles ou, comme on dit de
façon chic
dans les "business schools" (*) entre deux équations
stochastiques sur les dérivés de marché, 
des"hubs" et"clusters" plus
actifs et influents que
d'autres.

(*) elles aussi en compétition mondiale, la France reste d'ailleurs
      plutôt bien placée
sur ce terrain même si l'Université traditionnelle
      reste
plutôt enlisée.


Pour combler l'absence, dont il faut se réjouir d'ailleurs, de
puissance
dominante mondiale, il faudrait manifestement
pour l'Europe, et ça urge, un mode
de pilotage commun
pour faire face aux énormes défis planétaires.

La place de l'Europe, alors ?

Le  continent européen ne peut se permettre de se trouver marginalisé
dans ce grand rebattage des cartes.

Il y a des illusions d'optique
* d'une part chez les
eurosceptiques qui refusent
que l'Europe soit
   une entité qui compte, la condamnant à l'insignifiance politique
* et d'autre part, dans des pays tentés de se replier sur eux-mêmes,
   donc à se mettre peu à peu à croupir l'écart des grands circuits
   économiques et même des évolutions  humaines.


Comment faire de l'Europe
une puissance qui compte ?


Il est besoin d'une véritable intégration politique, au moins dans
un espace central (zone Shengen + Euro, voire un noyau plus étroit),
cela sur le mode
fédéral (voir section ci-dessous)

Il faut par ailleurs parfaire les convergences économiques, avec
des niveaux de développement et de situations fiscales et sociales
encore trop disparates.

Pour le reste, pourrait être gardée en parallèle une grande
confédération, complétée vers l'Est
(Russie  ...dans l'après Poutine) ?


Et pourrait être rééquilibrés des liens transatlantiques quelque
peu...
asymétriques, et même sur certains points, de dépendance ?
Où est la politique extérieure de l'UE ?


En tout cas, la situation actuelle entre deux chaises, confédération ou
fédération
n'est pas tenable dans un monde en pleine évolution. Donc
les lignes vont forcément bouger. 
Les structures politiques de notre continent, bien que corsetées par
l'Histoire alors qu'elles exigent une vraie vision géostratégique
(et
bien entendu géoéconomique), resteront difficilement inamovibles. 

Des pistes simples
vers une Europe fédérale


Les évolutions le plus pressantes par rapport à la façon dont fonctionne
l'Union européenne (à appliquer à celle-ci ou seulement à l'Eurozone)
seraient
un vrai budget commun, plus de missions régaliennes,
moins de tracasseries réglementaires, et déplacement du pouvoir vers
le Parlement par rapport aux discussions de marchands de tapis des
Etats...) 
:

En contrepartie ce qui est de la compétence directe des nations
et régions
doit être clairement défini, l'ensemble formant la base
d'un système fédéral


Nous aurions donc:

* Une rédaction constitutionnelle la plus simple possible, par exemple
   les principes économiques des traités actuels doivent être du ressort
   du parlement européen.

* Un vrai budget européen avec ses propres ressources fiscales et la
    faculté d'émettre des titres de créance communs (
euro-obligations)
   
sous l'égide d'un Trésor européen.
    Cela pourrait être complété par un fonds d'investissement européen,
    mi-public mi-privé, donc au delà de ce que fait la Banque Européenne
    d'Investissement
et le fonds d'amorçage qu'a initié le Président
    Juncker
.

* Un parlement européen, centre démocratique et détenteur
   principal du pouvoir souverain
dans
des domaines régaliens
   suffisament  étendus (avec possibilité de modifier les 
aspects des
   traités qui ressortent plus des choix politiques et préglementaires
   que de dispositions constitutionnelles).

  
    Il désignerait directement  le chef de l'Etat européen (**).

    Il aurait ainsi, avec le Parlement démocratique dont il émanerait,
    primauté sur :

    - la Commission (l'exécutif).

    - et le Conseil européen, émanation des Etats, enceinte actuelle de
       tous les blocages  et marchandages. Celui-ci deviendrait une
       deuxième chambre de type Sénat, comme dans beaucoup de
       Constitutions, chargé de retoucher la sauce et l'accompagnement
       en légumes du rôti législatif).

   
(**) qui ultérieurement pourrait être élu au suffrage universel, mais
        on a tout le temps d'y réfléchir

    On sortirait donc du régime confédéral inter-gouvernemental pour
    entrer dans un véritable régime parlementaire fédéral.


Ou une solution à la fois plus large 
et plus différenciée ?

Parmi les évolution possibles, à l'intérieur de la confédération actuelle,
une fédération, a statut de nation, je dis bien à statut
de nation, entre
certains
membres peut être envisagée .

 
Aucune idée de quels seraient les membres de ce pays fédéral plus
soudé. on peut même se demander en particulier
si la France, dont
le sérieux laisse à désirer, encore qu'elle ait quelques atouts uniques
(géographie terrestre et maritime, démographie, ...droit de véto au
Conseil de sécurité de l'ONU et arme nucléaire) y serait acceptée.

A noter que la question actuelle
de la restructuration des territoires,
notamment des régions, prendrait une toute autre dimension,
parfois
à cheval sur les frontières actuelles

Evidemment la confédération subirait des contrecoups de la présence
d'un pays fédéral de taille importante en son seing.

=> Elle pourrait rééquilibrer cela par
un lien particulier avec la Russie,
      pays par nature européen et qui
n'a pas trop intérêt à se faire
      dévorer par  l'Asie.

La position par rapport à la
Turquie pourrait aussi évoluer.

Ah au fait, léger detail  : comment assurer une
certaine indépendance
de l'ensemble vis-à vis des USA, tout en gardant des relations
normales de puissances responsables ?


Annexe : statut de la BCE
(Banque centrale européenne)


L'indépendance par rapport aux politiques est une bonne chose, et
le
fait que la Fed (l'équivalent américain) fasse de plus en plus
n'importe quoi sous leur
influence peut le confirmer

Par contre il faudrait réfléchir à un statut de banque coopérative
pour
la BCE, dont chaque résident de l'eurozone pourrait souscrire
une part
sociale (de 20 ou 30 euros par exemple), jusqu'à 10 parts
pour les
"donateurs", mais toujours avec un homme une voix.
En plus cela
boosterait son capital propre (chaque Etat garderait
d'ailleurs sa
participation, convertie en parts, mais là encore avec
une seule voix).


Les banques centrales "nationales" deviendraient surtout
des
succursales, aux actifs consolidés avec ceux de la BCE.

Par contre des associations locales et régionales de
porteurs
de parts pourraient se constituer pour définir les grandes lignes
politiques, s'il parait trop compliqué
de faire un suffrage direct.
C'est la "pyramide inversée" bien connue des coopératives et
mutuelles.


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M.a.j. / updated : 22 sept.  2015
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