Perception - représentation :
ce que nous voyons et interprétons


Perception, représentation, interprétation,
compréhension, cadrage mental et généralisation


Perception (au niveau sensoriel) et compréhension / représentation
(plus abstraite et intellectuelle, attachée à un "modèle") sont les deux
niveaux
préalables à toute décision.

A chacun de ces niveaux peuvent intervenir des pièges mentaux, sous
forme de
- biais cognitifs (confusions) et émotionnels (attractions - répulsion)
- travers individuels (défauts d'attention, croyances...)
   ou collectifs (conformisme, stéréotypes),
- filtrages, habitudes et raccourcis abusifs (heuristique de réprésentativité
   et cadrage mental par ex.)

Attention, brain neurones glissants !

Compréhension et décision:
un processus à tiroirs

Commençons par une plate évidence, pour chauffer l'engin.
La voici brute de fonderie :

C"est en comprenant les choses, les situations et les problèmes, qu'on a
le plus de
chances de
decision prendre les décisions pouvant y répondre
utilement.

OK, on s'en doutait, même si nous passons souvent à côté de ce précepte.
Mais montons d'un cran : pour arriver à cette manifestation de sagesse
il est souhaitable, même si on se sent très inspiré, de faire l'effort et de
prendre le temps, surtout si la situation sort de l'ordinaire (*), de

* suivre un processus mental en plusieurs étapes (en commençant
   par percevoir puis représenter)
* et de tenir compte de plusieurs types de facteurs (sans se fixer sur
   un seul aspect et en rester aux apparences, pas vrai, Docteur Watson ?).

(*) parfois aussi lors de décisions courantes, pour sortir des pièges de la
      routine.


On est souvent loin de cet idéal !

En pratique, non seulement le temps, les moyens et les informations
sont loin d'être toujours disponibles, et aussi de nombreux
incentive pièges mentaux et comportementaux peuvent faire
dévier vers des pistes trompeuses et aventureuses.

Ces pièges ne sont pas toujours faciles à déceler, mais le lien mentionné
ci-dessus peut y aider.
Ces attrapes peuvent aller jusqu'à nous faire réagir
robot sur un
mode automatique
au "stimulus" du moment sans passer par toutes
les étapes de la compréhension.
Comme le chien qui, flairant un os, on se jette dessus sans trop poser
de questions, ni même consulter www.caniche.com (si si, le site existe).
Au total, la réflexion doit se faire de préférence par l'escalier
plutôt que par l'ascenseur, tout en évitant de râter une ou
plusieurs marches.
1e phase: sensation,
        attention, observation, perception

Ayons nos sens en éveil, mais percent-ils l'opacité des écrans?

signal loupe La perception, basée sur la sensation, est la première
étape pour identifier une chose ou une question.
A ce niveau, l'esprit reçoit des informations par le biais de ses cinq
sens.
et il leur donne une interprétation spontanée.

Elle pourra ensuite être affinée dans une représentation plus
abstraite.
Ou même être
immédiatement être rangée dans une existante :
on voit une pomme, on la place, pom pom pom, dans
la catégorie
mentale des pommes.


Sensation => Perception => Représentation

Ce qui peut déformer la perception

D'accord, c'est avec nos cinq sens que nous percevons, mais est-ce fiable
pour autant ?
Quelque soit la portée de ces radars, ce qu'ils repèrent, ressentent et
observent sont des impressions ou apparences qui peuvent différer
des réalités situées sous la surface.
Il peut même se produire des mirages
(illusions, fausses perceptions.
Prenons quelques cas courants où ces impressions / sensations sont
parasitées ou déformées:
Ils font passer à côté de certains aspects, ou les font percevoir de
façon erronée tout en empêchant de recevoir des signal"signaux
faibles".

Les sensations trompeuses, les illusions d'optique et aussi les coups
de cymbales médiatiques sur des évènements sans véritable portée
sont des pièges classiques. C'est là que nos sens sont abusés par
des apparences ou de fausses ressemblances.
sur ce qu'il observe.
Ce travers mental fait obstacle à une saine perception et déforme la
vision des faits (voir ce qu'on veut voir, ce qu'on veut entendre...).

La personne peut aussi se fier trop aveuglément aux conventions
communes
(croyances et pratiques) du
group groupe ou de
la société.
Elles filtrent souvent trop étroitement les réalités perçues.
On parle alors d'attention sélective / perception sélective /
biais de sélection / exposition
anchor sélective,  ancrage.
Ces attitudes étroites négligent, évacuent ou refusent les
informations non conformes aux connaissances ou croyances
(dissonance cognitive) de l'observateur.

(attirances / aversions)

2e phase: représentation mentale

Mise en route de brain l'usine mentale
et presentation étiquettage des produits  

La représentation mentale est une étape plus élaborée que la
perception
immédiate
Encore qu'elle puisse être simultanée s'il existe déjà une
représentation pouvant être associée à cette
perception (l'exemple
de la pomme au ch. "1e phase" ci-dessus)


A l'aspect sensoriel s'ajoute une construction plus "intellectuelle"
Nous formons une représentation en associant ce qu'on perçoit à
uneinterprétation plus générale et abstraite, à un
"modèle"
,
lequel, à la différence d'une simple perception, reste
fixé dans la mémoire "longue".
C'est à ce niveau que se fait la (plus ou moins bonne) compréhension.
* Nous avançons des explications, soit basées sur ce que nous
   
savons déjà, soit créées pour l'occasion.

* Nous puisons dans des
images et categ catégories
    mentales
,
déjà installées dans notre magasin mental, ou en
    créons de nouvelles, et y
rattachons ce qui est perçu.

* Nous établissons des liens avec des notions
(donc des mots)
   
et des définitions soit - là encore - déjà connues ou parfois
    créées pour l'occasion
.

*
Nous attribuons
au concept ainsi défini et emmagasiné une
    importance  et valeur, notamment en en déduisant des
    conséquences et utilisations possibles.

Ce qui peut déformer la représentation

(voir ci dessous "heuristique de représentativité")

Ce triangle perturbateur influence nos représentations et peut les
déformer .
Il peut placer les faits dans la mauvaise case mentale voire nous
faire avancer des explications fantaisistes ou fallacieuses.
jouent aussi un grand rôle.
Des représentations et croyances collectives - issues soit
de savoirs communs bien étayés soit au contraire de simples
stéréotypes ou dogmes plus ou moins ciblés ou passe-partout -
influencent les représentations individuelles.
coller une explication pratique improvisée, cela pour se
rassurer,
  * en montant une "bonne histoire"
  * ou en atttribuant la respon
sabilité à quelqu'un
       (
abus d'attribution)

L'heuristique de représentativité

Avec ce titre impressionnant pour briller en société, nous entrons en
fait de façon très banale dans le domaine des habitudes, des
raccourcis mentaux
(heuristiques) et des travers de
comportement
.

L'heuristique de représentativité en particulier est une représentation
stéréotypée, répétitive et préformatée.


Les stéréotypes sont individuel ou communs à un groupe ou une
population.

Ils est réels ou illusoire, et quand ils sont réel, applicables ou non
à la
situation concernée.

Les nouvelles situations et informations sont ainsi cataloguées dans des
categ catégories et notions soit construites antérieurement dans le
mental. soit établies à l'occasion de ces nouveaux éléments.


Ce formatage peut être ainsi source d'erreurs dans la prise de décision,
surtout si la situation est en partie ou totalement différente de celles du
passé
.
Les vieilles recettes ne peuvent guère guider vers la conduite adéquate
pour la maitriser, de même que les nouveaux concepts explicatifs peuvent
être trop superficiels.

En parlant d'heuristique, attention aussi à l'heuristique de
disponibilité
, par laquelle nous associons une perception à la
première similitude apparente passée qui vient à l'esprit

Cadrage mental, réductionnisme, généralisation

Le cadrage mental est une presentation présentation / formulation d'une
situation, d'une question ou d'un problème dans laquelle quelques
éléments nous amènent à généraliser une explication, en
négligeant
* d'autres caractéristiques
au moins aussi cruciales (réductionnisme),
* ou bien la cohérence d'ensemble (amalgames, sophismes).

Cette approche superficielle / simplification / généralisation abusive peut
résulter:
* d'une attention / perception / représentation sélective comme indiqué
   plus haut.

* aussi de manipulations externes (voir le cas des manipulations
   financières).

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M.a.j. / updated : 01 sept. 2015
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