Yin yang et curseur 67-33 en économie

Le curseur économique entre marché libre
et contraintes publiques


Le Yin et le Yang sont deux principes qui se complètent entre eux,
interagissent, et en même temps s'opposent l'un l'autre.

En économie ils peuvent aider à s'approcher d'un un équilibre, en fait
toujours mouvant dans ce système dynamique qu'est la société, entre
les rôles joués par les individus, les marchés et les institutions publiques.

Un curseur approximativement positionné à 67% de liberté individuelle
et 33% de contrainte par la société pourrait être proche de l'optimum
économique

masks Tout d'abord, c'est quoi Le Yin-Yang

Le Yin et le Yang sont deux principes de philosophie orientale qui
représentent la réalité comme duale autrement dit à deux faces

Cette approche considère que les choses, les situations, les actions
reposent sur l'interaction de deux types de réalités et d'attitudes
(allant des brutales aux douces, d'accord c'est une caricature), lesquels :
* Se complètent / se feeling soutiennent entre eux,

* En même temps
opposite s'opposent l'un l'autre.
=> Cela conduit à un équilibre dynamique dans lequel la position du
        curseur entre leurs deux influences varie sans cesse.

Ces principes peuvent aider dans bien des domaines à mieux comprendre
les situations rencontrées et à prendre des décisions plus adaptées.
Ils apportent des
raisonnements bien plus fertiles que la logique binaire /
exclusive
aristotélienne.

Hé oui, l'héritage d'Aristote a pourri bien des débats en nous
collant une logique intransigeante 
apauvrie, rigide et sans
nuances
, où le oui et le non ne peuvent pas coexister, où tout
ce qui n'est pas 100% vrai est 100% faux.


Une logique sans situations intermédiaires,  pour laquelle
une pomme entamée ne peut être qu'une pomme ou une
non-pomme et basta !

Le Yin Yang par contre a une certaine parenté avec ce qu'on appelle
d
ésormais la logique floue.

masks sous Le Yin-Yang en économie

Sucré-salé au menu de l'auberge économique

Pour en venir à l'économie moderne
, et à une version particulière
du Yin et du Yang, la notion de production en particulier tend à se
dédoubler dans ce qu'on appelle souvent "l'économie post-industrielle".

La part des activités et approches « douces »(Yin), tend à progresser
par rapport à celles qu'on pourrait appeler « dures » (Yang). On a ainsi :
Agriculture, Industrie, Matériels, Compétition, Hiérarchie,
Homme économique.
Services, Savoirs, Logiciels, Coopération, Réseau,
Economie comportementale.

Peut être encore plus important est le besoin d'un équilibre entre les
rôles joués par les individus, les marchés et les institutions
publiques.

Un équilibre bien entendu jamais entièrement réalisé dans ce système
dynamique, donc essentiellement mouvant et évolutif qu'est la
société humaine.
Mais avoir un optimum en tête peut éviter de désastreux excès.

Sans partage harmonieux entre le secteur privé et le secteur public la
situation peut se  révèler extrémement conflictuelle et peu performante.
C'est l'objet de la section ci-dessous

equil dynamic

Capitalisme "tilté" et
"théorie du curseur 67-33"

Faites votre choix !

Mais on peut combiner les plats
!


Toute doctrine poussée à des extrêmes de pureté devient un
fondamentalisme / intégrisme, en réalité très pauvre
Ses oeillères la privent d'adaptabilité aux situations complexes,
mouvantes, incertaines et aux ambiguités des besoins humains
et sociaux.

Les écoles de pensée en présence
On peut illustrer ce travers absolutiste en portant le regard sur les trois
"offres" (ou doctrines) les plus connues dans la boutique de l'économie
normative
:

Le "laissez faire",
Il combine l'utilisation de marchés libres pour les échanges
économiques et du capitalisme qui privilégie la propriété
privée des moyens de production (et donc l'investissement
privé dans ces moyens, notamment à partir de  l'épargne,
ayant pour source un revenu, salaire ou profit non utilisé
pour la consommation immédiate).

Ce système de libre initiative individuelle tire sa force,
s'il
s'applique à doses raisonnables, de son adaptabilité et
efficacité
, sa faculté à multiplier les initiatives et expériences
(en ne gardant que ce qui réussit) pour satisfaire les besoins,
dans un esprit de liberté de choix pour les utilisateurs de
ce qui est produit.

Mais de trop hautes doses laissent un champ trop important
aux comportements excessifs.

Ceux-ci créent des
distortasymm  déséquilibres économiques et des
disparités sociales allant jusqu'à des crises.

Le collectivisme étatique, la théorie opposée (*),
Cette solution alternative, d'apparence généreuse, s'est révélée
en fait un désastre.

Ses moindres travers sont notamment, lorsqu'appliquée de façon
généralisée et exclusive, d'être plus rigide, moins réactive et moins
évolutive (moins d'initiatives et de mécanismes auto correcteurs).
Cela en fait une source
d'inefficacité (manque de productivité...).

Mais le travers principal  étant que,
basée sur la
dependence contrainte
des individus, elle ouvre
la voie à l'oppression totalitaire, au dela du 
simple domaine économique.

Des modèles hybrides particuliers.
Par exemple le système coopératif (unions de producteurs ou
salariés) et mutualiste (unions de consommateurs), une forme
particulière d'initiative privée, présente un réel intérêt.

Mais il a
d'étroites limites. Il ne peut pas couvrir tout l'éventail
des activités économiques d'un pays ou du monde
.

Cependant il montre, disons par cousinage, des pistes positives
vers un fédéralisme économique, une économie en
network réseau
(chose que l'Internet favorise), le développement économique par
la base, sans oublier ...la diffusion gratuite des savoirs par des
auteurs Internet.

Enfin, la naissance de l'économie du partage semble apporter de
nouvelles approches en ce domaine coopératif

Au total, après avoir comparé les travers comportementaux affectant
chaque système, le laissez-faire semble apporter les meilleures, ou disons
les moins mauvaises, garanties pour satisfaire les besoins humains sur le
plan économique et pour, sur le plan sociétal, privilégier la liberté des
personnes.

(*) N'insistons pas sur diverses variantes autocratiques, théocratiques,
      nationalistes ou collectivistes, dont le point commun est de considérer 
      les personnes comme
propriété de l'Etat plutôt que l'Etat propriété
      des personnes.

Attention à leur manie condescendante de regrouper celles-ci sous
l'appelation, vague et
uniformatrice, répétée ad nauseam, de
"peuple".

La programmation neuro-linguistique n'est pas une nouveauté ;-)

Certes on peut distinguer en soi-même :
* la "personne individuelle", avec
sa liberté et ses droits,
* et la "personne sociale" qui contribue à la société et à
   certains devoirs
(voir pouvoir société et individu),
mais l'individu doit garder le contrôle de lui-même, ne pas
devenir un pion.


Alors, OK pour le capitalisme et le laissez faire,

comme option par défaut ?


Pas si vite ! D'autant que nous devons éviter le fondamentalisme
de la solution unique,
comme déjà dit, et aussi la vénération pour
les gadgets à tout faire.
Encore que le capitalisme, vu le temps passé depuis qu'il s'est implanté,
est loin d'être un gadget.

Ou plutôt, ajuster le mieux possible le curseur?

Graduation "libérale-sociale" plutôt que "sociale-libérale" ?

Il serait donc utile de remplacer le débat aristotélien binaire (100% vrai
vs.
100 % faux, comme vu plus haut) et ses travers intégristes qui ont
favorisé certains dogmes)

par une "logique floue" ou la théorie du dialmetercurseur.

Dans les domaines économiques, aussi bien la contrainte sociale que son
opposée la liberté individuelle peuvent devenir de plus en plus excessives,
de moins en moins la solution et de plus en plus le problème.

Il doit y avoir un point d'équilibre qui optimise les deux objectifs.

Cette position du curseur, variable selon les situations, pourrait se situer,
c'est ma petite thèse, aux environs de (ben oui, pas besoin de figer les
choses sur un cran immuable et applicable partout):
Cela correspondrait à un "capitalisme tilté" corrigeant certains de ses
déséquilibres économiques et sociaux.
Sans sombrer dans l'illusion que la réglementation (à distinguer de la
transparence et la vigilance garantissant un état de droit) peut tout
contrôler, ce qui produit un faux confort, une fausse sécurité.

Ce curseur ne doit pas seulement concerner l'organisation économique de
la cité (ce qu'on appelle le niveau macroéconomique), mais aussi s'intégrer
dans la gestion des entreprises (niveau microéconomique, voir l'article
démocratie d'entreprise)
On peut aussi avoir des applications spécialisées du curseur .
Par exemple on peut chercher une position optimum, au cas par
cas, entre le principe d'innovation et le principe de
précaution
,
Elle serait tiltée vers le premier principe et son dynamisme si on ne
veut pas engluer le monde dans l'immobilisme, l'entropie et le déclin.

Cela va plus loin que le domaine économique

Equilibre des droits entre l'homme et la société
Curseur et institutions publiques


C'est un leurre d'appeler démocratique un régime
* qui voit l'homme comme propriété
de la société
* et non la société propriété de l'homme,

même si l'homme peut déléguer à la société certaines de ses
prérogatives

C'est pas seulement en économie, mais plus largement au niveau politque
qu'un équilibre 67-33 en faveur de l'homme semble souhaitable

Au niveau des institutions publiques, elles devraient, pour obtenir un
équilibre de pouvoirs à la Montesquieu
(entre le pouvoir du marché
et le pouvoir politique dans le cas étudié plus haut), être basées sur des
processus démocratiques de désignation et contrôle et sur une
division des pouvoirs.

Ceux-ci peuvent notamment prendre une forme fédérale à divers
niveaux
: local, régional, national, continental, global.

Oui, le fédéralisme appliqué aussi au niveau mondial, pour que la
mondialisation, accusée de tous les maux par les nostalgiques d'un
monde divisé où chacun se réfugie derrière des frontières, trouve
sa pleine expression : une mondialisation démocratique.

Source et lectures complémentaires

Voir C'est quoi l'économie, les marché, la finance...

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M.a.j. / updated : 29 juil. 2015
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