Sur-levier financier, bye !
Nouveau capitalisme, hello !

Une économie d'initiative 
où l'on risque sa propre cagnotte

Le capitalisme a quelque peu dégénéré dans la financiarisation et l'utilisation
excessive de l'emprunt, ce qui consiste à risquer surtout l'argent des autres.

C'est le phénomène dangereux de levier financier excessif (surlevier).
Il explique notamment la brutalité des crises financières et économiques.

Il semble ainsi facile de diaboliser le capitalisme, alors pourtant que sa
supériorité comme moteur de prospérité reposant sur la libre initiative et
la prise de risque n'est pas à remettre en cause.
Simplement il doit retrouver son éthique fondée sur la mise en jeu par
l'investisseur, même simple épargnant, et par l'entrepreneur, de ses 
propres fonds et de respect des autres parties prenantes

Une alouette de capitaux propres et un cheval de dettes,
curieux pâté financier !

L'effet de levier financier
et ses excès (surlevier)

sous lever Le levier financier est (voir l'exemple plus loin) le montant
d'un investissement rapporté à celui des capitaux
propres (*) qui
contribuent à le financer
Le reste étant financé par emprunts, nous y viendrons.
(*) Apport personnel, (épargne) pour acquisitions individuelles
      (immobilier, véhicules, équipements de la maison)

(*) Pour les entreprises, souscription de capital (là encore issus de
      l'épargne) et bénéfices mis en réserve, l'analyse du bilan permet
      de déterminer cette proportion.
      Le but est normalement d'investir de façon productive. Cela
      permet le développement économique, sauf en cas de
      surinvestissement ou de mauvais choix d'investissement

(*) Recettes fiscales pour les Etats (cela à défaut de bilan comptable
      dans leur cas).
Concernant les objectifs recherchés dans ce dosage, et ses conséquences
économiques et financières, on parle "d'effet de levier".
Chacun sait depuis Archimèdes qu'un levier peur soulever le monde
...mais aussi le laisser retomber s'il glisse ou casse.

calcul Exemples de leviers importants

1) Financer l'achat d'un bien ou d'une entreprise valant 30 avec:

* 10 de capitaux propres apportés par l'acquéreur / les co-acquéreurs
et 20 de dettes (bancaires par exemple) 

donne un levier financier de 30 / 10 = 3.

2)
Acheter une logement valant 100
     avec 20 d'apport personnel (épargne) et 80 de prêt hypothécaire
     donne un levier de 100 / 20 = 5.

Le surlevier

L'excès d'effet de levier (surlevier, une forme de surendettement)
résulte de :
  • Un tout petit montant de capital propre
  • Un montant démesuré d'argent emprunté
  • Face à des perspectives incertaines de gain / risque
On peut appeler cela du "capitalisme sans capital" (voir plus loin),
une astuce consistant à jouer avec l'argent des autres en espérant

  * garder le gain (et bomber le torse en se targant d'avoir créé de la "valeur
     actionnariale") si ça marche
  * ou laisser la perte aux prêteurs si ça casse...
Prenons un exemple plus poussé : si l'actif financé procure 10% de
rendement et la dette coûte 5%, l'investisseur empôche la
différence
.

Si son propre engagement financier sur un projet de 1 million était
de seulement 20%, donc 200k,
    * les prêteurs des 800k obtiennent leurs 40k d'intérêt
    * l'investisseur obtient 100k - 40 k = 60k,
         donc un rendement de 30% sur son investissement de 200k.

Si par contre le rendement de l'actif n'est au final que 4%, le même
calcul montre que l'investisseur ne
gagne pas un kopeck,
mais ne perd rien
.

Et s'il est moins de 4%, l'investisseur obtient un rendement
...négatif,
les prêteurs se payeront en puisant sur son capital.

Cas extrême et pyramide de dettes

Quand cela devient très risk acrobatique et danger risqué

Le cas extrême est bien entendu 0% de fonds propres vs. 100% de dettes,
comme cela s'est vu dans certains financements immobiliers, où l'acquéreur
souvent impécunieux n'avait pas mis d'argent au départ, et ayant conduit
à la crise des subprime.

Mais l'excès peut même commencer avec 20 % de dette s'il s'agit de projets
à haut risque / haute rentabilité qui devraient être normalement financés
totalement par des investisseurs en fonds propres (par exemple des fonds
d'investissement / de capital risque).

La pyramide

Le surlevier peut s'agraver, avec de plus un manque de transparence,
si plusieurs couches de leviers s'accumulent
le long de toute la chaîne
de propriété (dette pyramidale). Par exemple:

* L'actif A (une entreprise...) appartient à l'actif B (une autre
   entreprise...)

* B appartient à son tour à l'actif C, qui appartient à l'actif D,

* Mais B, C et D n'utilisent que 20% de capital pour investir dans
   les autres actifs et 80% de dettes.

=> Le financement de C est ainsi atrocement en "surlevier".

Et les éléments moins visibles ?

D'autres ingrédients, moins visibles que l'endettement direct, peuvent
créer un énorme levier. Il s'agit des dérivés financiers.

Ce sont des instruments très utiles (à la base des outils d'assurance contre
des risques de variations de prix, simplement en les transmettant à d'autres
acteurs qui veulent couvrirle risque inverse, ou a des "traders" prêts à les
assumer, avec une possibilité de bénéfice pour eux.

Mais, s'ils sont mal utilisés, les dérivés donnent ...des dérives financières,
excusez la
pauvreté du jeu de mots, car alors ces
commit engagements créent
une dette potentielle (en cas de forte variation de certains prix) ou indirecte,
pouvant être considérable et difficile à repérer dans les bilans comptables.


Comme vu dans l'article sur les bonus des traders des banques, les banques
doivent rester prudentes
en utilisant ces instruments de marché pour ne
pas mettre en péril non seulement leurs capitaux propres mais aussi l'argent
de leurs déposants.

Les causes ...et pièges du recours au levier

Ce jeu de surlevier peut être dû tout simplement à manque de fonds propres
des porteurs du projet dans lequel ils se lancent.

Mais souvent il a pour cause des travers comportementaux tels que les
frères mentaux appetite cupidité / avidité ou les soeurs neuronales
illusion surconfiance / suroptimisme.

Il peut aussi être favorisé par des politiques des autorités monétaires
censées "keynésiennes", en réalité souvent laxistes car à base de crédit
surabondant et quasi gratuit, poussant à une utilisation abusive par
certains acteur
s, en tant que source d'effets pervers et aléa moral.

Les objectifs ...ou leurres

Ce qui semble alléchant dans le surlevier c'est que quand tout marche
gentiment et que la rentabilité de l'investissement est supérieure au taux
d'intérêt payé sur la dette, cette pratique booste les revenus ou les
gains de l'investisseur.


Si l'actif rapporte 10% et la dette coûte 5%, l'apporteur de capitaux propres
empôche

* non seulement 10% sur sa part
* mais aussi la différence 10 - 5
    soit 5% sur ce qu'on apporté les prêteurs
.

La luckvaleur du bien, vue qu'elle est basée sur ce qu'il rapporte à son
détenteur (voir évaluation financière), en est elle-aussi gonflée.

Les sociétés cotées en bourse usent parfois du procédé pour "créer de la valeur
actionnariale", ce qu'on peut décoder en langage courant par "faire monter le
cours de bourse".

De plus une telle "financiarisation" est (ou était, jusqu'à la dernière crise)
la "vache à lait" d'institutions financières variées agissant en  intermédiaires
de placements à levier contre une commission.

Les pièges

Mais tout grain de sable peut rendre cette pratique ruineuse, rendant
impossible de faire face aux charges de la dette (intérêts et remboursements)
quand les revenus de l'actif ayant été financé par la dette n'y suffisent plus.

La situation empire si cet actif a perdu de la valeur de marché et si sa vente
ne couvrirait plus le montant des prêts en cours.
poor Adieu, veaux vaches et valeur actionnariale!
Le sombre épisode des prêts hypothécaires subprime vient ici à l'esprit.

Cela fait du surlevier l'un des facteurs qui expliquent:

* Au niveau microéconomique,
   bien des faillites individuelles et d'entreprises. Même une personne riche
   ou une entreprise rentable peut subir une crise de liquidity liquidité .

* Au niveau macroéconomique,
  la plupart des crashs financiers.
La crise des subprime fut un exemple de "financiarisation" massive
où une pyramide de dettes cachait un manque de capital propre pour
des achats immobiliers.
De plus, le risque financier était transmis à de nombreux acteurs dans
une chaîne d'effets de levier (par le biais notamment, comme indiqué
plus haut de contrats financiers dérivés).

Quand ce risque de pyramide se concrétise, il se traduit soit par un
naufrage corps et biens, soit au moins par la réduction forcée de
 l'effet de levier
obtenue comme suit:
  • Les acteurs "collés" sur des actifs dépassant leurs moyens les
vendent en catastrophe, ruée vers la sortie, pour rembourser
leur dettes.
  • D'autres disposant de vrais fonds propres achètent ces actifs
à vil prix et/ou apportent des capitaux frais aux entreprises
en ayant besoin (recapitalisation).

Loin d'être la fin du capitalisme on a alors une phase de
"retour au capitalisme".

Dans des cas extrêmes, headoffice  l'Etat est conduit à agir lui-même en 
capitaliste, en acquérant des actifs à bas prix, espérant les vendre plus
tard à meilleur prix, après avoir fait le nettoyage et la recapitalisation.
Quand la dette submerge
le capital et le capitalisme

Fin des appetite repas gratuits,
sortez votre portemonnaie!

Nature pratique et rôle économique du capital

La base juridique du capitalisme est la possibilité de détenir des moyens
de production en propriété privée.
La plupart des entreprises appartiennent alors à des personnes ou groupes
de personnes détenant des titres de propriété, le plus souvent sous
forme de divers instruments financiers dont les plus connus sont les
actions de société
.

La base économique du capitalisme se réfère à un système dans lequel
investissement et prise de risque sont pratiqués par des personnes qui
engagent leur propre argent
(*) en tant que capital propre des
entreprises complété éventuellement de certains financements à long
terme
(**).

(*) détenteurs de patrimoine, simples
saving épargnants souscrivant des
      actions, entrepreneurs faisant des apports personnels, entreprises

      prenant des participations...)

(**) économiquement  et juridiquement classés comme des fonds stables,

        donc une catégorie annexe de capital.
Evitons d'appeler "capital" tous les "capitaux" (autrement
dit tout l'argent qui dort ou circule)


Evitons aussi la confusion marxiste
entre
* le capital,
instrument économique,
*
et le "Capital" avec un C majuscule considéré comme un amas
  
sociologique ("classe") de gras ploutocrates agissant de concert
   pour
contrôler non seulement le capital économique mais aussi
   toute la société
, les organes politiques leur mangeant dans la main.

Enfin il y a lieu de bien situer le rôle du capital par
rapport
aux divers
autres facteurs clés de production et de valeur
économique.

La monétarisation / financiarisation

L'importance de l'épargne longue et du capital propre comme source
financière et moteur économique a été surpassée dans les dernières
décennies par un océan de dettes sous "monétarisées" à court terme
ou à taux variable, cela sous l'influence:
  • D'économistes se disant keynésiens
Ils poussent aux déficits des budgets publics et à une création
monétaire abondante et quasi gratuite. Allant bien plus loin
que Keynes lui-même,
ils prônent cette distribution de sucreries
monétaires et budgétaires, non pas de façon
très occasionnelle,
mais comme politique permanente
. Cet excès d'argent tend à
se retrouver dans la sphère financière (bulles)
  • D'autres économistes de "l'école de Chicago" (Miller-Modigliani), 
Ils ont considéré le capital propre et la dette comme
équivalents dans le financement des entreprises.
  • La vogue croissante de "l'analyse financière quantitative"
Elle est basée sur la "théorie moderne de portefeuille" et la
"théorie des options".

Ces approches
appliquent des lois probabilistes à
l'évolution des prix
de marché et s'intéressent peu aux
données fondamentales,  autrement dit celles liées à la situation,
aux performances et aux perspectives de l'entreprise.

Ces modèles mathématiques  se basent sur l'hypothèse que

*
le risque et l'incertitude
seraient facilement mesurables par
    des probabilités

* celles-ci sont des  paramètres fiables pour la décision
    financière,

* le marché sera toujours liquide pour permettre des
    arbitrages (achats et ventes).


Ces théories ont encouragé la croissance explosive d'opérations
financières et
d'instruments financiers "exotiques" (les marchés de
dérivés financiers par ex.) et des activité buysell de trading par les
banques et d'autres institutions financières, jusqu'à en mettre un
grand nombre en danger.
  • Last but not least, des pratiques monétaires jouant la facilité
autrement dit favorisant la création massive de monnaie,
cela avec des taux d'intérêt quasi gratuits (voire négatifs compte
tenu de l'inflation
.
Elles ont été menées notamment sous la présidence
d'Alan
Greenspan au Federal Reserve Board (banque centrale des
Etats-Unis
),

Et ce fut le règne du cousin Surlevier,
de la cousine Financiarisation
et du neveu Dette souveraine explosive
Le capitalisme, consistant normalement à engager son argent dans
des
projets productifs, fut détourné de sa route pendant au moins deux
décennies par
l'effet de levier et la financiarisation, une façon de
vivre
, jouer et prendre des risques avec l'argent d'autrui.
N'ouvrez pas votre porte monnaie, le patron offre la tournée !

Ce fut cela ce qui a nourri le récent cycle de bulle et krach
(
crise des subprime... puis celle des dettes souveraines).
De nombreux headoffice Etats, notamment les Etats Unis, le Japon
et des pays européens,
sont également entrés dans la danse du
crédit facile
.

Ils ont dépensé
très au delà de leurs ressources fiscales sous prétexte
de relance "keynésienne" (1) en gonflant excessivement leurs emprunts (2)
sur les marchés pour boucher les trous budgétaires (3).

(1) et aussi pour compenser l'érosion de leurs avantages économiques
      (rente de situation) et des revenus, face à des pays émergents
      produisant moins  cher grâce à l'accès de leurs populations aux
      activités productrices.
(2) souvent paradoxalement auprès desdits pays émergents, en excédent
      commercial)
(3) excès de dépense ayant créé les ressources pour l'importation de
      produits de ces pays émergents

Après le crise des subprimes et des banques (qui a impacté aussi les
finances de ces Etats appelés au secours) c'est celle des dettes
souveraines qui reste une menace et celle d'une désintégration
monétaire elle aussi sous-jacente.
Les emprunts d'états, et même les monnaies,
deviennent-il les nouveaux "actifs toxiques" ?
Nouveau capitalisme = retour au capitalisme,
avec supervision mondiale ?

Le "nouveau capitalisme" que semblent souhaiter de nombreux penseurs
et leaders politiques pourait être construit sur quelques notions:
  • "Retour au capitalisme"
Celui-ci est basé sur la prise d'initiatives productives responsables,
ou la la participation financière à celles ci en y risquant son propre
argent (on (parle là d'épargne à risque), donc en acceptant de
réduire le levier ("deleveraging"), de renoncer à un certain "turbo-
capitalisme" et au dopage par la dette.
  • Cela n'exclut pas
    • l'appel aux épargnants prèts à investir dans le capital
(souscription d'actions) et à en accepter le risque dans
l'espoir d'un bon rendement ou de plus-values.

    • le financement à crédit,
  • Mais le gros du risque d'entreprise
est pris par les propriétaires (y compris les épargnants
actionnaires déjà mentionnés).
Et non pas par les prêteurs.

L'information doit être transparente sur l'allocation de la prise
de risque entre
ces deux catégories de fournisseurs de fonds:
propriétaires et prêteurs.


En particulier l'innovation en économie repose sur un
triangle qui associe trois facteurs de production : initiative,
talent (créatif) et capitaux propres.

On notera par ailleurs que des taux d'intérêts trop faibles et
une iquidité
excessive incitent à lancer plutôt des investissements
aventureux / spéculatifs
que des projets économiques biens
conçus, d'où gaspillage / mauvaise
allocation des ressources).

Des différences doivent aussi être faites entre le trading à
court terme (même sur capital propre) et le placement stable
en capital propre
.

Le vote en assemblée générale devrait être réservé aux actionnaires
stables,
sauf peut être en cas de prise de contrôle par de nouveaux
actionnaires, sachant
qu'eux aussi visent à jouer un rôle économique.

Aussi une meilleure
surveillance financière (plutôt que de
nouvelles réglementations bureaucratiques)
au niveau mondial.
La finance est une activité planétaire. 
Elle doit être abordée dans un esprit de
mondialisation démocratique,

Elle ne devrait pas trop reposer sur les Etats-nations qui se laissent
aller facilement
à manipuler la monnaie et la finance pour leur paroisse
au détriment du monde.

Bien sûr, cela n'exlut pas une surveillance spécifique (mais coordonnée)
au niveau
local en complément, afin d'attaquer le problème par les
deux bouts.

Sans oublier les éléments non propres à la structure financière.

Le critère de rentabilité ne peut être le seul pour juger 

de l'efficacité économique d'une entreprise
.
  • Le but premier d'une entreprise est de satisfaire 
marchéles clients.
  • De plus il lui faut une attitude équilibrée envers
son person personnel
Il doit avoir son mot à dire en tant que "partie prenante" de
l'entreprise, et ne doit pas être la principale "variable d'ajustment"
sur qui seraient
reportés tous les aléas (rappelons que le capitalisme suppose
que le risque principal soit supporté par l'investisseur).
Sans pour autant croire à l'utopie d'une pure démocratie d'entreprise.
  • Enfin, un entreprise, sans toutefois muter en organisation caritative
(ce serait même être un abus de pouvoir) reste responsable
de son comportement envers la société toute entière.
Elle ne doit pas gagner son pain au détriment manifeste de telle
ou telle partie de la population (effets pervers / dégats
collatéraux, appelés "externalités négatives" par les
économistes).

Ceci est une application de la théorie du curseur en
économie, visant un équilibre approximatif de 67-33
entre les rôles respectifs des
individus et des institutions
publiques
.

Priorité économique : plus de capital
et de vrais capitalistes

Pour émerger de la récession actuelle et assurer la croissance à long
terme,
de façon dite "durable", les besoins en luckcapital neuf seront
énormes
.
Nous parlons là de "capitalisme avec capital", où les
capitalistes sont respons ables, en y allant mollo sur l'effet de
levier financier qui essaie de faire payer les autres.
Et va en falloir des capitalistes, pour remettre l'économie sur
pieds, financer un développement basé sur le numérique et
le biologique, et maîtriser l'environnement !
Il est crucial d'orienter massivement l'épargne (si elle accepte de façon
consciente à parier sur le développement économique) vers l'apport de
capital stable et productif, et surtout de capital propre, afin de:
* Booster les investissements d'entreprise en général.

* Remplacer la dette excessive
(deleveraging),
   la dette étant un tueuse d'entreprises.

* Financer des projets innovants
(ce qui suppose du capital
   risque et non pas des crédits).

   Il y a sur ce plan une évolution dans la nature du capital
   productif:
le savoir, le talent, l'innovation sont des formes
   "soft" de capital 
devenues des facteurs clés de production et
   de valeur économique.
La confiance devra être totale pour convaincre l'épargnant
d'injecterson argent dan
s l'économie d'une façon "normale", autrement
dit en connaissant les risques pris
.
Cette confiance demande une surveillance mondiale efficace
comme  indiqué plus haut.

Certains argumentent par ailleurs que la rentabilité du capital ne
peut que baisser (rendements décroissants) ce qui condamnerait le
capitalisme.
C'est une position essentiellement idéologique, qui oublie en particulier
le rôle de bulbl'innovation dans la rentabilité.

Et même si la rentabilité se réduisait un peu, grâce à une chasse aux
monopoles, corporatismes et protectionnismes
, des forteressses
prélevant une rente sur les utilisateurs et bloquant les évolutions, on voit
mal pourquoi cela mettrait
en cause le système.
Ne pas confondre capitalisme et féodalisme !

Précision d'actualité (m/réponse sur Yahoo Q/R  le 18. 6.2015)

Tout a été dit sur la financialisation, le surlevier financier, le trading y
comprisà haute fréquence, l'abus des contrats dérivés, les produits
structurés, la banquede l'ombre...

Le plus paradoxal c'est que c'est un héritage keynésien, le culte du
crédit, en collusion avec les autorités publiques puisque le financement
des déficits budgétaires fut comme disent les pompiers "l'accélérateur
d'incendie".

Je crois qu'une autre erreur est apparue qui crée un gros risque : une
surréglementation des banques, au profit des opérations de marché,
donc des fameuses banques de l'ombre; qui rend la finance moins
liquide,donc propice à un nouveau crash

Mais peut-être que comme dit une pub pour lunettes "ça c'était avant",
Peut-être que ces pratiques ne peuvent que s'étouffer elle-mêmes,
qu'on retrouvera le chemin du vrai capital, un facteur de production
absolument essentiel pour l'économie. Hé oui, c'est souvent quand on
parle le plus d'une situation que celle-ci est déjà en train de passer de
mode.

Le capital et le capitalisme vont donc sans doute faire leur rentrée,
grâce notamment à la création de capital par les activités économiques
innovantes.Regardez tout le capital qu'ont créé Apple et Google entre
autres, du capitalayant véritablement une origine et un rôle économique.

Le capitalisme "tilté"

Laissé totalement à lui-même, le capitalisme tend à créer des déséquilibres
économiques et sociaux, d'où la nécessité de contrepouvoirs politiques.
Mais selon un processus (fédéralisme, tirages au sort...) et dans des limites
n'incitant pas trop à la démagogie et au carcan bureaucratique aboutissant
à l'inverse du résultat souhaité.
C'est la notion de "capitalisme tilté", mentionnée également plus haut
comme "théorie du curseur".

Petite remarque sur la situation française
notamment fiscale


Taxer le revenu du capital autant que les autres revenus est une hérésie,
* d'une part parce qu'un investissement comporte un risque de perte
  (sans aucune compensation fiscale)
* et d'autre part que le rendement inclut une part de dépréciation
   monétaire (hausse des prix).

D'un autre côté, pourquoi en matière immobilière, le revenu non
encaissé (loyer théorique de qui possède son
logement) n'est pas
taxé (après déduction des charges propriétaires bien sûr) ?

D'autant que ce placement n'est que moyennement utile à l'économie,
et plutôt vu
comme un refuge ? Il peut même être irresponsable et
finir tragiquement
(bulles immobilières américaine et espagnole)

Revenons au "redressement productif", claironné par nos gouvernants,
comment le faire sans un forte mobilisation du capital ?
Laquelle épongerair d'ailleurs la surabondance de liquidités qui
s'engloutit dans des obligations publiques en favorisant les déficits.
Comment éviter par exemple la thésaurisation dans la niche fiscale
du livret A, et favoriser plutôt les vrais placements à risque dans
l'économie.
Comment aussi attirer, c'est d'ailleurs assez lié, cet autre capital
qu'est le
talent créatif ?

Source et lectures complémentaires

C'est quoi l'économie, la finance, l'économie, les marchés,
la monnaie

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M.a.j. / updated : 22 juillet 2015
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