Actions, actifs financiers 
et opérations de bourse


Placer son argent dans l'économie et la finance,
par exemple en bourse sous forme d'actions


Les actifs financiers permettent des placements d'argent.

Ils sont émis par des entreprises pour financer leur activité,
et par des institutions financières pour opérer sur les marchés
financiers ou "bourses".

Un placement financier particulièrement représentatif est celui
en actions, lesquelles sont des participations au capital d'une société.

sous Les briques de l'épargne
et du placement financier

C'est quoi, un bien, un actif financier ?

Un bien, c'est bien ?
Un actif, c'est actif  ?


Biens matériels et immatériels

En droit et en économie, on appelle biens (ou "actifs") des richesses, ayant
en général une valeur d'échange et détenues dans le luck patrimoine
d'une personne ou d'un groupe ou organisme.

Il y a là une idée de biens que l'on peut conserver,
donc non couramment 
consommés,
mais qu'on peut aussi monétiser (autrement dit sont
vendables / échangeables),

Il existe de multiples façons de conserver ses richesses, même s'il ne s'agit
que d'une modeste
saving épargne.

La personne est en général face au dilemne suivant :

"Dois-je jouer la sécurité sans trop m'attendre à des gains, ou plutôt
prendre
quelques risques pour mieux faire fructifier
ma
cagnotte ?"

=> A chacun son dosage selon sa situation et son attitude
.

 Avant tout, attention aux promesses pharamineuses,
  par exemple de rendements très allêchants.

  Combien de souris ont laissé leur vie en croyant se gaver de
 
fromage, s'aventurant dans un petit piège inventé pour elles !

Entrons dans le concret, la palette des placements. Et là on distingue:
Immobilier, équipements, pierres / métaux précieux, objets d'art
et de collection,
et même des marchandises (non périssables !)
  • Des biens immatériels sous forme de droits monétaires et financiers :
    Soldes créditeurs de comptes, monnaies, valeurs mobilières, contrats  
  • "dérivés" à terme ou à option, créances diverses, brevets, marques.

    Actifs financiers

    Les valeurs mobilières / titres financiers font partie des actifs immatériels.  
    Plus spécifiquement ils font partie des actifs financiers  (placements financiers
    et instruments de gestion financière).

    Les principaux actifs financiers sont:
    Ce sont les actifs les plus classiques, connus et utilisés .
    La glace à la vanille du patrimoine financier.

    Les institutions qui les offrent, se trouvent à chaque coin de rue
    ou du web.

    Les principales sont bien entendu
    les banques (qui offrent aussi
    des outils de paiement rattachés aux dépôts à vue des clients (ce
    type de dépôts est catégorisé comme actif "monétaire" plus que
    financier).


    Elles en proposent une large gamme, avec une grande variété
    d'objectifs et modalités
    (de durée, liquidité, rendement,
    sécurité, montant)
    .

    Nous ne détaillerons pas ces outils ici.


    Mais attention, bien qu'ils soient assez basiques, à chacun
    d'examiner avec soin les dents des chevaux présentés avant
    de s'engager dans quoi que ce soit.
    Notamment, regardez bien
    les contraintes de durées
    et modalités de sortie.

    pour leurs besoins de financement, et utilisables comme
    placements.

    Ces titres représentent des parts de propriété dans le
    capital d'une société à statut commercial.

    Certains sont négociables (en bourse notamment), d'autres
    non négociables (sociétés "fermées" ou non cotées par
    exemple)


    Ils procurent des revenus sous forme de dividendes
    (dans la mesure où l'entreprise fait des bénéfices et
    décide d'en distribuer une partie aux "actionnaires").

    De plus ils voient leur cours évoluer en bourse, ce qui est
    source de plus-values ... ou moins values pour le
    détenteur.
    • Les "obligations":
    Ces titres généralement négociables en bourse représentent
    des parts dans un prêt à moyen ou long terme à un organisme
    (entreprise à statut de société, Etat, autre collectivité ou
    institution
    )

    Placer de l'argent en obligations c'est détenir une portion de la
    dette de l'émetteur.

    C'est ainsi que, pour simplifier, le Président de la République
    doit en notre nom de l'argent à Monsieur Tartemolle et à la
    Banque internationale du Macramé et du Batik, dont le point
    commun est de détenir des obligations émises par notre
    Trésor public bien aimé.
    Leur durée à titre indicatif est de 7 à 30 ans selon les
    émissions.
    Ils sont
    * producteurs d'intérêts
    * et amortissables (remboursables) soit par tranches annuelles
       soit à une échéance finale (in fine). Mais dans ce dernier cas il
       est bon que l'émetteur constitue peu à peu une cagnotte (sinking
       fund)  pour faire face à ce remboursement de fin de vie.

    Les cours sont en principe beaucoup moins variables que ceux
    des actions, sauf risque particulier.
    • D' autres titres d'emprunt peuvent être émis avec une durée courte
    sur quelques mois ou quelques années
    Ils sont appelés bons (du trésor par exemple), billets (de
    trésorerie par exemple), certificats (à court terme)
    négociables...

      • Des contrats financiers dits "dérivés", 
    Ils portent sur le price euro prix ultérieur d'un bien ou actif,
    lequel est alors dit "sous-jacent".

    Ils sont utilisés comme outils de gestion, de garantie ou de
    spéculation financière.

    Attention, ces contrats dérivés (décrits plus largement plus
    bas) présentent des risques particuliers et demandent une
    certaine expertise pour être maniés


    Ils sont mis en place soit par des acteurs de marchés organisés
    (bourses, voir plus bas) et alors négociables sur ceux-ci, soit établis
    de gré à gré
    par des institutions financières.
    Les marchés organisés sont de plus en plus le passage
    obligé pour
    remédier aux problèmes de transparence ayant contribué à la

    récente crise financière.

    • Des fonds de placement et sociétés d'investissement
    Ils sont de toutes sortes et de tous poils en fonction de l' objectif
    des porteurs.

    Ils combinent et gèrent divers actifs.
    Leurs portefeuilles sont proposés à l'épargnant sous forme
    d'actions ou parts du fonds dont chacune représente une petite
    tranche du gros jambon.

    Ils sont soit généralistes, soit spécialisés (par exemple les
    trackers
    cherchent à refléter l'évolution boursière d'un secteur
    économique ou boursier précis).

  • Que sont les bourses
  • et les opérations de bourse ?

  • Les bourses sont des
    marchés organisés sur lesquels on peut échanger
    (contre de
    l'argent) des actifs financiers(on pourrait dire aussi des endroit
    où l'on achète et vend des
    risk risques et des perspectives de
    wealth rendement)

    On y peut, pratiquement à tout moment:
    • Acheter ou vendre des actifs au comptant 

  • (paiement et livraison immédiats).
  • Ainsi certaines actions (en général de grosses sociétés ou groupes
  • de sociétés sont cotées publiquement sur des bourses (on parle
  • alors parfois "d'actions boursières").  
  • Toute personne, même à petits moyens, qui en accepte, comme
  • on dit,  la noble incertitude du sport", peut en acheter ou en
  • vendre librement.

    • Conclure des achats et ventes à terme
    (paiement et livraison à une échéance ultérieure, voire en
  • cas d'opération inverse sur la même échéance, encaissement ou
  • paiement de la différence de prix).
    • Conclure des contrats "dérivés"
    sur le prix ultérieur de titres ou de biens (actifs "sous-jacents").
  • Cescontrats ont la forme d'achats et ventes à terme (tels
  • qu'indiqués plus haut) de ces biens ou d'options financières
  • (ou autres formules : swaps, contrats sur différence...) sur le prix
  • de ceux-ci.  Par exemple:

      • Un achat d'option d'achat donne le droit,
    contre paiement initial d'un dédit,  d'acheter l'actif sous-jacent, 
  • cela au plus tard à l'échéance à un prix préfixé.
    Un achat d'option de vente donne à l'inverse le droit de
  • la vendre dans les mêmes conditions
      • Dans un contrat pour différence,
    l'acheteur, selon l'évolution du prix de l'actif sous-jacent est
  • crédité de sa hausse ou débité de sa baisse, ou l'inverse selon
  • le sens du contrat.

      • Les credit défault swaps
    (echanges de risque sur dettes douteuses).
  • Ils ont une réputation sulfureuse car ils furent utilisés en
  • paticulier  dans le cas des suprimes, et actuellement pour
  • certaines dettes d'Etats (dettes souveraines). 
  • Ils permettent aux banques et investisseurs de couvrir les
  • risques de défaillance de créanciers, ou de spéculer en
  • prenant en charge ce risque


  • Concernant le processus par lequel se fixent les cours de bourse, voir un
    exemple dans
    l'article Equilibre offre - demande et formation du cours de
    bourse

    Certaines des opérations citées peuvent aussi être conclues en dehors de la
    bourse auprès de diverses institutions bancaires et financières.

    On parle d'opérations "de gré à gré".
    Elles ont l'inconvénient d'une transparence moindre que si elles sont
    traitées sur un marché
    organisé, vu que ceux-ci sont spécialisés dans
    certains actifs seulement où les échanges représentent un volume suffisant.


    Les intermédiaires sur les marchés boursiers sont des courtiers. Souvent
    les banques assurent elles-mêmes ce rôle pour leurs clients.

    Pourquoi acheter des actions ?

    L'entreprise normalement crée des richesses pour les clients, salariés et
    propriétaires.

    Concernant ce qui revient à ces dermiers, les porteurs d'actions
    ("actionnaires")
    dans le cas des sociétés, il s'agit de bénéfices.


    La société généralement en conserve une partie pour se développer
    (réserves).
    Elle distribue l'autre partie aux actionnaires, sous forme de quote-part

    en argent sonnant et trébuchant pour chaque action, qui est appelée
    dividende.

    L'intention des investisseurs qui achètent les actions (*) est donc d'obtenir:

    * Des revenus (dividendes
    * Et ou des plus-values quand ils les revendent

    * En acceptant un risque (de perte d'argent)
        si les choses ne tournent pas comme espéré.

    Les actions sont généralement plus risquées que les obligations.
    En  contrepartie leur
    rentabilité espérée est censée être plus élevée sur le
    long terme.

    Ce surplus de rendement est appelé la "prime de risque"

    (*) directement ou, comme décrit plus haut, sous forme de parts de fonds
          de placement
    ou sociétés d'investissement, organismes
    qui
         détiennent et gèrent un portefeuille diversifié  d'actions et souvent
          d'autres actifs financiers.

    Quels critères pour acheter des actions ?

    Voici les principaux critères "objectifs" d'évaluation financière propres aux

    actions:

    * La rentabilité attendue de l'entreprise,

    * Le risque (de l'entreprise, des évolutions du marché boursier...),

    * Le prix de l'action (comparé aux perspectives),

    * La comparaison du rendement attendu de ce placement avec celui

        d'autres investissements à risque similaire.


    Ce sont les critères "rationnels".

    Mais on sait que le marché obéit aussi aux "sentiments" des investisseurs
    (voir finance comportementale).
    Il faut donc tenir compte de ces deux aspects,
    les "fondamentaux" et les "attitudes".

    Voir plus en détail à ce sujet en quoi consiste l'évaluation financière
    et notamment, pour les actions le critère d'image boursière

    Et concernant les pièges possibles, ne manquez pas de voir l'article
    Précautions pour placer en bourse

    Pourquoi utiliser des contrats dérivés?

    Les opérations à terme, les options d'achat ou vente, les warrants, les
    contrats pour différence (CFD) et les autres contrats dérivés sont utilisés:

  • * soit comme une assurance (couverture) 
  •    contre une forte variation du prix de l'actif sous-jacent

  • * soit comme une spéculation pour profiter d'une telle variation.
  •    Les gains peuvent être très importants mais les risques également.

    Mentionnons - pour le détailler il faudrait un article plus technique - que
    certaines opérations (vente à découvert, achat de "puts", vente de "calls")
    sont conçues de façon à ce qu'une baisse du prix d'un actif apporte un gain,
    un peu comme dans une assurance, et sa hausse entraîne une perte.

    Ces instruments bien que souvent décriés, ont une grande utilité
    financière et économique, s'ils sont utilisés sans excès et sur des actifs
    sous-jacent qui ne sont pas illusoires, et sont traités sur des marchés
    organisés transparents.
    Si ces conditions ne sont pas remplies ces dérivés financiers peuvent
    mener  à des ...dérives financières.

    Les produits complexes d'épargne
    et placement


    Les institutions financières proposent des contrats de placement complexes
    créés par "ingénierie financière".

    Ces produits synthétiques s'appuient en arrière plan sur des instruments
    financiers divers pour s'adapter de près
    aux besoins des épargnants
    (liquidité, rentabilité, sécurité, horizon de temps, aspects légaux et fiscaux...).


    Tel épargnant pourra choisir des contrats plus risqués et moins liquides, mais
    à plus gros potentiel de gain (en un mot plus "spéculatifs')
    que ceux d'un autre
    épargnant préférant une liquidité et une sécurité quasi totales mais à faible
    rentabilité potentielle.


    Et n'oublions pas que ces produits ne visent pas seulement à servir de
    placements,
    mais peuvent aussi être des solutions d'assurance contre
    des risques


    Toujours est il que ces produits ont parfois mauvaise presse.
    La plupart ne méritent pas ce dénigrement, sauf s'il s'agit, sous
    prétexte de sophistication
    financière,
    d'un échaffaudage
    pyramidal
    d'instruments qui masquent derrière une obscure technicité
    la piètre valeur des actifs sous-jacents.

    On a alors une fraude financière, telle que celle qui amena la crise des
    subprimes.

    Et les banques dans tout cela ?

    L'article "c'est quoi la monnaie" montre le rôle des banques en matière de
    création de monnaie en accordant des crédits.


    Aucune magie ici, d'une part l'argent créé n'est qu'une transformation en
    liquide de l'engagement de l'emprunteur, d'autre part ces crédits doivent
    ensuite être refinancés en  trouvant des dépôts une fois que l'emprunteur
    a utilisé l'argent


    Hé oui, ce sont essentiellement les comptes de dépôts et d'épargne

    de leurs clients qui refinancent les prêts des banques. C'est un service

    de placement d'argent sur une certaine durée, ou de simple disponibilité,
    offert aux particuliers et entreprises.
    Ces comptes sont un élément clé de l'équilibre Actif - Passif des bilans
    bancaires (du moins pour les banques "de détail").


    Cela fait aussi que les banques reversent une partie des intérêts qu'elles
    recoivent aux épargnants et financent des services (moyens de
    paiement...) aux déposants (même si certains services ne sont plus

    gratuits pour compenser un resserrement des marges sur les prêts).

    De ce fait les banques sont souvent définies comme des entreprises

    financières faisant de pont "l'intermédiation".


    Elles commercialisent de plus une bonne partie des autres produits de
    placement indiqués dans cet article.

    Et souvent également des contrats d'assurances variés, dont certains
    assez proches de plans d'épargne.

    Ce sont un peu des market "supermarchés des placements".


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    M.a.j. / updated : 05 août 2015
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