C'est quoi la monnaie ?

La monnaie: secrets de fabrication et description
de cet outil à tout faire de l'économie


La monnaie, couteau suisse de l'économie,
sert à échanger, mesurer et conserver les valeurs économiques.

La monnaie repose sur le système bancaire,
complété par un rôle des autorités publiques.

C'est juridiquement un engagement basé sur d'autres engagements.
Comme tout contrat elle est immatérielle et comprend en pratique
les comptes et espèces.

Création monétaire et politique monétaire donnent lieu
à d'intenses débats économiques et politiques.

Un petit pas pour nos poches,
un grand pas pour l'humanité !

Hé oui, inventer la monnaie donna naissance à
l'arithmétique, à l'écriture, et donc à l'Histoire.
Wow!

En gros, c'est quoi ?

sousLa monnaie est un outil économique
           qui a plusieurs rôles et formes pratiques.
Elle repose sur un certain nombre
commit d'engagements,
et comme tout contrat elle est immatérielle (*).


(*) mais non pas "virtuelle", voire "fictive" comme disent de mauvais
      coucheurs.

      C'est un outil à valeur juridique, d'usage bien concret, un pouvoir
      d'achat bien réel, et surtout basé sur des contreparties elles aussi
      bien réelles.


=> Entreprenons cet étonnant voyage dans le Cashland et la
      monétosphère.

      A la fois fascinant et loin de certains fantasmes.

Trois rôles et deux formes

A) La monnaie, un outil économique clé
     servant à au moins trois choses :

1) network Echanger (nous payons avec, nous sommes payés,
                     nous faisons des dons, prêtons, empruntons, ...).
    
     Nul besoin d'acheminer un mouton, trois canards et un bidon
     de crème pour payer l'assurance du four à pain.

2)
measure Mesurer des valeurs (par le biais des "prix"),

3)
saving Conserver de la valeur (généralement sous forme de
                  dépôts portant ou non intérêts).
     Bien sûr il y a d'autres types de placements financiers, dont
     certains pouvant mieux protéger la valeur.
 
     Mais la monnaie en est le plus basique, échangeable et simple à
     utiliser, faut un début
à tout, et il sert là aussi d'instrument de
     mesure pour les autres.
Donc un couteau suisse des econsector activités économiques !
Avec en même temps d'importantes implications sociales
et psychologiques

Tenez, même les voleurs en font leur cible principale, c'est dire sa
prépondérance !

B) La monnaie a deux formes pratiques:

Bip d'ordinateur ou papier avec un chiffre dessus.

La monnaie est de nos jours un droit immatériel existant sous deux
formes
:
1) La principale (de nos jours) : les soldes créditeurs des
   
comptes en banque à vue (*), utilisés par virements,
    
chèques, carte de paiement, puces de smartphone, et qui
    
permet aussi des retraits d'espèces (l'autre monnaie, citée
      en 2).


Elle est appelée "monnaie scripturale".
Elle est d'ailleurs largement devenue
la "monnaie électronique".

Recevoir, conserver et envoyer de l'argent, c'est souvent
actionnerdes électrons.
(*) on peut y ajouter dans une certaine mesure la "quasi monnaie" :
     
épargne à court terme transférable - sous certaines conditions -
      vers des comptes à vue.
     
Elle n'est pas directement utilisable pour des paiements immédiats
      et les
possibiliés de retrait sont encadrées.

2) La secondaire
(en déclin) :
les espèces (ie : billets / pièces).
     Ces papiers décorés et rondelles métalliques sont aussi appelés
     "monnaie fiduciaire
".
Leur usage persiste, vous en avez sans doute dans votre poche,
peut-être sous
votre matelas. Mais dans les pays développés
son usage se limite souvent aux petites dépenses.

Encore qu'elle soit parfois préférée par certains, même pour de
gros montants,
par secretrumor "discrétion".
* Et la presque-monnaie?
   (à ne pas confondre avec la "quasi monnaie" assez facilement
   "liquéfiable" citée plus haut)

L'utilisation monétaire des luckmétaux précieux,
courante il y a
quelques siècles, a de nos jours disparu.
Va t'elle renaître de façon détournée en réaction à la disparition des
paradis
fiscaux ?
Une
certaine méfiance envers les "maîtres de la monnaie", les Etats et
les
banques, dans l'atmosp
hère de crise actuelle, conduit certains
épargnants et investisseurs
à accumuler de l'or comme placement
de précaution.


Mais d'une part c'est un actif au cours très volatil, d'autre part non
disponible en 
quantités suffisantes pour
servir d'alternative aux
formes
courantes de monnaie.


Cela dit, peut être un jour, devrez -vous mettre vos bagues en lieu
sûr si vous
tenez à garder vos doigts ;-)


Oh, on peut aussi utiliser plein de choses comme "presque monnaie".
Cela va de bonbons (préférez mente ou framboise ?) pour "rendre la
monnaie" jusqu'aux "monnaies locales" en passant par les "miles" de
compagnie aériennes et les coupons ristournes de supermarchés...

Sans parler de la lubie des bitcoins, sans contreparties économiques ni
engagements légaux pouvant couvrir leur valeur, entièrement fictive
et d'ailleurs erratique (bulle).
 
On peut définir la monnaie comme un 
engagement basé sur d'autres engagements

1) Engagements des emprunteurs auprès des banques


La monnaie est de nos jours créée par le système bancaire, en
contrepartie des
commit  engagements contractuels d'une myriade
d'emprunteurs
auxquels ces banques ont prêté.
Un prêt bancaire se concrétise en effet par un crédit sur le
compte bancaire du client emprunteur
(parfois sur le compte
bancaire de son fournisseur : cas des cartes de crédit et de certains
crédits "affectés"), ou sur des comptes de salariés d'entreprises
quand celles-ci empruntent pour les payer sous la pression de la fin
du mois.


Ainsi, contrairement à certaines affabulations idéologiques, la
banque ne crée pas la monnaie "ex nihilo"
(à partir de
rien)
ni pour elle-même.


Elle ne fait que transformer des engagements économiques
en moyens liquides
qu'elle procure à ceux qui prennent ces
engagements.
On dit souvent "les crédits font les dépôts". Il faut y ajouter
"utilisables pour des paiements"
.

=> La banque n'a rien d'un démiurge (puissante divinité)
      qui remplirait avec avidité ses divines poches avec ses divines
      créations.
      Elle est en fait mieux fondée à créer la monnaie, c'est développé
      plus  bas, que l'Etat qui en
ferait un joujou créé "in nihilo" sans
      contrepartie économique pour
alimenter ses menus plaisirs et
      arrosages électoraux
immédiats, en réalité sans aucune valeur
     durable.

Notons qu'il faut faire une différence entre crédits à long et
court terme

Il serait périlleux d'accorder des prêts à long terme en les finançant
par création
monétaire ou même par des ressources à cout terme
.
Des ressources mieux appropriée sont
l'épargne et l'émission de
titres de placements longs (obligations).
C'est encore plus net pour les  apports
en capitaux propres à risque
aux entreprises, ils sont à financer par de
l'épargne à risque.


Encore un point, la possibilité pour une banque d'accorder des crédits
est très
encadrée, avec des règles à la fois
* de liquidité
(disposer d'actifs liquides ou immédiatement
   mobilisables permettant de "tenir" un mois en cas de problème)
* et de solvabilité (règle"des 8%" imposant d'avoir au bilan un
   montant de 8 de fonds propres pour 100 de crédits). 

L'ensemble des règles (renforcées par l'accord international
"Bâle III") est bien plus sophistiqué et contraignant que l'ancienne
notion de
"réserves fractionnaires" (*) qui traine encore dans les
écrits comateux de certains économistes ou se prétendant tels.

(*) elle reposait sur des "réserves obligatoires", des fonds bloqués
       à la banque centrale, représentant une fraction des dépôts des
       clients des banques, donc créant un risque de liquidité bancaire.
       Elles sont, dans le plupart des banques centrales, devenues de
       nos jours nulles ou de montant symbolique.

2) Engagements des banques auprès des déposants


Cette monnnaie bancaire reste rarement à dormir sur le compte de
l'emprunteur. Elle circule, par chèques et virement pour payer ses
fournisseurs, son personnel, etc. ou pour l'investir.

Les gens qui la recoivent la conservent à leur tour, de façon en général  
temporaire, dans leurs propres comptes bancaires de dépôts, à partir
desquels ils peuvent eux aussi l'utiliser pour des paiements (et en retirer
une partie en espèces, en général pour des besoins mineurs ...ou discrets

C'est là que se situe l'engagement des banques : rendre disponible
pour
leurs clients cette monnaie déposée sur leurs comptes bancaires. Elles
garantissent légalement son acceptabilité et sa libre disposition pour faire
des paiements ou autres transferts, et bien entendu son échange contre
des pièces et billets de la banque centrale.

On dit ainsi que la monnaie, qui permet les achats de biens, services et
actifs est une "créance sur l'économie".


C'est bien la chaîne d'engagements allant des emprunteurs aux banques
qui est la garantie
des déposants des banques (et indirectement des
porteurs de billets de banque).
Petite parenthèse sur la gestion bancaire

Ce sont d'ailleurs essentiellement les dépôts et l'épargne de leurs
clients qui refinancent les prêts des banques.
C'est un élément essentiel de equil l'équilibre Actif - Passif des
bilans bancaires (du moins pour les banques "de détail").

A noter qu'autant les crédits courts peuvent avoir pour contrepartie
des dépôts à vue, autant il est indispensable que les crédits à moyen
et long terme soient financés dans les bilans des banques par des
ressources plus longues
(épargne)
.
Cela fait que les banques reversent une partie des intérêts qu'elles
recoivent aux épargnants. A noter que les prêts des banques financent
des projets et agents économiques qui de leur côté
produisent des
revenus permettant de payer ces intérêts


Les produits des dépôts financent aussi des services aux déposants
(même si certains ne sont plus gratuits vu la necessité de compenser
un resserrage concurrentiel des marges sur les prêts).

Au total le rôle des banques est souvent défini comme apportant
"l'intermédiation"
(voir l'article sur les
placements financiers

Cela dit la gestion bancaire peut aussi avoir des faiblesses, d'où  une
surveillance étroite (cf. les articles sur leurs activités de "trading"
sur les marchés et sur le financement avec sur-levier financier

autrement dit surendettement)

3) Engagements des autorités publiques

Les banques centrales ajoutent normalement un étage à cette garantie.
Ces pilotes et gendarmes:
  • Doivent contrôler cette création:
volume de la masse monétaire, taux d'intérêts des liquidités,
  • Doivent aussi faire respecter, pour la sécurité du système,
des régles bancaires générales (ratios de solvabilité et
de liquidité
, strictes et sophistiquées mentionnées  plus
haut; on est loin de la simple règle simpliste et obsolete des
"réserves fractionnaires" qui traîne dans certains grimoires)

  • Emettent directement la monnaie fiduciaire,
  • Font des avances à court terme  aux banques commerciales (*)
(*) contre garanties et avec des plafonds de montant
Cela permet de maintenir la liquidité
du "marché monétaire"

(c'est celui où les banques prêtent entre elles leurs excédents
de liquidité)
  • sont les prêteurs dits "de dernier ressort"
...à moins d'être elles-mêmes en déroute.

Enfin, les Etats et leurs contribuables sont les garants finaux au cas
où le système bancaire ne pourrait plus faire face.
Une garantie plutôt ...symbolique, limitée ou occasionnelle, surtout si
l'Etat lui-même est financièrement en mauvaise posture.

Politique monétaire

Chaque banque centrale est responsable de contrôler comment une
unité monétaire spécifique (Euro, Dollar US, Peso mexicain, Livre
Sterling, ...) est émise / gérée par le système bancaire du territoire
concerné.


Elle règle la quantité et le prix
(taux d'intérêt interbancaire, réserves
obligatoires à la banque centrale),  et pour certaines banques centrales le
taux de change) de cette monnaie.


On considère habituellement, pour simplifier, que
  • flood Trop de crédit et de monnaie par rapport aux capacités
économiques peut amener :

* l'inflation des prix à la consommation
*  et /ou des bulles des prix des actifs.

De toute façon, la monnaie étant basée sur des engagements, trop de
monnaie en circulation laisse
penser que certains de ces engagements
ne sont pas très sûrs, car concernant des débiteurs peu
solvables
(phénomène de
sur-levier)


En fait, sous la coupe de la banque centrale américaine et de l'alibi
"keynésien" ces dernières décennies ont connu une création de
monnaie exubérante censée booster l'économie, mais créant à la
fois d'énormes déséquilibres économiques et une bulle tout aussi
gigantesque de la sphère financière dont les acteurs ont joyeusement
utilisé ce surplus d'argent quasi gratuit, pas toujours de façon pas
toujours honnête et transparente.
D'où la crise financière
et économique mondiale persistant depuis
2007 dont les "subprime" ne furent qu'un épisode.

  • liquidity Pas assez de monnaie peut amener des dommages inverses :
déflation / récession, sous-investissement économique ou krach
financier.

Le mythe du retour aux monnaies d'Etat

(au sens de "créées par les Etats", ce qui irait au dela du simple fait que
chaque Etat impose pour les échanges réalisés sur son territoire le quasi-
monopole d'une monnaie labellisée "officielle", par exemple le dollar US
aux Etats Unis, l'Euro dans 17 pays européens...)

La tentation des Etats de se servir eux-mêmes

Le système de création de monnaie par le crédit bancaire fait que - du
moins
si la politique monétaire mentionnée ci-dessus est adéquate -

le volume de monnaie est
corrélé
d'assez près à l'activité
économique
.
Cela est cohérent avec le fait que la monnaie a pour fonction avant tout
de permettre les échanges économiques.


Certains toutefois, oubliant de sinistres précédents de "cavalerie
monétaire"
se terminant en détroussage des citoyens et désastre
économique,
suggèrent que - plutôt que de laisser le système bancaire
créer la monnaie avec des contreparties économiques - les Etats
devraient l'émettre eux même pour financer ...leur budget.


Créer la monnaie pour soi même,  bravo la carambouille, avec pour
seule garantie un trou budgétaire, voilà qui est "ex-nihilo"
(*)  !
(*) expression signifiant "à partir de rien", souvent attribuée, par
ignorance ou idéologie, à l'activité monétaire des banques par ceux
qui la diabolisent)


Pourquoi en effet se priver si on se prête à soi-même,
avec l'avantage
exorbitant de ne pas payer d'intérêts (*) ?
Pourquoi donc ne pas "faire tourner la planche à billets" comme
l'expression populaire le résumait si bien jadis, et distribuer quelques
friandises, aussi artificiellement créées que périssables, à leurs électeurs
?

Ce serait clairement la porte ouverte à la création artificielle de
monnaie ex nihilo, sans limite, sans véritable valeur,
quasiment
de la verroterie,
car sans contrepartie économique
, sous forme de
titres ou d'écritures ne reposant sur aucun engagement des acteurs
de l'économi
e (i.e: les entreprises et les gens qui produisent les richesses).

Encore que ceux-ci risquent quelques surprises quand ils devront
couvrir la facture finale
des largesses monétaires que l'Etat se sera
accordé à lui-même avec de l'argent qu'en fait
il aura poachvolé à
l'économie du pays.


Voir à ce sujet une analyse sur seigneuriage, banque centrale et Etat

Et en dernier recours?

Est-il bon toutefois qu'une banque centrale soit le "prêteur de dernier
ressort" (= de dernier recours) pour
pompier sauver un Etat au bord
de la déconfiture ?

Peut-être, mais avec le risque qu'une transfusion momentanée
faite face à une crise
se change ensuite en perfusion permanente
évitant à l'Eta
t d'adopter de vrais remèdes, certes plus contraignants.
Sans oublier la détérioration de la valeur de la monnaie qui n'aurait
comme durable contrepartie qu'un trou budgétaire, et non pas des
engagements économiques.

Et du point de vue pratique ?
Une autre chose rend anachronique la création de monnaie par les
gouvernants frappant des pièce et imprimant des billets portant leur
sceau.
C'est que de moins en moins d'opérations se font en espèce,
avec ces images et médailles pieuses. Tant pis pour le fêtichisme !

Mais pourquoi ce rôle des banques ?


Vouloir confier la création de monnaie aux Etats plutôt qu'aux
établissements de crédit, c'est oublier
  • que la monnaie doit être liée aux activités économiques,
Comme cela a été déjà été évoqué par le biais du crédit (et
bien entendu aussi des capitaux propres d'acteurs économiques)
et non pas aux dépenses des Etats.
Cela va notamment de pair avec le fait mentionné plus haut que
la monnaie est une créance sur l'économie.
  • Que la monnaie que les banques créent ne leur appartient pas.
Dans leurs bilans les crédits et placements des banques ont
pour contrepartie essentielle des comptes de dépôts et épargne
de leurs clients
et pour complément, en tant que matelas de
sécurité, les capitaux propres de ces banques.
  • Les fonctions techniques d'outil d'échange
(outils de paiement....),
Les banques les facilitent et sont organisées pour les remplir.
A moins qu'on les en prive, mais alors comment seront affectés les
coûts de gestion des dépôts, transferts, etc. ?

(*) Pour mémoire, rappelons que l'intérêt perçu rémunère le
      service rendu à l'emprunteur en couvrant ses coûts de
      fonctionnement et assure la rémunération de l'épargne, voir
      plus bas.Une légende urbaine voudrait que l'intérêt subi par les
      emprunteurs appauvrirait l'économie. Ce ne serait le cas que
      si les crédits ne participaient pa au développement économique
      et n'étaient pas accordés au vu des perspectives de revenus
       futurs
des emprunteurs.

  • Les fonctions tout aussi techniques
de mesure et de conservation de la valeur,

Pour en revenir aux intérêts ils répondent pour les banques :
  • Au besoin de couvrir les frais de fonctionnement des dépôts
des clients, ce à quoi ne suffit pas, sauf avec de gros dépôts
avec très peu d'écritures, la marge de réemploi de ceux-ci.

  • Celui de rémunérer l'épargne de ces clients
(les banques doivent se "refinancer" auprès d'eux),
  • La nécessité de faire face aux risques de non remboursement et
  • Celle de rentabiliser leur propre capital
(sinon où trouveraient elles des actionnaires ?).
Elles doivent présenter un ratio
capital / dettes suffisant
pour garantir leur propre solvabilité
vis à vis de leurs
clients et des autres banques avec qui elles font des transactions).

Cela dit, comme déjà évoqué plus haut, la gestion bancaire peut aussi avoir
certaines faiblesses et présenter des sources de risques ce qui nécessite une
surveillance de près.

Le mythe opposé: la monnaie entièrement privée

Certains "libertariens" proposent, à l'opposé des étatistes mentionnés plus
haut, 
comme quoi la monnaie peut être source de positions extrèmes,
donc disons le, pas très tenables,
des monnaies totalement privées, émises
par des groupes financiers (voire inventées par quelque informaticien en
transe, comme dans le cas des bitcoins)
Elles finiraient par éliminer de facto les banques centrales restées sous
l'égide d'un ou plusieurs gouvernements,

Hé oui, des monnaies en concurrence les unes avec les autres, peut être
un jour avec des spots publicitaires à la télé.

Seulement voilà, il n'y aurait alors
* ni référentiel commun (étalon monétaire),
* ni supervision commune,
* ni institution de contrôle extérieure officielle,
* ni pôt de réserve commun.


Un peu comme si on mesurait les distances avec des "mètres privés"
indépendents ou la température avec des "degrés privés".

Quant à la chaine d'engagements, à supposer qu'il y en ait une
(elle est absente dans le cas des bitcoins) elle s'arrêterait à l'étage
de ces groupes eux-mêmes, sans autres recours.

Tout au plus y aurait-il
  • éventuellement un "rating" par des agences de notation extérieures
(quelle confiance leur accorder ?),
  • du fait de la concurrence, élimination des moins solides,
au détriment de leurs déposants ou porteurs de billets,
  • donc au final un risque de cartel.

Alors que doit être la banque centrale ?

La banque centrale doit être réellement indépendante à la fois des banques
mais aussi des politiciens, prêts à proposer monts et merveilles mais moins
préoccupés par leur financement et pouvant croire que la banque centrale
ouvrira ses robinets pour eux.
Un alibi "keynésien" depuis longtemps éventé.

Comment les gens auraient-ils confiance dans l'économie s'ils savent qu'ils
devront, ou leurs enfants,
poor casquer pour ces dérives, notamment par
l'inflation, qui n'est qu'un impôt déguisé.

Mais alors comment rendre une banque centrale indépendante
des autres pouvoirs
?
Comment obtenir une adhésion démocratique à cette séparation des
pouvoirs ? Comment organiser cette institution pour qu'elle donne cette
garantie absolue d'indépendance ?

=>
A mon humble avis comme une association ou coopérative
       d'utilisateurs
(déposants et emprunteurs).

Vers une référence monétaire mondiale,
voire une monnaie mondiale ?

La
crise financière et économique mondiale subie depuis quelques années
amène
entre autres de grandes vicissitudes sur le Forex (marché des changes, ou
s'échangent les diverses monnaies) dont les remous dépassent une classique
"volatilité".

Cela affecte même les devises les plus largement utilisées dans les échanges
internationaux
.
Comparez la rubrique "changes" de votre journal habituel à un ou deux
mois d'intervalle.
Un petit coup d'oeil aux montagnes russes des  cours de l'or est également
significatif.
On constate donc actuellement une méfiance croissante envers
les diverses monnaies
, envers aussi les banques commerciales
quiles gèrent et les banques centrales qui supervisent et pilotent
l'ensemble.

C'est un ptoblème gravissime puisque que seule la confiance envers
cette
chaîne d'engagements donne sa valeur à la monnaie, donc si la
confiance
disparait, la valeur aussi.
Se trouve de ce fait notamment posée la question d'instituer, rapidement vu
qu'il
y a le feu et que les références monétaires nationales ont du plomb dans
l'aile,
un
standard monétaire / étalon monétaire piloté au niveau
mondial
.


Voire à plus long terme, mais cela suppose bien plus de conditions préalables,
créer une monnaie commune à tous les citoyens du monde (monnaie mondiale).
=> L'article "Vers une monnaie mondiale" précise cette éventualité.

Au fait qu'est ce qui fait la valeur d'une monnaie ?

Certains diraient qu'une monnaie n'a pas de valeur en soi, ce n'est qu'un
instrument intermédiaire pour échanger des biens et services et mesurer
leur valeur.
On peut en discuter du point de vue sémantique, n'empêche que pour
faire ces échanges et mesures il faut bien que l'instrument utilisé, un
contrat rappelons-le, ait une valeur numérique au sens mathématique
du mot.

Il y a divers facteurs, directs ou indirects qui interviennent dans la valeur
d'une monnaie, avec, en décor de fond, la "confiance" qu'elle inspire.
  • La santé contagiondes débiteurs des banques
qui créent la monnaie scripturale,
  • Donc la santé de l'économie ou des économies dont elle dépend.
  • La santé (solvabilité / liquidité) des banques gèrant les dépôts.
  • La stabilité et santé budgétaire du ou des pays
(où elle est émise même si les Etats ne créent plus directement
la monnaie)
  • L'évolution des prix de la zone qui utilise cette monnaie,
  • Celle des taux d'intérêts appliqués,
  • Bien entendu la quantité de monnaie émise,
  • Et en pratique son cours sur le marché des changes
(Forex / foreign exchange market)
Cela par rapport soit à un étalon commun des monnaies
(cf. chap. ci-dessus sur une référence mondiale) soit aux
autres monnaies.
L'évolution de ce cours repose sur des
raisons
à la fois objectives et subjectives (confiance notamment)
  • En rappelant que le plus grand ennemi d'une monnaie
(également ennemi de l'économie) est le surendettement
public ou privé.

Source et lectures complémentaires

Tiré de la partie "Définitions économiques"
de mon site "Economie / finance comportementale"

 
(sample / échantillon)

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M.a.j. / updated: 04  sept. 2015
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