Tendances boursières,
cycles, bulles et krachs

Envolées et plongeons boursiers

Une tendance boursière est une longue période de hausse (bull market)
ou de baisse (bear market) des cours de bourse.
Cette alternance produit ce qu'on appelle souvent les cycles de marché.

Une tendance peut prendre une ampleur excessive sous la forme
d'une bulle ou d'un krach.


Des hauts et des bas. La roue du marché?

Tendance haussière ou baissière

(bull market & bear market)

Persistence et alternance
sont dans un bateau boursier

graph sous Une tendance boursière est une période assez longue
(typiquement plusieurs années):
  • de hausse des cours (tendance haussière ou "bull market"),
  • ou de baisse des cours (tendance baissière ou "bear market").
Ce n'est pas du simple tangage et roulis, on a une tendance quand
l'orientation
persiste et donne au bout d'un certain temps d'importants
décalages de cours.


Ce mouvement suit une direction (vers le haut ou le bas),
puis finit
par changer de cap
en sens inverse pour une nouvelle période de
croisière, elle-même plus ou moins agitée.


Et cette succession de phases de grands zigs et de grands zags se répètera
à nouveau. 
L'alternance de tendances haussières et baissières est habituellement
appelée "cycles de marché".
Attention, le mot cycle évoque une rotation bien ordonnée. Cela
ne doit pas tromper, en réalité ces alternances ne se produisent
pas avec la régularité d'une horloge suisse ou le balancement
d'un énorme pendule de Foucault

Les marchés concernés

Ces phénomènes de flux et reflux se constatent sur la plupart des marchés:

-> ceux des  actifs financiers
               
(bourse des actions, des obligations, de leurs dérivés...) (*),
-> ceux des devises, des taux d'intérêt et des matières premières,
-> aussi l'immobilier et les objets de collection.
        Ben oui, même le goût a ses tournants.

Le mythe des périodes de vaches maigres et des périodes de vaches
grasses aurait donc une réalité, reste à savoir ce qui engraisse ou
affame ces bovins, ou plutôt ces marchés.


Une tendance des cours de ces actifs peut être définie aussi comme
une période de
wealth  poor  rendement positif ou négatif.
La hausse du cours apporte un gain au détenteur d'un actif, la baisse du
cours une perte, deux situations qui impactent fortement le rendement
qu'obtient l'heureux ou malheureux propriétaire.


(*) Sur les marchés de placements financiers, le "moutonnisme",
appelé plus classiquement suivisme (vouloir acheter ou garder le bien
quand on voit son prix monter et le vendre en le voyant baisser) est
souvent plus fort que sur d'autres marchés.

Ainsi les excès peuvent s'y développer pendant plus longtemps avant de
se retourner.


Par exemple pour les matières premières la loi de l'offre et de
la demande
fonctionne mieux d'habitude.

Dans ce cas le mimétisme / suivisme existe aussi mais il a une vie
plus courte: après un certain délai, les hausses de prix font baisser
la demande tandis que les baisses tendent à la faire augmenter,
simplement parce que les "utilisateurs physiques" de ces matières
font leurs calculs de coûts (achat, stockage, transport...), donc sont
moins conduits par l'envie
aping d'imiter Pierre, Paulo ou John

Critères identifiant l'existence
d'une tendance

Les critères  (un seul suffit) pour estimer qu'une tendance haussière
ou baissière s'est installée sur le marché sont habituellement son ampleur
et sa durée / persistance
:
  • Son measure ampleur.
On considère généralement une tendance comme véritablement amorcée
après
* une baisse de 20% minimum par rapport au sommet de
     la tendance précédente

* ou une hausse de plus de 25% par rapport au creux
     précédent
.
  • Sa plancalend durée
(il faut au moins plusieurs mois, ou plus sûrement plus
d'un an
).
  • Et donc sa persistance
(sans tenir compte des "corrections" temporaires qui peuvent
faire croire à un changement de la tendance)

Caractéristiques particulières

Cycles, zigzags, envolées et plongeons.

  • L'alternance entre tendances haussières et baissière est désignée
"cycles de marché", appelation toutefois un peu simpliste.
Elle évoque une rotation prévisible à la manière des corps
célestes, alors que ces alternances sont irrégulières en
ampleur, vitesse et durée.
  • Se produisent à l'intérieur de la tendance principale
des sous-tendances temporaires, des rebonds et rechutes
(
pouvant être trompeurs en faisant croire que la tendance
de base à changé)
.
Il y aussi des microtendances (dont à l'intérieur d'une journée,
"intraday" comme on dit).

=> Sur un graphique on voit des petis zigzags à l'intérieur des
      grands zigzags, disons des fractales pour faire plus chic, dont la
      mesure statistique est la "
volatilité".
  • Enfin, le phénomène tend à atteindre des extrèmes.
Ces tendances haussières et baissières peuvent déraper en
hausses ou baisses excessives voire brutales.
On a alors une bulle boursière ou un krach boursier
(cf. ci-dessous)

Ce qui cause une tendance

Le prix accepté par les acheteurs et vendeurs

Il est une idée fausse selon laquelle une tendance haussière ou baissière
voudrait dire plus de ventes que d'achats, ou l'inverse.

En fait, chaque fois quont lieu des transactions, la quantité d'actifs (actions...)
achetée est évidemment égale à celle vendue (si ces échanges deviennent
problématiques par insuffisance d'acheteurs ou de vendeurs, le marché est
dit illiquide et a du mal à fixer un price prix donnant lieu à des échanges).
Les hausses et baisses de cours d'un actif nous disent donc, non pas
forcément qu'il y aurait plus d'acheteurs ou de vendeurs, mais que

les acheteurs comme les vendeurs considèrent que la valeur qu'ils
attribuent à cet actif a augmentée ou
diminuée.


Les tableaux de l'article
Equilibre offre - demande et formation du
cours de bourse éclairent ce processus.

Dans l'exemple d'une tendance haussière, les acheteurs sont prêts
à payer un cours plus élevé tandis que les vendeurs n'acceptent de
vendre qu'à un cours également plus élevé.
=> Ce cours augmente donc pour que les échanges puissent s'opérer.

Oui, mais pourquoi ces comportements ?

Pourquoi acheteurs et vendeurs pensent-ils que la valeur qu'ils
doivent proposer ou accepter devient supérieure ou inférieure
à celle de la veille ?


Une tendance des prix sur un marché financier, par exemple un marché
d'actions, peut être due à :
  • Des facteurs fondamentaux économiques
Ils ont un impact sur les anticipations des traders et investisseurs,
donc sur
la valeur "intrinsèque" qu'ils estiment à partir des ces
données
.
Hé oui, ce qu'on appelle la valeur reste une estimation (il est
recommandé de la faire) tant qu'une transaction n'a pas lieu en
fixant le prix effectif.


Les facteurs les plus déterminants et les plus objectifs d'une
évaluation sont les perspectives de croissance et de rentabilité,
l'équilibre de bilan, la liquidité générale, l'inflation, les taux
d'intérêt...
qui affectent les investisseurs et changent cette "valeur perçue":
  • espoir / cupidité ou peur...
le tout se traduisant par des réflexes - judicieux ou non mais
souvent sans une véritable analyse - du type :

"Si ça monte, c'est que c'est bon et il faut acheter"
      et
"Si ça baisse c'est que c'est mauvais, autant ne pas y toucher"

Stratégies de placement 
face aux tendances boursières

Coller à la meute ou partir de son côté ?


L'existence des tendances conduit à une variété de stratégies de
placement.

1) L'une est le suivisme de tendance 
    (momentum trading)

Le suivisme de tendance consiste à tenter d'acheter quand la tendance
est à la hausse et
de vendre quand elle est à la baisse, en estimant que
l'orientation devrait persister.


Cela tend à créér nous l'avons mentionné
une distortion par rapport
à la loi de l'offre et de la demande
. L'équilibre offre et demande se
fait certes, mais avec (dans le cas d'une bulle) des acheteurs prêts à payer
plus cher et des vendeurs préférant augmenter leurs prix offerts plutôt
qu'écouler leur "marchandise".

Cette pratique contre-intuitive, mais assez courante, propre à l'instinct
aping d'imitation, est un facteur qui contribue précisément à la
persistance d'une tendance
(prophétie auto-réalisatrice) ...pendant
un certain temps.


=>
Une stratégie consistant à chevaucher le momentum peut se montrer
       
bien inspirée quand cette tendance des prix, tout en étant assez
        installée,
est encore récente, au bout d'un an par exemple.

=>
Par contre plus le tapis du temps s'enroule (hé oui, puisque le temps
        se  déroule, qu'est ce qui l'empêcherait de s'enrouler ?)
, le nombre
        d'années avance et plus la
distortasymm distorsion entre valeur fondamentale
        et cours devient extravagante
, plus il est périlleux de se laisser entraîner
        comme un bouchon par la vague générale


2) La stratégie opposée est
     l'investissement contrariant

L'investissement contrariant consiste simplement à prendre des positions
inverses à l'orientation des cours (par exemple vendre pendant une tendance
haussière) en anticipant que la tendance va se retourner bientôt.

Cette attente peut être fondée, mais peut être très longue à se réaliser.
=>
Il convient d'être très sélectif dans le choix du cheval, donc de l'actif
       concerné.

3) L'horizon de temps est également fondamental

Il y a une grande différence entre gestion à court terme et à long terme.

Cycles économiques et cycles boursiers

Les cycles économiques sont des alternances de phases de croissance de
l'économie et de
phases de stagnation ou récession.

Les cycles de l'économie et ceux des actifs financiers (et d'autres actifs,
tels que l'immobilier) ne sont pas totalement corrélés.


La sphère économique et la sphère financière ont bien sûr des relations
de voisinage mais chacune a aussi ses propres facteurs d'évolution et
modes de comportement.

Par exemple, une très forte variation des cours ne signifie pas de façon
systématique un changement notable de la croissance économique ou
des prix à la consommation se produisant ou allant se produire.
Souvent un cycle économique dure plus longtemps qu'un cycle de la
bourse des actions.

Bulles et krachs: leurs caractéristiques

Va t'elle éclater?

Les
bubble  crash bulles et krachs sont des évolutions extrêmes de cours
qui surviennent de temps en temps sur un marché financier.
Typiquement, les cours se retrouvent alors multipliés or divisés par 2 ou
davantage sur une période de plusieurs mois ou plusieurs années.

Les actifs concernés peuvent être:
* Les actions, les obligations

* Les matières premières, les devises (marchés de change)

* L'immobilier, et même les biens de collection.

* Des contrats "dérivés" portant sur les prix de ces divers actifs.
Voici les deux cas de figure :
  • Une bulle de marché a lieu quand un marché haussier
    • persiste (avec des corrections temporaires) sur une durée longue
    • et atteint des niveaux de cours élevés jusqu'à devenir extravagants,
  • Un krach du marché est une baisse des cours soudaine et forte.
Il peut faire suite à une bulle et signaler le début d'un marché
baissier qui aboutira à des cours atrocement bas.

Quelques causes des bulles et krachs

En fait, les bulles et krachs sont de massives et excessives anomalies de
marché liées aux cycles et tendances de marché décrits plus haut.

On peut ajouter que:
  • Ces excès viennent d'habitude de réactions group collectives
infondées et autres travers comportementaux.
Il  joue habituellement un grand rôle dans les bulles. 

Rares sont les bulles financières et immobilières
et emballements
économiques non corrélés à un
endettement devenant stratosphérique.

En période d'éxubérance les gens tendent à spéculer avec peu de
capital propre, en recourant au crédit ou en utilisant des dérivés
ùfinanciers.


Parfois se développe une illusion généralis
ée que la spéculation
(appelée
aussi "trading" ou "gestion active") peut être pratiquée
sans risque
, gràce à des "modèles financiers probabilistes",  en
permettant d'obtenir des "alphas" (rendements élévés non
corrélés au risque).

Cela devient grave quand tout le système financier tombe dans
cette superstition alchimique qui en général finit mal.

  • Réciproquement, l'un des facteurs de krach soudain l'étendue des excès.
Lorsque que les investisseurs finissent par  réaliser leur ampleur.
Ils voient que le fardeau de la dette est devenu insoutenable et/ou
les cours des actifs sont devenus abusivement élevés.

Source et lectures complémentaires

Eléments tirés de mon site
Finance comportementale et évaluation d'actions

 
(sample / échantillon)

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M.a.j. / updated : 16 sept. 2015
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