Economie comportementale
et finance comportementale

 
Psychologie de l'économie, de la finance et des marchés.
Erreurs d'investissements et anomalies boursières


Comment nous nous conduisons face à l'argent, au travail, à la production,
aux dépenses, aux placements? Quelles parts de raison et de déraison?

Comment sont prises les décisions économiques et financières?
Avec quels effets notamment sur les marchés, là où convergent les
divers acteurs?

Sur les marchés financiers, quels biais comportementaux individuels
et collectifs interviennent, quelles erreurs de décision et anomalies /
inefficiences en résultent ?



 sous brain Petite exploration du cerveau économique
Comment nous conduisons-nous face

* à l'argent,
* au travail,
* à la production,
* aux dépenses,
* aux placements?

=> Quelles parts de raison et de déraison ?

De quoi s'agit-il?

Le "facteur humain" mêne la danse économique.

Jouent un rôle crucial, en économie et finance, les raisonnements,
mais aussi
les attitudes, réactions, motivations, besoins,
préférences et émotions. 

Tous ces ressorts, propres à la nature humaine influencent nos

décisions et comportements
, individuels et surtout
collectifs,

Ben oui, l'économie et la finance ne sont pas des machines désincarnées
dont on peut prévoir le comportement avec quelque formules physico-
chimiques, même si beaucoup de choses y sont chiffrables
Certes, des facteurs rationnels (*) ont leur place dans tous les aspects
cités plus haut
. Mais ils ne sont pas les seuls.
A certains moments les acteurs de l'économie et de la finance
glissent sur le verglas.
Ils voient leurs neurones et hormones, pourtant expérimentés et 
travaillant de façon sophistiquée, leur jouer de mauvais tours
.
Même si la froide hyperrationalité n'a pas non plus que des
avantages.
Ces phénomènes personnels et de groupes affectant l'économie et la
finance, et parfois la perturbant comme une mouche volant en rond
au dessus de votre tartine, font l'objet de recherches dans deux
disciplines jumelles:

Economie comportementale (EC)
et finance comportementale (FC)
.
Elles examinent comment les humains et l'argent vivent ensemble et
comment
leur interaction regorge de surprises et de conséquences
inattendues.

Les économistes classiques tendaient à oublier ou sous-estimer ce rôle
crucial des comportements humains intervenant souvent à la base
même des
facteurs de production et de valeur
.

(*) Reste à définir la rationalité (ou
sillymad l'irrationalité), non pas
      de
façon hautement philosophique, mais au plan pratique et
      opérationnel
.

En ce sens, et appliquée à l'économie, la rationalité consiste à prendre
des décisions et adopter des comportements cohérents avec nos
intérêts et aussi, mais il n'est pas toujours évident d'en juger, avec
ceux de la société
 en général.

Les phénomènes en cause

Les économistes traditionnels auraient donc oublié
quelque chose?


Les recherches dans ces deux disciplines aux bases assez similaires,
l'EC et la FC, ont complété largement - et sur certains points remis
en cause - au moins trois paradigmes standards sur la rationalité
économique :

* Le concept d'utilité,
* L'idée equil d'équilibre économique,
* L'
efficience des marchés financiers.

Sans là encore trop empiéter sur le terrain, oh combien miné, de la
philosophie et de la sociologie, cela montre qu'aucun modèle descriptif
ou prédictif, social ou économique, narratif ou hautement mathématisé,
ne peut totalement et tout le temps refléter les réalités d'un monde
éminemment évolutif.
Ce monde jamais entièrement prévisible est soumis à la fois

* au fameux
"facteur humain"


* et à des phénom
ènes ressortant des
   systèmes dynamiques et complexes.

Une des caractéristiques de ces systèmes est
l' fog incertitude qui
y règne.

Elle remet en cause divers modèles
et paradigmes
simplistes
,
dont ceux délà cités, et d'autres tout aussi
"mécaniques" croyant pouvoir
les remplacer (par exemple
le modèle binaire marxiste, basé sur la castagne
entre
classe chic et péons).

Pour cerner tout ce "flou" lié à la nature de la vie elle-même, l'économie
et la finance comportementale, loin d'être des disciplines isolées, font
donc
appel à des cousins.
On trouve dans cette famille de savoirs:
  • Divers domaines des sciences humaines:
psychologie sociale, économie expérimentale,
neuroscience, théorie des motivations
.
Cet article, décidemment très riche, développe cela plus loin.
  • Des théories liées au systèmes dynamiques et complexes  
(déjà mentionnés),
Ces systèmes ne sont jamais totalement fluctuation stabilisés
et
équilibrés. Ils sont plus soumis à l'incertitude (non mesurable)
qu'au simple risque (mesurable par des probabilités statistiques).


L'économie et la finance font partie de ces systèmes en équilibre plus
ou moins instable.
La psychologie individuelle et collective, on y revient, est
l'une des causes, entre autres, de leur côté changeant et évolutif,
où pullulent les surprises, autant s'y faire
.

Travers et anomalies
propres à ces phénomènes

Allons, allons, ne jetons pas la pierre,
tout le monde peut se tromper !


L'économie / finance comportementale s'intéresse peu à ce qui
"tourne rond" et s'occupe plutôt des sources d'erreurs et
inefficiences, autrement dit:

A) les travers comportementaux
     des opérateurs
B) les anomalies de marché.

A) Au niveau des personacteurs eux-mêmes

Nous avons nos petits travers.

D'une part (là c'est la microéconomie / microfinance comportementale)
chaque agent économique produit, plus ou moins souvent, à des degrés
plus ou moins forts (hé oui, certains cumulent allégrement), des erre
urs
de
decision décision et des comportements non optimums,
voire
disaster contreproductifs.

Ces biais décisionnels et comportementaux agissent tout d'abord (on
verra plus loin les incidences plus générales) à l'encontre du propre
intérêt
de l'agent lui-même (producteur, consommateur, investisseur,
prêteur, emprunteur, privé ou public...).

Ce qui bien entendu ne veut pas dire que son propre intérêt soit le
seul but rationnel dans la vie, ce serait matérialiste et nombriliste.


Cet ensemble de biais cognitifs et émotionnels et
d'automatismes,
dans lesquels nous pouvons tous
tomber et
aux conséquences généralement négatives
(sans
qu'ils soient tous à dénigrer) est détaillé dans l'article
travers comportementaux.
=> Ne manquez pas ces passages édifiants et fascinants ;-) )


Au dela de l'économie, ces biais tendent à se glisser de façon
plus générale dans la façon dont nous décidons et
action agissons dans la vie.
Certaines de ces recherches restent toutefois étroitement centrées sur
les conduites observables dans les domaines économiques et financiers
  • D'abord une théorie fort intrigante, bien qu'assez connue:
la "théorie des perspectives".
Cette théorie po
ur laquelle Daniel Kahneman a été nobélisé
a établi que la plupart des gens
accordent une bien plus
grande valeur (négative) à une perte que la valeur
(positive)
qu'ils attribuent à un gainde même montant.

Pour simplifier, la souffrance ressentie s'ils perdent 100
Euros ne peut être
entièrement compensée que par le
plaisir d'un gain d'au moins 250 Euros.
OK, on peut négocier à 220 euros, mais c'est bien parce
que c'est vous !
  • Signalons aussi la chaîne de
sous-réaction / ajustement / surréaction des
marchés

Les travaux de Richard Thaler ont mis en lumière cette
chaîne de réactions aux situations et informations 
. Ses
effets sont décrits plus bas.
  • Ajoutons le modeste apport de l'auteur de cet article: 
le coefficient d'Image boursière

Enfin, sur le plan pratique, il peut être utile de voir l'article
Précautions pour placer en bourse.

B) Au niveau econsector économique général

Attachez vos ceintures,
l'appareil peut traverser des perturbations
.

Ces décisions biaisées provoquent d'autre part (on est ici dans la
macroéconomie / macrofinance comportementale) d
es anomalies
et inefficiences de marché affectant l'état de l'offre et de la
demande, de la formation des prix et de l'allocation des ressources.
Autrement dire le coeur de l'activité économique !


Les plus frappants, si l'on se centre sur les aspects financiers,
sont l'existence
concernant l'évolution des prix des actifs financiers
(actions cotées en bourse notamment)
  • dans les cas extrêmes, de bulles et krachs.
Ces fonctionnements en montagnes russes semblent traduire un
phénomène 
group collectif de réactions en chaîne,
d'abord
snail sous-réaction puis ajustement et enfin 
run sur-réaction aux fondamentaux et perspectives économiques.

Des phénomènes de
manipulation de marché peuvent également
s'y mêler.


Plus largement l'article évaluation financière
donne des précisions
sur
* La formation des priceprix,
* L'évaluation rationnelle ou subjective des actifs économiques et
   financiers,
* Et "l'énigme de la valeur",

EC / FC vs. paradigmes économiques

Rationalité et efficience:
des hypothèses à reconsidérer
.

L'apport dû aux recherches en économie / finance comportementale
s'oppose au moins en partie à des thèses économiques
standards telles que:
  • Le choix rationnel en économie
(l'homo oeconomicus qui serait centré sur son propre intérêt
économique).
  • L'hypothèse d'efficience des marchés (HEM) /
efficient market hypothesis (EMH) et sa cousine
l'hypothèse de promenade au hasard (HPH) / random
walk hypothesis (RWH) des marchés financiers.

Ces théories standard prennent pour hypothèse que:
  • Chaque personne en tant que "agent économique" (*)
prendrait en compte toutes les knowledge informations
pertinentes

A partir de cette connaissance elle penserait et agirait
de façon rationnelle par rapport à ses intérêts propres,
  • Elle obtiendrait un équilibre optimal entre risque et gain
pour ses investissements économiques et placements financiers,
  • Cela aboutirait au juste prix sur le marché,
Il ne changerait que lorsque surviendraient au gré du hasard
des informations inattendues.
  • Ce prix apporterait la meilleure allocation de ressources
autrement dit la répartition qui optimise les perspectives
de richesse générale.

(*) Même si tous
les acteurs ne sont pas bien informés et rationnels,
      l'HEM
considère, sans grandes preuves, qu'au moins certains
      d'entre eux
ont les savoirs, les sources d'information, les nerfs,
      l'intelligence et l'argent
      A supposer que ces traits
divers puissent coexister sans faire
      déborder la soupière)
pour opérer les arbitrages performants
      corrigeant sans délai toute anomalie de marché momentanée.

De par ses doutes concernant ces paradigmes tenant du merveilleux
plus que des réalités, la EC / FC a
aussi une parenté avec l'étude des
systèmes dynamiques et des seuils d'émergence.
Elle admet en effet
que l'équilibre économique, autre paradigme
standard, n'est jamais complètement réalisé
car les éléments humains
et sociaux (parmi d'autres causes de ruptures) font que les choses
changent sans fin
.

Recherches et découvertes actuelles

Visite du microscope labo.

Le couple EC / FC a ses propres modes de recherche, puise aussi des
notions dans la psychologie des motivations et la psychologie sociale,
et en plus s'inspire
de méthodes d'exploration scientifique venant de
domaines voisins qui apportent de nouvelles découvertes sur le
processus de prise de décision
.
Ces domaines sont:
  • L'économie chemical expérimentale / la finance expérimentale:
Simulations de prise de décision dans des petits groupes pour
essayer de montrer comment les acteurs agissent dans des
situations tentant d'imiter les marchés réels.

Cela dit il faut, à la façon de bien des grand-mères, "garder
le sens des proportions". Il n'est pas sûr que les phénomènes
propres aux petits groupes, aussi intéressants soient-ils, reflètent
de façon parfaite ceux du vaste monde économique.
Elles sont derivées des neurosciences.
En utilisant notamment le scan des zones du cerveau actives lors
des prises de décisions et la détection de sécrétions chimiques
(neuro-transmetteurs...) et d'ondes électromagnétiques actives
également.

Ces recherches montrent par exemple comment la douleur et le
plaisir
jouent un rôle décisif dans nos actions, notamment celles
liées à l'argent, et dominent souvent l'approche rationnelle.
On s'en doutait un peu, mais là c'esr scientifique !

Non pas bien entendu qu'il nous faille mettre hors jeu nos émotions.
Sans celles-ci nous risquerions de rester passifs face aux évènements,
mais il faut être conscient de leur incidence pour brider celles qui
tendent à favoriser des décisions désastreuses.

Pour trouver des éléments complémentaires

Le lecteur trouvera des éléments complémentaires dans
les synthèses en français
de ce site de finance comportementale.

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M.a.j. / updated : 22 sept. 2015
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